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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Le seisme du 21 avril > Débat temps réels : Réformer les institutions ? | |
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Première publication : 28 avril 2002, mise en ligne: dimanche 28 avril 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Retour à la constitution de 1958 Enfin il faut s’interroger sur le maintien de l’élection du président de la république au suffrage universel direct et le retour au texte original de la constitution de 1958 avant sa modification par le referendum de 1962. L’institution présidentielle a beaucoup perdu de son prestige. C’était l’ambition de Lionel Jospin d’enrayer son déclin. Malheureusement sur ce point l’histoire nous a rattrapés et il n’est pas certain qu’il soit maintenant possible de revenir en arrière et d’effacer de la mémoire des Français les ravages institutionnels de ce premier tour. PC Je commence à croire que Montebourg à raison... Et je n’aurais jamais dit ça il y a un semaine encore ! Chirac est une escroc, nous aurions du le dire. Il est évident que si nous parvenions à gagner les législatives ce que je crois possible, il ne faudrait par repartir dans le même genre de cohabitation, soit il se contente des chrysanthèmes, soit c’est la guerre à la démission ... Nous ne pourrons d’autres parts pas faire l’économie d’une profonde réforme institutionnelle, il faut que nous disposions d’une représentation proportionnelle, et pour que cela soit largement accepté des électeurs je ne vois que le sénat qui puisse subir cette mutation. JH Passer à la Sixième République et changer le mode de scrutin aux Présidentielles et aux Législatives. D’abord je crois qu’il faut faire passer le vote aux Législatives en premier. Il faut s’inspirer du mode de scrutin pour les municipales : Avec ce système, plus de cohabitation, le Président sera toujours du même bord que l’Assemblée Nationale. Avec ce système plus d’instabilité parlementaire, la liste gagnante aura suffisamment de voix pour faire les réformes qu’elle juge nécessaire. Je ne comprends pas le sens de l’expression " sixième République " Et pour une raison simple : la cinquième n’existe pas comme un bloc uniforme, historiquement stable. Le mode de scrutin a déja changé Je pense également que nos modalités de scrutin ont été défaillantes dimanche dernier (même si, à mon sens, ce n’est pas du tout une explication suffisante à la sitution : cela explique comment Le Pen peut être au second tour, mais pas pourquoi). Mais cela peut mériter un petit débat (annexe), pour ceux qui voudraient s’évader un instant de la situation immédiate. De mon point de vue, nous sommes passés depuis quelques années d’un régime de vote " naïf " où chacun se déterminait en l’absence d’information fiable sur ce qu’allaient faire les autres à un mode de scrutin " stratégique " où chacun possède des informations (bien sûr imparfaites) sur ce que vont faire les autres. En ce sens, le mode de scrutin a DEJA changé, qu’on le veuille ou non. L’appel (à mon sens régressif) des " "Si j’avais su " à supprimer les sondages en témoigne : ils veulent revenir en arrière. A mon sens, cela ne peut pas fonctionner : faire un sondage est devenu trop facile et donc trop tentant pour cela. Le concours Lépine du scrutin présidentiel peut être lancé dès à présent : les théoriciens des jeux et les connaisseurs des modes de scrutin étrangers ont beaucoup à nous apprendre (j’ai discuté l’année dernière avec des Suisses et des Suédois de nos modes de scrutin respectifs : c’est très étonnant, les variables du vote sont très nombreuses). Enseignement de base : il est facile de croire avoir le seul (et donc le meilleur) mode de scrutin, mais c’est rarement le cas. Pour se rapprocher du thème " société de l’information ", je voudrais ajouter trois remarques sur la pauvreté du débat actuel sur le vote électronique, tel qu’initié principalement par André Santini, c’est-à-dire sous le double argument " voter en ligne pour lutter contre l’abstention " et " choisissez en ligne votre candidat " : • en premier lieu, les modalités pratiques d’un vote qui révèle progressivement les préférences des électeurs ne peuvent reposer que sur un usage massif des technologies de l’information. Le vote à l’irlandaise tel que proposé par le papier du mail d’Anne-Lise nécessite des modalités de dépouillement fortement automatisées, sinon la lenteur, la suspicion et les erreurs guettent. D’autres modalités (primaires, vote progressif, dépouillement en cours de journée, etc.) nécessitent de même des systèmes d’information importants ; • en second lieu, les outils de simulation informatisés (comme celui, fruste mais efficace, que nous envisageons de diffuser) donnent à chacun une capacité d’analyse personnelle très intéressante, qui offre une alternative aux sondages dans la formation du choix d’un candidat. Nous allons crouler dès les jours prochains sous les sondages Le Pen/Chirac, puis sous ceux portant sur les législatives ; leur fiabilité sera douteuse. Une simulation portant sur les scrutins passés permet de résister aux sondages ; ; enfin, la mode lancée par la campagne américaine de 2000, importée cette année (par exemple dans Le Monde) des " blind tests " où l’on se prononce pour ou contre des positions et où est automatiquement calculé le candidat dont " vous êtes le plus proche ", est à mon sens anti-démocratique : le domaine du choix politique est justement celui des choix qui ne se quantifient pas. Par exemple, quel que soit le programme de Le Pen, et même si tout le reste me convenait (rassurez-vous, ce n’est pas le cas), je ne voterai jamais pour lui (et toujours contre, donc CHIRAC de 5 mai) à cause de sa position sur l’immigration. Voilà des apports intéressants des outils de la société de l’information au vote, bien plus intéressants démocratiquement que la machine à voter pour elle-même ou pour diminuer l’abstention (ben voyons, c’est parce que l’on ne pouvait pas voter par internet que les chômeurs ont voté Le Pen). GB Notre systeme actuel n’est pas adapte a la diversite. 1 : changer le mode de scrutin n’est bien sur pas la 2 : les nouvelles technologies. Ca peut rendre l’implementation du nouveau systeme plus facile. Notons cependant que les irlandais depouillent toujours a la main, et leur systeme est considerablement plus complique que celui que je decris. ce n’est donc pas le probleme central. 3 : les sondages. Toute proposition d’interdiction pure et simple est totalement irrealiste (peut on interdire internet ?). par contre on pourait imaginer de donner des amendes aux journaux qui publient des estimations sans publier les marges d’erreur correspondantes. 4 : le vote strategique. il faut permettre au vote contestataire de s’exprimer. si on ne change rien, bien sur qu’on evitera le pen au second tour " grace " au vote strategique. mais c’est une tres mauvaise solution. c’est une solution d’auto-censure. elle porte en elle la frustation et elle conduira a un rejet (violent) du systeme. il est imperatif de faire en sorte que la contestation puisse s’exprimer dans un cadre democratique. TP |
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