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Internet et technogies de l’information : enjeux et priorités
LIONEL JOSPIN, INTERVIEW AU NOUVEL HEBDO, 20 DÉCEMBRE 2001
Première publication : 17 mars 2002, mise en ligne: dimanche 17 mars 2002

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Internet est un remarquable outil de communication, d’information et d’échange, ouvert sur le monde. Les Français sont désormais des millions à s’en servir régulièrement, sur leur lieu de travail ou à domicile. Internet transforme le fonctionnement des entreprises et des administrations. Et on compte déjà près de quatre millions de sites internet personnels en France. C’est donc un véritable phénomène de société et je souhaite que tout le monde puisse y prendre part.

En 1997, notre pays était largement à l’écart du mouvement déjà engagé chez nos voisins, en particulier à cause de l’inertie des pouvoirs publics d’alors. La situation était d’autant plus inacceptable que la France est une nation d’excellence technologique.

Grâce à internet, la vie publique a déjà connu de vraies évolutions. Ainsi, les diverses consultations en ligne menées par le gouvernement ont souligné que le réseau peut favoriser une meilleure participation des citoyens au processus de décision. (...) Mais la vie politique, c’est aussi le dynamisme des acteurs sociaux qui s’approprient de mieux en mieux le réseau. Le courrier électronique, par exemple, est un outil précieux d’alerte et de mobilisation citoyenne. Dans de nombreux pays, le réseau est une fenêtre sur le monde pour les militants des libertés confrontés à des régimes répressifs et à des médias censurés.

De nombreux Français ont le sentiment que se connecter coûte cher ...Mais les freins sont surtout culturels, sociaux, voire générationnels. C’est pourquoi nous avons fait de la réduction du fossé numérique notre première priorité.

Tous les résultats obtenus ne sont, à mes yeux, qu’un premier acte. Il faut aller plus loin encore. À l’école, par exemple, il faut renforcer la formation des enseignants à internet et développer l’équipement. Les actions visant à réduire le fossé numérique, notamment dans sa dimension territoriale, doivent être renforcées. La deuxième étape de l’administration électronique, que nous venons d’engager, apportera de nombreux outils pour améliorer le service rendu au public.

Aujourd’hui, j’ai l’ambition que notre pays devienne l’économie numérique la plus dynamique d’Europe. Je suis convaincu que nous pouvons y arriver.

Propositions du Parti socialiste
Décembre 2002

Convaincu de l’importance déterminante pour notre pays de la révolution du numérique, le gouvernement de Lionel JOSPIN a conduit depuis 1997 une politique ambitieuse pour accompagner l’entrée de la France dans la société de l’information. ( Voir Action du gouvernement)

Il s’agit à présent d’aller plus vite et plus loin pour démocratiser l’accès aux réseaux d’information et continuer de moderniser notre pays. S’inscrivant dans la vision des priorités pour l’avenir proposée récemment par Lionel JOSPIN , les socialistes entendent se mobiliser pour favoriser l’accès à l’internet de tous les Français et créer les conditions permettant de faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe.

Favoriser l’accès de tous les Français à l’internet

La société de l’information résulte d’abord d’une informatisation de notre société : l’internet, l’ordinateur, les technologies de l’information sont présents et ont des conséquences dans tous les domaines de la vie sociale et économique.
Les conséquences de la révolution de l’information ne sont pas seulement économiques. Elles touchent à la vie quotidienne : le courrier électronique ou les messages envoyés par téléphone portable font ainsi désormais partie des usages de communication privilégiés d’un nombre croissant de Français. Elles sont civiques et citoyennes : de nouveaux espaces d’expression et parfois de contestation se font jour. Elles sont éducatives et culturelles : désormais, tout le savoir est accessible à tout moment.

Les nouvelles technologies de l’information intéressent les Français au quotidien : l’informatique, le multimédia et l’internet ne sont pas le passe-temps d’une minorité passionnée. 60 % des salariés travaillent avec ou au contact de l’ordinateur. 35 % des foyers disposent d’un ordinateur et plus de 20% d’entre eux sont connectés à l’internet. On recense désormais plus de 16 millions d’internautes de plus de 15 ans. 36 millions de nos concitoyens ont un téléphone portable.

Selon une enquête récente, 43 % des Français disent s’intéresser beaucoup ou assez aux nouvelles technologies. Ils sont 75 % chez les 18-24 ans et 68 % chez les 25-34 ans .

Nos concitoyens accordent une place privilégiée au rôle des pouvoirs publics pour développer les nouvelles technologies et expriment en ce sens des préoccupations concrètes et variées : démocratisation de l’usage, accès sur tout le territoire, éducation et formation, protection de la vie privée mais aussi simplifications administrations ou soutien à l’innovation.

En faisant de l’essor d’une société de l’information solidaire l’une des priorités à l’action du Gouvernement depuis 1997, Lionel JOSPIN a placé la démocratisation de l’usage et de l’accès au cœur du programme d’action gouvernemental pour la société de l’information.

Développer une vie démocratique et des services publics électroniques de proximité

L’internet rend l’expression citoyenne ou associative plus aisée, plus rapide, moins coûteuse. Des campagnes récentes sont ainsi nées sur le réseau et ont connu un retentissement important grâce à lui. Internet permet l’exercice d’une citoyenneté renouvelée.L’internet fait chuter le coût de l’expression politique et de la communication publique en général, en permettant une formidable démocratisation du pouvoir de publier et de diffuser ses idées. Il amplifie les capacités de mobilisation de la société civile. Il favorise la revitalisation du débat public et permet de nouvelles formes de dialogue favorables à la vie démocratique et à l’activité associative. En rendant possible un débat public plus documenté et des citoyens mieux informés, l’internet favorise concrètement une démocratie plus transparente.

La dématérialisation des démarches administratives permettra d’offrir un meilleur service aux usages pour un moindre coût. L’administration électronique permet un service accessible en permanence et partout. Le parti socialiste adhère à l’objectif formulé par le gouvernement de proposer en ligne, d’ici 2005, l’ensemble des démarches administratives avec des orientations de simplifications claires pour l’usager, particulier comme administration : que l’on puisse, si on le souhaite, connaître, préparer et effectuer en ligne ses procédures administratives ; que l’on puisse suivre ses dossiers et conserver, sous forme dématérialisée, les documents résultant des démarches administratives.

Dans la vie professionnelle, l’essor des technologies de l’information, à travers l’informatisation croissante des modes de production et d’échange, entraîne des bouleversements profonds des conditions de travail qui appellent de nouveaux équilibres et des garanties adaptées pour la protection des " travailleurs du numérique ".

Aménagement du territoire : le nouveau défi de l’égalité d’accès aux réseaux numériques

L’accès pour tous est un enjeu majeur du développement d’une société de l’information solidaire. Le parti socialiste adhère pleinement à l’objectif fixé par le gouvernement : la disponibilité d’une offre de connexion moyenne à 2 mégabits par seconde, à un coût abordable sur l’ensemble du territoire d’ici 2005.

Or, laissé à la seule dynamique du marché, l’essor du haut débit conduirait, à cette échéance, à exclure plus du quart de la population.
Les cinq prochaines années seront décisives en ce sens et la question de l’aménagement numérique du territoire sera, de façon concrète, l’une des priorités des socialistes pour faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe en permettant l’accès de tous à l’internet.

Faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe

Les secteurs des technologies de l’information, informatique, télécommunications, audiovisuel, multimédia, constituent désormais les secteurs les plus déterminants pour la croissance et l’innovation technologique des économies développées. Depuis 1997, les socialistes, autour de Lionel Jospin, ont fait du soutien à la dynamique de ces secteurs et à leurs acteurs, une priorité.

La fusion de l’information et de l’informatique permet des gains de productivité sans précédent. Le nouvel environnement économique recourt davantage au travail qualifié. Elle valorise la connaissance et l’initiative. Elle exige un renouvellement accru des compétences. La production matérielle des marchandises continue de jouer un rôle de premier plan. Mais l’essentiel des emplois se situe désormais en amont et en aval de la production, dans les services aux entreprises et surtout aux personnes.

Contrairement à d’autres révolutions technologiques, telles que celles des biotechnologies, les technologies de l’information affectent tous les segments de l’activité économique. Leurs usages se diffusent progressivement, avec des modalités diverses, dans tous les secteurs de l’économie nationale.

Ainsi, au-delà des secteurs des technologies de l’information, qui représentent déjà plus de 5% de notre PIB, la révolution des technologies numériques bouleverse les modes de conception, de production, de diffusion et d’échange dans l’ensemble des secteurs de notre économie, amenant l’émergence d’un système économique marqué par une informatisation et un recours généralisé aux réseaux électroniques, l’économie numérique.

La France compte parmi ses entreprises quelques-uns des fleurons de l’industrie des technologies de l’information (...)

Pour les années qui viennent, les principaux blocages levés et le rattrapage engagé, Lionel Jospin a fixé un cap auquel souscrivent les socialistes : " devenir l’économie numérique la plus dynamique d’Europe ".

Cet objectif n’est pas hors d’atteinte. En effet, la persistance de certains retards par rapport à la moyenne européenne, comme le taux d’équipement des ménages en micro-ordinateurs et en accès à l’internet, en cours de rattrapage, ne doit pas faire oublier que la France dispose de l’un des tissus d’entreprises et de structures de recherche et d’innovation dans les technologies de l’information parmi les plus riches d’Europe.

Jacques Chirac
Interview Journal du Net

Je veux porter le projet d’une "France numérique", profondément modernisée, autour de trois priorités :

- l’accès de tous les Français à l’Internet à haut débit et la poursuite de la baisse des tarifs de l’Internet ;
- un plan national d’équipement en ordinateurs pour les foyers, les écoles et les universités ;
- la primauté donnée dans la recherche française et européenne aux technologies de l’information, au même titre que les sciences du vivant et de l’environnement.

Si "l’euphorie internet" est un peu retombée, je persiste à croire que l’appropriation des technologies de l’information représente un défi majeur à relever pour notre pays dans les cinq années à venir. L’enjeu est économique, mais aussi culturel. Mon intérêt pour cette question n’a pas diminué. Au contraire, je crois qu’il y a désormais urgence à agir.

Les technologies de l’information peuvent nous apporter des bienfaits dans presque tous les domaines de la vie quotidienne. La communication, évidemment qui ne cesse de se développer, quelles que soient les distances. La santé aussi : soigner à distance, dans les meilleures conditions, c’est désormais possible. L’accès au savoir et à la culture : l’ordinateur communiquant devient l’encyclopédie universelle du XXIe siècle.

La France et l’Europe, la France en Europe, peuvent et doivent en faire leur domaine d’excellence. Nos équipes de chercheurs, nos entrepreneurs, nos travailleurs qualifiés sont nos premiers atouts. Nous avons les moyens, ensemble, de faire des nouvelles technologies une chance économique, mais également un moteur de coopération, un projet d’unité. Le développement de ces projets de recherche nécessite que nous travaillions ensemble : public et privé, pays voisins en Europe.

Ceci est d’autant plus légitime que nous sommes porteurs d’un message : la conciliation de l’avancée du progrès et du respect de l’homme. Les nouvelles technologies, quel que soit leur domaine d’application, posent des questions éthiques : du respect de la vie privée à la protection intellectuelle et artistique, des limites à apporter à la liberté d’expression. Je suis convaincu que l’Europe est porteuse d’une réponse originale à ces questions.

Parce que je crois que le progrès de la science n’a de sens que s’il se fait dans le respect et même l’approfondissement de la démocratie, l’Europe doit s’engager pleinement dans la voie de cette conciliation au niveau international.

L’internet est un outil de ce qu’on appelle "la démocratie d’opinion". Il permet à chaque instant au responsable politique de connaître l’opinion de ses administrés en ligne. C’est à la fois une chance et une menace pour la vie politique. Une chance, car cela permet aux citoyens de mieux faire entendre leurs points de vue, et de participer davantage au débat démocratique en dehors des échéances électorales. Quand l’internet se sera vraiment démocratisé, les citoyens pèseront davantage qu’auparavant dans la vie politique française. Mais l’internet peut aussi constituer une menace car un responsable politique doit privilégier la recherche de l’intérêt général du pays, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers des Français. Cela signifie qu’un homme d’Etat doit parfois prendre des décisions très impopulaires, pour le bien de la Nation qu’il gouverne. (...) Aujourd’hui, l’internet, en permettant à toutes les communautés de manifester massivement et en temps réel leur désaccord à une décision politique, risque d’émousser le courage des hommes politiques. Une démocratie des lobbies apparaîtrait, dérive perverse de la démocratie d’opinion. C’est pour cela que l’indépendance d’esprit et le courage seront, plus que jamais à l’avenir, deux qualités primordiales des responsables politiques.

L’internet est un réseau sans frontière qui permet d’informer le monde entier de tout ce qui se passe dans les zones les plus isolées et les plus fermées. Un simple mail permet aujourd’hui de dénoncer les exactions de n’importe quelle dictature, et de passer outre la censure de la presse. Le web est devenu un outil au service de la protection des libertés. Dans les démocraties, l’internet se révèle d’abord un outil de communication politique. Il permet le débat démocratique.

Nous avons déjà des autorités publiques en charge du contrôle des contenus sur l’internet : la CNIL pour tout ce qui concerne la protection de la vie privée et des données personnelles, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour les contenus. Je ne suis pas favorable à une multiplication des autorités administratives, je crois qu’il faut une cohérence dans le suivi de l’ensemble des médias. Quant à la création d’un ministère dédié aux technologies de l’information, pourquoi pas ? Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est que ces technologies fassent l’objet d’une véritable priorité politique et budgétaire pour le prochain gouvernement.

Jean-Pierre Chevènement
Propositions pour la societe de l’information

Au croisement de l’Internet, de la téléphonie et de la télévision, la révolution technologique actuelle des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) représente un formidable progrès de l’humanité et une chance pour la France.
Les premières illusions déjà dissipées, nos concitoyens voient Internet prendre place concrètement dans leur vie quotidienne et les nouvelles technologies constituer un nouveau modus operandi qui modifient les relations au travail, à la consommation, à la culture et aux loisirs. L’accès direct à l’information, la facilité inégalée de publication et de communication vont, avec le temps, transformer en profondeur le pays.

Les technologies de l’information et de la communication représentent assurément un des moteurs de la croissance et un gisement d’emplois, une fois terminé l’assainissement financier du secteur déclenché par l’éclatement de la bulle spéculative des " start-ups ". Elles permettront aussi d’accroître la compétitivité de notre économie en général et constituent une opportunité qui ne se représentera pas de modernisation en profondeur de nos administrations.

Il appartient à l’Etat d’encourager et d’accompagner leur développement par une politique publique volontariste. L’Etat doit permettre un accès de tous aux nouvelles technologies, qui risqueraient sinon de devenir une source supplémentaire d’inégalités. Il doit également s’assurer du déploiement des réseaux dans le pays, enjeu majeur d’aménagement du territoire, et mettre en oeuvre une véritable politique industrielle appuyée par un effort de recherche.

Internet et les nouvelles technologies ne constituent pas un espace à part et toutes ces innovations doivent naturellement intégrer pleinement l’esprit de notre tradition juridique, tant pour le respect de la vie privée que pour la législation sociale.

François Bayrou
Accélérer l’entrée de la France dans la société de l’information

Le prochain quinquennat doit donner un nouvel élan à l’entrée de la France dans la Société de l’Information. Cette impulsion doit être partagée par tous les acteurs, politiques, sociaux et économiques pour nous permettre de franchir le cap d’une nation moderne.

Il en va de la Société de l’Information comme de l’électrification de notre pays. (....)

Au cours du prochain quinquennat, la barre du milliard d’Internautes devrait être franchi dans le monde et la France pourrait dépasser les 35 millions d’Internautes.

La Révolution technologique est aussi importante, pour ce début de 21ème siècle, que le fut la Révolution industrielle au siècle précédent. Toutes les révolutions économiques ont été accompagnées par l’Etat. Il est de son rôle, et de son devoir pour les générations futures et pour mieux préparer la France à affronter les défis de demain, de démocratiser l’accès aux réseaux.

Créer un Ministère de la Société de l’Information.

Depuis 5 ans se sont multipliés les missions, conseils, autorités et autres organes de réflexion ou de co-régulation, dans le domaine des Technologies de l’Information. Il a manqué une réelle coordination dans la politique de la France, alors qu’elle mérite un soutien appuyé et une attention permanente de la part des responsables politiques.

Noel Mamère
Pour un internet libre, citoyen et solidaire

Après l’échec cuisant de la Nouvelle Economie qui croyait faire d’Internet un gigantesque supermarché virtuel et qui a failli entraîner l’économie mondiale dans une faillite sans pLe potentiel contenu dans les Nouvelles Technologies,récédent, l’heure est à le réflexion sur l’usage des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et sur leur appropriation par le plus grand nombre au service de l’intérêt général et du bien commun de l’Humanité.

L’illusion de la "Net Economy" n’est pourtant pas encore dissipée. Gouvernements et entreprises tentent, aujourd’hui encore, d’asseoir leur domination sur cet outil à travers des dispositifs techniques et législatifs visant à marchandiser à outrance le savoir et la connaissance et à se servir d’Internet comme d’un outil de surveillance et de contrôle des citoyens. L’exemple du brevetage du logiciel en Europe est un exemple parmi tant d’autres de cette volonté qui, d’un point de vue social, économique et culturel, peut se révéler suicidaire à très court terme. Enfermer la connaissance dans une logique de marché et de concurrence, c’est contribuer à nier l’essence même du savoir qui s’inscrit dans une logique d’accumulation, de partage et d’échange.

Le potentiel contenu dans les Nouvelles technologies, certaines pratiques alternatives et expériences innovantes montrent qu’à condition d’être accessible à tous, Internet est un média au sens fort du terme. Malgré tous les travers que peut receler le réseau et qu’il convient de combattre sans angélisme et sans concession, Internet permet aussi de relier les êtres humains, de mettre en partage leurs aspirations, leurs expériences, leur intelligence, leur vision du présent et de l’avenir. Internet, en reposant aujourd’hui la question même du savoir, de la connaissance et de la création au cœur de la société, amène à reconsidérer l’ensemble des catégories traditionnelles de l’économie : la richesse, la marchandise et le marché, et à réfléchir à de nouvelles valeurs liées à des pratiques plus solidaires, plus éthiques, plus respectueuses de l’environnement. Par une volonté forte d’appropriation sociale, les Nouvelles Technologies peuvent être un de ces outils dont la société mondiale a besoin pour promouvoir une conception émancipatrice et participative de la démocratie.


Lionel Jospin (Nouvel Hebdo)
Jacques Chirac (Journal du net)Jean Pierre Chevenement (Propositions)
François Bayrou
Noêl Mamère


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