Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Le seisme du 21 avril > Débat temps réels : Réformer les institutions ?
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# 21 avril : le vote des internautes
# Des citoyens écrivent à temPS réels... Témoignages, critiques, regrets, reproches et analyses.
# Débat temPS réels : Et Internet ?
# Trois chiffres (erronés) qui ont pesé lourd ...
# Débat temPS réels : Grandes et petites causes d’une défaite...
# Débat temps réels : Chiffres et décryptage
# Débat temPS réels : Erreurs de communication.... Aussi ...
# Débat temPS réels : la démission de Lionel Jospin
# Débat temPS réels : Christiane, Jean-Pierre Noel et les autres...
# Débat temPS réels : Gauche unie, gauche plurielle, coup de barre à gauche ?
# Est-ce dire que tout fût parfait ? Probablement pas.
# L’électorat F.N. Droitisation du vote ouvrier ou "gaucho-lépénisme" : une diversité d’analyses pour un même fait par Pascal Perrineau et Pierre Martin
Débat temps réels : Réformer les institutions ?
Première publication : 28 avril 2002, mise en ligne: dimanche 28 avril 2002

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Retour à la constitution de 1958

Enfin il faut s’interroger sur le maintien de l’élection du président de la république au suffrage universel direct et le retour au texte original de la constitution de 1958 avant sa modification par le referendum de 1962. L’institution présidentielle a beaucoup perdu de son prestige. C’était l’ambition de Lionel Jospin d’enrayer son déclin. Malheureusement sur ce point l’histoire nous a rattrapés et il n’est pas certain qu’il soit maintenant possible de revenir en arrière et d’effacer de la mémoire des Français les ravages institutionnels de ce premier tour. PC

Je commence à croire que Montebourg à raison...

Et je n’aurais jamais dit ça il y a un semaine encore ! Chirac est une escroc, nous aurions du le dire.
Notre constitution (De Gaulle...) n’est plus adaptée, l’extrème droite et la droite sont au second tour, il est temps de se réveiller.
" Nous " ne voulons pas de la cohabitation et " nous " ne voulons pas de réforme constitutionnelle ; il y a la une contradiction dans les termes. RG

Il est évident que si nous parvenions à gagner les législatives ce que je crois possible, il ne faudrait par repartir dans le même genre de cohabitation, soit il se contente des chrysanthèmes, soit c’est la guerre à la démission ...

Nous ne pourrons d’autres parts pas faire l’économie d’une profonde réforme institutionnelle, il faut que nous disposions d’une représentation proportionnelle, et pour que cela soit largement accepté des électeurs je ne vois que le sénat qui puisse subir cette mutation. JH

Passer à la Sixième République et changer le mode de scrutin aux Présidentielles et aux Législatives.

D’abord je crois qu’il faut faire passer le vote aux Législatives en premier.

Il faut s’inspirer du mode de scrutin pour les municipales :
• Premier tour : Scrutin national de liste à la proportionnelle
• Deuxième tour : Les listes se regroupent au niveau national par affinité. Le deuxième tour sert à faire valider par les électeurs les regroupements effectués au niveau national.
Le gagnant est la liste qui recueille le plus grand nombre de voix. La liste d’opposition est la liste qui arrive en second. Les autres listes sont éliminées.
La liste gagnante obtient la moitié des sièges plus un à l’Assemblée Nationale, les autres sièges sont repartis à la proportionnelle entre les deux listes.
A l’issue du vote une majorité se dégage. Cette majorité propose quatre ou cinq candidats à l’élection présidentielle issue de son camp.
Le peuple décide ensuite qui des 4 ou 5 candidats sera son(sa) Président(e).

Avec ce système, plus de cohabitation, le Président sera toujours du même bord que l’Assemblée Nationale.

Avec ce système plus d’instabilité parlementaire, la liste gagnante aura suffisamment de voix pour faire les réformes qu’elle juge nécessaire.
Avec ce système, les adversaires de la société ouverte et démocratique n’auront plus de pouvoir de nuisance.
BP

Je ne comprends pas le sens de l’expression " sixième République "

Et pour une raison simple : la cinquième n’existe pas comme un bloc uniforme, historiquement stable.
Plus clairement, voici ma proposition de débat : que pourrait dire aujourd’hui la gauche sur l’élection du Président au suffrage universel direct ?
Chacun connaît l’origine de la chose : 1962 et l’attentat du Petit-Clamart. Faut-il conserver ce système ? CR

Le mode de scrutin a déja changé

Je pense également que nos modalités de scrutin ont été défaillantes dimanche dernier (même si, à mon sens, ce n’est pas du tout une explication suffisante à la sitution : cela explique comment Le Pen peut être au second tour, mais pas pourquoi).

Mais cela peut mériter un petit débat (annexe), pour ceux qui voudraient s’évader un instant de la situation immédiate.

De mon point de vue, nous sommes passés depuis quelques années d’un régime de vote " naïf " où chacun se déterminait en l’absence d’information fiable sur ce qu’allaient faire les autres à un mode de scrutin " stratégique " où chacun possède des informations (bien sûr imparfaites) sur ce que vont faire les autres.

En ce sens, le mode de scrutin a DEJA changé, qu’on le veuille ou non. L’appel (à mon sens régressif) des " "Si j’avais su " à supprimer les sondages en témoigne : ils veulent revenir en arrière. A mon sens, cela ne peut pas fonctionner : faire un sondage est devenu trop facile et donc trop tentant pour cela.

Le concours Lépine du scrutin présidentiel peut être lancé dès à présent : les théoriciens des jeux et les connaisseurs des modes de scrutin étrangers ont beaucoup à nous apprendre (j’ai discuté l’année dernière avec des Suisses et des Suédois de nos modes de scrutin respectifs : c’est très étonnant, les variables du vote sont très nombreuses).

Enseignement de base : il est facile de croire avoir le seul (et donc le meilleur) mode de scrutin, mais c’est rarement le cas.

Pour se rapprocher du thème " société de l’information ", je voudrais ajouter trois remarques sur la pauvreté du débat actuel sur le vote électronique, tel qu’initié principalement par André Santini, c’est-à-dire sous le double argument " voter en ligne pour lutter contre l’abstention " et " choisissez en ligne votre candidat " :

• en premier lieu, les modalités pratiques d’un vote qui révèle progressivement les préférences des électeurs ne peuvent reposer que sur un usage massif des technologies de l’information. Le vote à l’irlandaise tel que proposé par le papier du mail d’Anne-Lise nécessite des modalités de dépouillement fortement automatisées, sinon la lenteur, la suspicion et les erreurs guettent. D’autres modalités (primaires, vote progressif, dépouillement en cours de journée, etc.) nécessitent de même des systèmes d’information importants ;

• en second lieu, les outils de simulation informatisés (comme celui, fruste mais efficace, que nous envisageons de diffuser) donnent à chacun une capacité d’analyse personnelle très intéressante, qui offre une alternative aux sondages dans la formation du choix d’un candidat. Nous allons crouler dès les jours prochains sous les sondages Le Pen/Chirac, puis sous ceux portant sur les législatives ; leur fiabilité sera douteuse. Une simulation portant sur les scrutins passés permet de résister aux sondages ;

 ; enfin, la mode lancée par la campagne américaine de 2000, importée cette année (par exemple dans Le Monde) des " blind tests " où l’on se prononce pour ou contre des positions et où est automatiquement calculé le candidat dont " vous êtes le plus proche ", est à mon sens anti-démocratique : le domaine du choix politique est justement celui des choix qui ne se quantifient pas. Par exemple, quel que soit le programme de Le Pen, et même si tout le reste me convenait (rassurez-vous, ce n’est pas le cas), je ne voterai jamais pour lui (et toujours contre, donc CHIRAC de 5 mai) à cause de sa position sur l’immigration.

Voilà des apports intéressants des outils de la société de l’information au vote, bien plus intéressants démocratiquement que la machine à voter pour elle-même ou pour diminuer l’abstention (ben voyons, c’est parce que l’on ne pouvait pas voter par internet que les chômeurs ont voté Le Pen). GB

Notre systeme actuel n’est pas adapte a la diversite.

1 : changer le mode de scrutin n’est bien sur pas la
reponse a tous les problemes. mais il me semble qu’au dela du probleme du FN, notre systeme actuel n’est pas adapte a la diversite. Imaginez un vote europeen (dans un futur plus ou moins lointain). Que vont faire les catalans ? voter utile pour l’espagne ? presenter leurs propres listes ? le probleme de la diversite ne peut aller qu’en croissant. Je voulais suggerer qu’il existe des moyens de la prendre en compte sans mettre la societe en danger

2 : les nouvelles technologies.

Ca peut rendre l’implementation du nouveau systeme plus facile. Notons cependant que les irlandais depouillent toujours a la main, et leur systeme est considerablement plus complique que celui que je decris. ce n’est donc pas le probleme central.

3 : les sondages.

Toute proposition d’interdiction pure et simple est totalement irrealiste (peut on interdire internet ?). par contre on pourait imaginer de donner des amendes aux journaux qui publient des estimations sans publier les marges d’erreur correspondantes.
Imaginez la situation suivante. Au lieu d’ecrire que jospin va faire 18 et le pen 14, les journaux publient que jospin va faire entre 15 et 21 et le pen entre 11 et 17. que se passe t’il ? les gens realisent qu’il y a une chance que le pen fasse 17 et jospin 16 et ils votent en masse.

4 : le vote strategique.

il faut permettre au vote contestataire de s’exprimer. si on ne change rien, bien sur qu’on evitera le pen au second tour " grace " au vote strategique. mais c’est une tres mauvaise solution. c’est une solution d’auto-censure. elle porte en elle la frustation et elle conduira a un rejet (violent) du systeme. il est imperatif de faire en sorte que la contestation puisse s’exprimer dans un cadre democratique. TP



Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]