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Insécurité sociale : anticiper, former ...
Première publication : 15 mai 2002, mise en ligne: mercredi 15 mai 2002

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Secretariat d’état a la transformation sociale

Il est important de rendre le plus visible possible la différence entre une politique de gauche et celle d’une autre orientation. Les conséquences des fluctuations économiques sur les entreprises (licenciements) semblent avoir été l’une des explications du vote FN (cf. Calais).

Il s’agit aussi d’une forme d’insécurité auquel notre électorat est particulièrement sensible, à juste titre.
Pourquoi ne pas suggérer le thème " Pas de licenciements secs " et la création d’un secrétariat d’etat à la transformation sociale, secrétariat en charge d’une politique globale d’ "accompagnement " ou de " régulation " de la mondialisation.

Ce secrétariat superviserait des " tasks forces " régionales qui seraient chargées d’intervenir lors des licenciements (cf. la mission Cherèque lors de la crise de la sidérurgie lorraine) en coordonnant les actions de l’ANPE, de l’Education nat., des différents partenaires sociaux et surtout en anticipant la mutation nécessaire des métier par le biais d’une cellule " stratégie industrielle ". Cette celulle aurait aussi pour vocation d’étudier les stratégies industrielles alternatives, de façon a ne pas laisser aux seules entreprises le monopole des propositions. Il faudrait aussi pouvoir étudier les savoirs et les savoirs-faire individuels afin d’aider les parcours individuels des licenciés (cf. les arbres des savoirs et des compétences de P. Levy). Pensons à la réutilisation des compétences des couturières pour le câblage des circuits imprisés (ça date un peu mais bon ). Ceci compléterait les propositions du PS sur la formation continue tout au long de la vie.

Ce secrétariat serait financé par des contributions des entreprises, assises sur leur valeur ajoutée, à un fond structurel géré par les partenaires sociaux et les régions en mutation.

Je pense que ce thème permettrait de couper l’herbe sous les pieds d’Arlette et de Besancenot en montrant le caractère utopique pour la respiration économique des entreprises du " pas de licenciement " et montrerait ce que peut un gouvernement de gauche. Cela aurait aussi le merite de concrétiser certain thèmes du programmes par trop théoriques.
A discuter car un peu brut de fonderie. AR

Formation continue tout au long de la vie

Tout idéalisme mis à part, je trouve les propositions d’AR séduisantes. Je ne crois plus en effet à la toute puissance de l’interdiction de licenciement. Ce type de mesures se trompe de cible : elle ne sert souvent qu’à stigmatiser moralement une entreprise déjà affaiblie et n’apporte qu’une aide circonstancielle aux victimes réelles (les salariés). Pour reprendre des termes " sécuritaires ", faire de l’interdiction de licenciement le fer de lance d’une politique de l’emploi, revient à privilégier la repression à la prévention...
De surcroît, de telels mesures n’interviennent que trop tard. Les cas les plus médiatisés (Moulinex, Marks & Spencer) ne sont sans doute pas les plus significatifs. Il se trouve plus d’exemples de PME présentes dans des industries vieillissantes, qui faute d’avoir su évoluer font face à une détresse croissante.
L’intensification d’une politique préventive en région pourrait au travers de ce " secrétariat d’etat à la transformation sociale " préparer et mettre en oeuvre sur le long terme des stratégies de reconversion aussi bien pour les salariés que pour les entreprises. Dans ce contexte, la " formation continue tout au long de la vie " participe à une véritable politique de gauche, moderne et pragmatique. C’est un projet par contre, bien plus ambitieux car il implique une action qualitative sur le long terme.
Au même titre, peut on croire que la seule sanction des employeurs abusant du travail précaire suffira à combattre le mal. La sanction n’apporte rien à ceux là même qu’elle veut aider : les travailleurs précaires. Ces derniers soufrent en effet d’une double injustice : le maintien de leur précarité et la difficulté à pouvoir accéder à une formation continue qualifiante (privilége dont bénéficient plus facilement les autres salariés).


Formation tout au long de la vie



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