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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Législatives 2002 > Le premier tour des législatives 2002 > Débat temps réels : Législatives et nouvelle cohabitation ? | |
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Première publication : 28 avril 2002, mise en ligne: dimanche 28 avril 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Aux chefs de jouer ... vite. On arrête les frais ... Ce qui s’est passé est normal ... C’est dans les gènes du système. Alors on se calme, et on travaille pour les législatives, qui sont loin d’être perdues. Mais maintenant, on joue la coopération avec toutes les composantes de la majorité plurielle. On met le bilan en avant ... car toutes les composantes ont a perdre dans les dissensions. J’espère que la gauche, et pas seulement les socialistes, saura trouver les mots pour faire revenir Jospin sur sa décision. C’est un grand homme d’Etat, qui n’a jamais démérité. Je souscris pleinement au fait que la sanction ne visait nullement l’homme. Je pense même qu’il n’y a pas eu sanction, mais maldonne ... un trou dans la constitution, prévue pour l’autoritarisme, et qui ne prévoyait nullement de permettre les expressions multiples, qui sont pourtant le fondement de la démocratie. C’est la constitution, faite pour un homme et une situation, qui a une fois de plus montré sa faiblesse. C’est une construction intellectuelle dont les hypothèses ne correspondent nullement à la réalité de sa mise en oeuvre par les électeurs. Mais, pour le moment, elle est ce qu’elle est, et en discuter peut être remis à plus tard, doit être remis à plus tard. Nous avons 6 semaines pour éponger le lait, ramasser les morceaux du pot, et repartir sur une bonne base. Six semaines ... c’est court, mais c’est aussi long.Tout va dépendre des troupes, mais aussi des états-majors. Je sais que les troupes seront à la hauteur. Aux chefs de jouer ... vite. BL Deux semaines L’ensemble de la gauche dispose désormais de deux semaines pour mettre en place une stratégie unitaire pour les semaines à venir. Tout cela se négociera sans doute au plan national, mais le local a aussi son rôle à jouer. Circonscription par circonscription, en fonction de l’état des forces, en fonction des candidats présents, des stratégies adaptées sont à concevoir. Dans mon canton, le duel droite/extrême-droite on connaît. Les débats " faut-il voter pour le candidat de droite au second tour pour minimiser l’importance de l’extrême-droite " ont déjà eu lieu et n’ont jamais été tranchés. Aux dernières cantonales - pour la première fois depuis longtemps - le candidat socialiste était au second tour et la gauche plurielle était mathématiquement gagnante. Mais les Verts n’ont pas appelé à voter pour le candidat de gauche et la droite est passée. Il nous faudra régler aussi ces passifs-là. JB Battons-nous, mais n’espérons pas trop des législatives. Je crois que nous n’aurions qu’une manière de gagner : profiter de la multiplication des triangulaires avec le FN. Cette manière-là serait insupportable, et elle nous garantirait en 2007 (ou avant) un Gollnisch à 25%. Nous ne pouvons chercher qu’une victoire choisie par les électeurs, et non une victoire tactique. Mais il y a fort peu de chances que nous obtenions une telle victoire : en quel honneur ? Pourquoi susciterions-nous maintenant une réelle adhésion ? Qu’aurons-nous appris et changé d’ici au 16 juin ? En quoi aurons-nous répondu au rejet qui s’est manifesté, avec qui y aurons-nous répondu ? Pédagogie et écoute Nous avons 50 jours pour faire passer le message : non la France n’est pas en déclin, oui il y’a des problemes, oui tout n’a pas été parfait pendant 5 ans, mais beaucoup de choses ont été commencées et elles sont prometteuses : pedagogie et écoute. RVA Les législatives troisième tour ? Honnêtement, je suis partagé aujourd’hui entre le souci de permettre à nos députés de garder leur siège, et celui d’éviter à tout prix un nouvelle cohabitation délétère. Ne vaudrait-il pas mieux que Chirac aie les moyens de gouverner, pour qu’enfin les choses soient claires et qu’on en finisse avec cette rangaine du peu de différences entre la gauche et la droite. Surtout que je pense aujourd’hui que la France est difficilement gouvernable par la gauche. C’est un pays qui ressemble plus aujourd’hui à l’addition de conservatismes et d’égoîsmes catégoriels. Une vraie société bloquée. Regardez comme des réformes généreuses et ambitieuses, et donc risquées, ont été tiédement accueillies dans les rangs même de la gauche : les 35 heures, la couverture maladie universelle, les emplois-jeunes, l’allocation autonomie pour les personnes âgées, etc. Et de l’autre côté, les chasseurs qui ne veulent entendre parler de que leurs dates de chasse ; les médecins qui ne parlent que de leurs honoraires ; les douaniers qui veulent leur prime ; les cheminots qui bloquent tout à la moindre humeur ; les enseignants uniquement d’accord pour ne rien changer... Et puis, la gauche est trop déséquilibrée. Signes d’espoir Malgré le coup sur la tête que nous avons pris dimanche soir, de nombreux signes d’espoir pour la suite nous sont apportés tous les jours. J’ai entendu qu’à Paris, depuis dimanche, deux mille (2000) nouvelles adhésions avaient été enregistrées au Parti Socialiste (une confirmation ?). Dans les Yvelines, on m’a dit qu’une cinquantaine de demandes d’adhésions est arrivée directement à la fédération (sans compter les adhésions dans les sections). La droite, qui n’a toujours rien compris, a déja oublié qu’il avait un deuxième tour et prépare son futur gouvernement en étant divisée. Les études ne manqueront pas de mesurer au soir du 5 mai la proportion des voix de gauche et des voix de droite dans le décompte des bulletins Chirac. Une large défaite de Lepen avec un apport franc et massif des voix de gauche préparerait très favorablement les législatives. Avec quel programme ? C’est une autre question à laquelle il faudra répondre vite . DC Un choix clair Pas de coalition, c’est évident. Savoir proposer aux français un choix clair, c’est-à-dire bannir la cohabitation de nos moeurs politiques. Laisser Chirac se fabriquer sa majorité parlementaire de droite, le laisser gouverner à droite pendant 5 ans, s’opposer normalement, et en 2007, le choix sera net. L’erreur serait de tenter une nouvelle cohabitation, personne n’en sortirait correctement. JD Retour au terrain Si les socialistes (dont je suis) continuent d’avoir à leur tête des leaders entourés de cuistres et de techno suffisants qui voient la réalité de la société française comme une note de synthèse, on est mal barré. Faire du terrain, certes, mais du vrai terrain. Ne pas débouler en 607 dans une cité pour pratiquer de la démagogie ou de la fausse empathie. Ne pas croire qu’une fois passé quelque part, l’affaire est reglée par un exercice de communication. Il faut laisser des traces, de vrais engagements derrière soi. Les électeurs ne sont plus dupes de ces manèges électoraux. Beaucoup plus intelligents et imaginatifs que ne le supposent les cuistres du pouvoir, ils ne dédaignent pas parler de politique (au sens grec et plus large du terme) dés lors qu’ils ne sentent pas instrumentalisés. Les abstentionnistes ne sont pas forcément des gens qui regimbent à la politique. Ils n’en perçoivent plus l’intérêt (" c’est l’économie qui décide de tout ") ou ne font plus le lien entre leur vote et une croissance économique dont ils restent déséspérement sur le quai. GT Candidature unique de la gauche Ce qui est fait est fait. Aux législatives , on peut éviter un raz de marée à droite que si la gauche affirme des options compréhensibles par tout le monde, et notamment les électeurs. • Candidature unique de la gauche, des verts, du Pc, du MDC dans toutes les circonscriptions. En face, il est évident que l’Union en mouvement va faire l’union en déménageant à droite toute et derriere Chirac comme un seul homme. Il est donc nécessaire que le minimum de candidats de gauche par circonscription s’affrontent. Dans une triangulaire, (si je me souviens bien) avec les abstentions vraisemblables, le troisième candidat peut trés bien ne pas pouvoir se maintenir au second tour. L’idée de la diversité est une belle idée démocratique, mais dans un cas ou la démocratie est en danger, il faut préserver l’essentiel. Evitons les duels Droite/Extrême droite. A ce titre, il me semble que le lobbying auprès d’amis, de camarades, de décideurs PS, PC, MDC, VERTS en faveur d’une vision de candidature unique de la gauche par circonscription est nécessaire. La position de J-P. Chevènement qui veut capitaliser son résultat est une erreur pour la République. Sa place est de nouveau au PS. Comment ne pas le voir ? Unis dans le respect des diversités Chevenement qui ne sort pas grandi de ce qui s’est passé et ne constitue pas un recours. Se contenterait-il d’être un appoint ces prochaines semaines que ce serait déjà bien. Par contre, une fraction de son électorat (quelle proportion ?) est de gauche qu’il ne faut pas laisser orpheline. Jusqu’au 5 mai la priorité opérationnelle absolue est de pouvoir compter les Républicains au soir du deuxième tour et que tous nos efforts doivent être axés à mobiliser l’électorat. On ne peut cependant pas attendre le 5 mai pour discuter, au moins entre nous, des législatives. Je souscris à l’idée exprimée par Noël Mamère d’un rassemblement de la gauche plurielle et des trotskistes de Besancenot pour les législatives sous l’égide du PS (Noël Mamère voit les Verts comme parti pivot ce qui est de bonne guerre mais pas réaliste car une partie de l’électorat de Jean Saint Josse est de gauche, or cet électorat peut faire la différence dans nombre de communes rurales qui contre toute attente se sont exprimées en faveur de Le Pen). Il faut se présenter unis dans le respect des diversités et c’est possible si on se donne pour objectif premier d’être concret et pratique. Car l’enjeu réel de ces prochaines semaines, c’est bien de ramener dans la gauche républicaine les quelques 3 à 4 millions de voix qui lui ont manqué dimanche dernier et dont une partie a grossi les rangs de Le Pen (voir le Nord Pas de Calais) et l’autre hésite. C’est du travail terrain et c’est pourquoi les sensibilités Besancenot, Mamère, MG Buffet sont importantes pour crédibiliser le discours de la gauche dans certains milieux. PC Cessons d’avoir honte d’être nous mêmes. Le Pen ne gagnera pas cette élection. Ce sera donc Chirac et à la droite de constituer le gouvernement le 6 mai n’est-ce pas ? Sarkozy sera à Matignon. Il y est déjà. Et le 6 juin ? Chirac sera obligé de nommer François Hollande Premier Ministre pour répondre à la déferlante " vague rose " à l’Assemblée Nationale. Qu’il se tienne prêt. Il en a très largement l’étoffe et la compétence. Ensuite, que Chirac démissionne ou qu’il cohabite, cela lui appartient. Nous assumerons les responsabilités qui nous auront été confiées une nouvelle fois et qui ont bien failli l’être avec la présidentielle, sans toutes ces académies en vacances et trop de candidats " de gauche ". C’est un scénario jouable à condition de savoir enfin communiquer comme il faut, sans honte et sans regrets : bilan Jospin contre bilans Balladur-Juppé, projet Hollande contre projets Sarkozy-Le Pen. Et, puisque Chirac sera devenu un peu aussi notre Président, dès lors que nous aurons massivement voté pour lui, il nous faudra le contrôler, le rappeler sans cesse à l’ordre, le protéger de ses " amis " ravis de l’extrême droite -Pasqua, Sarkozy...-. Quant aux triangulaires, ce sera une affaire entre la droite et l’extrême-droite, n’en faisons pas d’avance la nôtre comme si nous en étions les organisateurs ! Il faudra rappeler que sans les signatures de dernière minute de maires RPR de l’est de la France Le Pen n’aurait peut-être pas été candidat. Il faudra cesser de se faire insulter sans réagir lorsque par exemple le porte parole de Chirac ose envoyer que " c’est le fils illégitime de Mitterrand -Le Pen- qui a fait perdre son fils légitime " ! Et de grâce, oui, arrêtons avec ces " plus à gauche " et " moins au centre " incantatoires, stériles, inutiles, blessants, et sans autres lendemains que ceux de la droite la plus dure alliée à la droite la plus extrême.MB Socialistes et radicaux J’ai un rêve. Que les radicaux et les socialistes se retrouvent et fondent une grande formation de gauche humaniste et progressiste. C’est d’ailleurs le souhait de la plupart des dirigeants radicaux. Et pourtant on n’en prend pas le chemin.....Malgré l’accord PRG-PS qui ne nous réservait déjà que quelques circonscriptions très difficiles, les " exceptions " aux investitures se multiplient. L’humanisme radical a du mal à trouver sa place. Il est tout à fait clair que toutes les circonscriptions qui avaient été réservées au MDC vont avoir un concurrent socialiste (et c’est tout à fait normal) mais en avez-vous proposé au moins UNE au PRG. Je ne le crois pas....La logique " il faut sauver les meubles " réveille les bas instincts. BP La perspective d’une deuxième cohabitation ne m’enchante pas. Je le dis tout net : je ne la souhaite pas : la cohabitation met clairement la République en danger. Or je mets la République au dessus de mes convictions. Nous avons 3 solutions politiques : 1. Chirac a sa majorité. Je dirais tant mieux pour la République et dommage pour la France et les Français. Mais il s’en remettront, c’est 5 ans à tirer. 2. La majorité est à gauche et la gauche gouverne : Tant mieux pour la France et les Français, dommage, voire grand danger pour la République. On n’est pas sûr de s’en tirer dans 5 ans. 3. La majorité est à gauche et la gauche refuse la cohabitation : crise politique, blocage institutionnel, une dissolution et éventuellement une démission du président de la république. C’est l’aventure, c’est la 6ème république. Qui aura ce courage ?... JD La cohabitation n’est pas une bonne chose. Mais nous savons tous que Chirac sera elu par defaut, alors que la droite classique a perdu 4 million d’electeurs bien que Chirac ait été dans la confortable position de celui qui n’a commis aucune erreur car il n’avait rien a faire. Chirac, quelque soit le vote, n’aura aucune legitimité (et c’est la une erreur profonde des auteurs de la constitution). Et cela est en soi plus dangereux pour la republique et la paix civile que la cohabitation ne l’est pour le bon fonctionnement des institutions. JD Cinq ans a tirer, ce n’est pas rien, a une epoque ou se dessine le visage de la societe de demain Le parlement issu des legislatives aura lui une pleine legitimite. Si ce parlement est un parlement de gauche, alors ce devrait etre a Chirac de se demettre, comme il aurait d’ailleurs du le faire en 1977. Comme Jospin l’a fait, avec bien moins de raisons, dimanche dernier. Cinq ans a tirer, ce n’est pas rien, a une epoque ou se dessine le visage de la societe de demain, alors que l’on aura a negocier la nouvelle constitution europeenne. C’est un enorme risque dans notre societe en pleine mutation. C’est un exemple lamentable pour les autres pays, qui peuvent etre influence dans leurs propres elections par ce qui se passe en France. C’est faire grandir notre jeunesse sous la presidence incontestée d’un homme dont ils sauront que c’est un menteur et un voleur. C’est aussi peut-etre faire le lit futur de l’extreme droite, en deconsiderant le processus democratique ... comme Chirac l’a deja largement fait pour cette election. Envisager de ne pas voter pour eviter une cohabitation, c’est stupide et irresponsable. Si la cohabitation est nefaste, il faut changer la constitution. Mais ce n’est pas a nous d’abandonner nos droits une deuxieme fois, apres les avoir perdus une premiere fois pour des raisons techniques. Si la cohabitation est nefaste, c’est a ceux qui se reclament (indument) de l’heritage du General de Gaulle de respecter l’esprit de cette constitution en sachant se demettre, comme l’avait fait De Gaulle lui-meme, pour bien moins que cela. BL Tectonique des claques On ne peut pas accepter la théorie de l’alternance nécessaire pour que les français se rappellent ce qu’est la droite. C’est irresponsable ....car des français souffrent tous les jours de leurs conditions de vie. Arrêtons la tectonique des claques entre le PRG et le PS et construisons cette nouvelle gauche que les français attendent depuis si longtemps. BP Il ne faudrait pas se tromper une fois encore dans les priorités fait passer la santé du pays avant celle d’un de ses partis - fut-il celui dont je me sens le plus proche. L’alternance est un signe de bonne santé démocratique. La solidarité républicaine en est une autre. Il est un moment où il faut se donner des priorités, et savoir vivre avec, savoir assumer sa maturité. Continuer à dire que l’on va voter pour SuperMenteur plutôt que pour SuperFacho est un comportement imbécile. L’unité nationale dépend moins de ceux qui ont gagné que de ceux qui ont fait le choix de ne pas considérer avoir perdu : il ne s’agit pas tant de la constitution d’un gouvernement d’unité nationale que d’une démarche de soutien au projet fondamental qui nous a tous réuni à l’origine. Il s’agit aussi d’une certaine idée de la dignité. Il est sot et peu productif - et peu responsable aussi - d’aller à la solidarité républicaine en marche arrière. Pour ma part, je pensais qu’il s’agissait là du bon sens, je découvre que, chez mes petits et grands camarades, la partialité droite-gauche prime sur la sauvegarde, non républicaine, mais tout simplement démocratique. En ces temps où l’orage gronde, il ne faudrait pas se tromper une fois encore dans les priorités, et avoir nos réflexions mélangées par nos peines tant réelles. AI |
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