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Sécurité sur les réseaux-cyberciminalité
Première publication : 17 mars 2002, mise en ligne: dimanche 17 mars 2002

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Lionel Jospin
Interview au Nouvel hebdo, 20 décembre 2001

Les Français sont souvent inquiets à l’idée de divulguer leurs coordonnées bancaires en ligne. Nous avons voulu leur inspirer confiance en sécurisant davantage l’utilisation de la carte bancaire sur internet. La loi sur la sécurité quotidienne prévoit ainsi que la responsabilité de l’utilisateur ne peut être engagée en cas de paiement frauduleux à distance sans utilisation physique de la carte.

Jean-Pierre Chevènement
Propositions pour la societé de l’information

Faire face aux activités criminelles en ligne

Le développement des nouvelles technologies entraîne l’apparition de nouvelles formes de criminalité. Par ailleurs ces nouveaux moyens de communication peuvent aussi être utilisés par la criminalité traditionnelle.

Le principal outil utilisable par les services de sécurité pour faire face à la criminalité en ligne est l’exploitation des données de connexion. La durée de conservation d’un an instituée par la loi sur la sécurité quotidienne est adaptée, mais l’accès à ces données ne doit être possible que sous contrôle judiciaire et leur exploitation à des fins commerciales strictement interdite. Par ailleurs, la coopération internationale devra être renforcée de façon à permettre à la justice un accès facilité aux données de connexion stockées auprès d’opérateurs étrangers.

Tout ordinateur connecté en réseau peut potentiellement être piraté ou atteint par des virus ou vers. Ces nuisances sont en progression et vont faire peser des risques non seulement sur les systèmes informatiques considérés individuellement, mais aussi sur le réseau Internet lui-même.

Pour y faire face les moyens de la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DCSSI) et de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) devront être renforcés et une politique active de sensibilisation aux questions de sécurité informatique mise en place.

Vu la structure du réseau Internet, les techniques cryptologiques sont les seules à même de garantir la confidentialité et l’intégrité des échanges de données et la sécurité du réseau. Par exemple la mise en oeuvre de réseaux privés virtuels, l’administration à distances de postes de travail ou l’échange de courriers électroniques authentifiés et confidentiels sont amenés à se développer fortement et reposent sur des techniques cryptologiques. La limitation de l’usage de la cryptologie gêne la sécurisation des réseaux et des échanges de données et ne constitue pas un frein aux utilisations criminelles possibles d’Internet. Il est donc nécessaire de libéraliser l’utilisation de la cryptologie en encadrant toutefois la fourniture de certaines prestations de cryptologie, notamment celles liées à la certification et aux tiers de confiance sur la fiabilité et le sérieux duquel les utilisateurs doivent pouvoir compter.

Renforcer la sécurité des réseaux

Les réseaux de communication sont ce que le réseau routier était à l’Empire romain. Au début des années 90, Winn Schwartau, considéré comme le gourou de la sécurité informatique, évoquait le risque d’un " Pearl Harbor électronique ". La " guerre électronique " n’est pas faite par des canons, mais par des virus informatiques et des " bombes logiques ", capables de bloquer communications et transports, voire de détourner massivement des fonds.
La protection des réseaux doit constituer une priorité, mais elle doit s’accompagner d’un juste équilibre entre nécessaire sécurité et protection des droits de l’Homme.

Noël Mamère
Message aux journees d’Autrans

Après l’échec, prévisible il faut bien l’admettre, de cette nouvelle économie qui n’avait d’ailleurs de nouvelle que le nom, il convient de soutenir et d’encourager à tous les niveaux de la société les pratiques innovantes visant à développer un internet libre, citoyen et solidaire. Pour cela, il devient urgent de rejeter cette suspicion qui plane sans arrêt sur les internautes. Ce sont des citoyens responsables.

Les députés Verts ont été les seuls à voter contre la Loi sur la Sécurité Quotidienne dont nombre de dispositions dont notamment celles sur la cryptographie portent atteintes aux libertés les plus élémentaires au droit à la vie privée et au secret de la correspondance.

Vous savez comme moi : derrière chaque internaute ne se cache pas un petit Ben Laden pédo-nazi en puissance.



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