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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Le seisme du 21 avril > Débat temps réels : Chiffres et décryptage | |
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Première publication : 29 avril 2002, mise en ligne: lundi 29 avril 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF 12% de votes de l’électorat toutes catégories confondues Ce ne sont que 12% de votes de l’électorat toutes catégories confondues qui aujourd’hui provoquent ainsi la une de toute la presse dans le monde. C’est beaucoup, cela doit être entendu, ainsi surtout que l’abstention, mais cela ne doit pas non plus être gonflé sauf à faire le jeu de ceux-là même dont on redoute une trop forte présence. D’ailleurs, il faut regarder les départements où l’absention a été moins forte hier. On y retrouve la France telle qu’elle est vraiment, et pas la France partie en pique nique d’une journée de vacances. C’est elle qui sera, nombreuse, présente au second tour. C’est elle qui sera surtout, espérons-le, massivement présente aux législatives, secouée de la torpeur et des vaines délices de trop de divisions. C’est elle que nous sommes, et qu’il convient de rappeler calmement, mais fermement.TGV Retour sur les chiffres Sur le mode de scrutin : • Aux présidentielles, on ne retient que 2 candidats au second tour ; ça devrait faire gagner J. Chirac, ça aurait fait gagner L. Jospin en cas de second tour Jospin - Le Pen. • Aux législatives, Dieu et les historiens savent pourquoi, sont qualifiés les X candidats ayant fait obtenu les voix de plus de 12,5% des inscrits, ce qui peut mener à des triangulaires et quadrangulaires. Ce qui, toutes choses Sur la cohabitation : Sur le score personnel de L. Jospin Sur l’abstention : Il n’y a PAS 20% de Français qui votent Le Pen. Il y a en revanche 88% de Français qui n’ont PAS voté le Pen dimanche, jour auquel ils avaient l’impression qu’il n’y avait pas d’enjeu ni de suspense sur le résultat. Parmi ces abstentionnistes on en trouvera beaucoup qui, dès lors qu’on leur pose sérieusement la question, se déplaceront. Et, dans les 12% de l’électorat de Le Pen, fort divers, se trouve sans doute aussi une part d’électeurs qui ont voté parce que choqués par les images de l’avant veille de l’attentat ignoble sur un pauvre vieux à Orléans, et une autre part qui a voté Le Pen comme un vote protestataire à droite du 1er tour, mais pas du tout avec l’intention de le voir arriver aux affaires, et qui n’aurait pas voté ainsi si elle avait su le résultat (celle dont, selon le mot de Fabius rapporté par le même Imbert dans son édito " trouve que le Pen pose de bonnes questions, s’il apporte de mauvaises réponses ", et veut insister sur les questions. Je crois que le souci de clarté du débat démocratique devrait faire prendre garde aux affirmations qui tendent à trop gonfler son score, d’une part, et à faire croire d’autre part que son électorat est uni et cohérent derrière lui. TV |
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