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Première publication : 18 mai 2002, mise en ligne: samedi 18 mai 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF La réorganisation, en cours, des entreprises et des processus productifs repose sur une nouvelle génération de réseaux et de systèmes d’information : les Intranet, Ces réseaux accélèrent la circulation verticale mais aussi horizontale de l’information au sein de l’entreprise. Ils relient l’état-major et les unités opérationnelles, le siège et les établissements, les bureaux et les ateliers. Ils instaurent un lien permanent entre l’entreprise, les salariés qui travaillent à domicile ou qui sont en déplacement. Les entreprises mettent en place ces réseaux, ces intranet, pour accroître leur efficacité productive, leur réactivité. Elles utilisent de plus en plus ces réseaux pour diffuser leurs messages auprès des salariés. Article L. 412-8 Un exemplaire de ces communications syndicales est transmis au chef d’entreprise, simultanément à l’affichage. Les panneaux sont mis à la disposition de chaque section syndicale suivant des modalités fixées par accord avec le chef d’entreprise. Les publications et tracts de nature syndicale peuvent être librement diffusés aux travailleurs de l’entreprise dans l’enceinte de celle-ci aux heures d’entrée et de sortie du travail. Le contenu de ces affiches, publications et tracts est librement déterminé par l’organisation syndicale, sous réserve de l’application des dispositions relatives à la presse. Dans les entreprises de travail temporaire, les communications syndicales portées sur le panneau d’affichage doivent être remises aux salariés temporaires en mission ou adressées par voie postale, aux frais de l’entrepreneur de travail temporaire, au moins une fois par mois ". Ces droits se transposent à la sphere des echanges electroniques : le tract se virtualise en courrier electronique ; le panneau syndical se dematerialise en site syndical. Le simple jeu raisonnement par analogie (tract=mail, affiche=site) n’épuise cependant pas la question. La distribution du tract traditionnel était strictement codifiée : dans l’enceinte de l’entreprise et " aux heures d’entrée et de sortie " ; cette regle perd toute signification pour un tract virtuel. De nombreux ajustements devront être negociés, pour tenir compte de la specificité des communications electroniques mais aussi d’exigences legitimes des employeurs, notamment les précautions techniques liées a la sécurité ou au fonctionnement des réseaux. Le secteur public a pris, dans ce domaine, une nette avance. La commission de modernisation des services publics (qui réunit administrations, organisations syndicales et usagers) a adopté des recommandations interministérielles sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les organisations syndicales. Les chartes sont maintenant en cours de discussion dans la plupart des ministères. C’est toute la communication syndicale qui va progressivement se réagencer autour d’internet. La banalisation d’Internet et le renouvellement generationnel des cadres syndicaux vont dans le même sens. Des aménagements du Code du Travail seront s’avereront peut être necessaires. C’est ce que suggérent plusieurs Confédérations syndicales. Cas d’école (2000-2001) Hewlett : Bull La CGC va y diffuser les comptes rendus des instances, des informations sur les négociations et inviter les salariés à échanger sur un forum. Sur le site de Bull à Echirolles (38), les syndicats ont le droit d’envoyer un mail aux 5 60 salariés connectés. Mais seulement pour lancer des convocations à des assemblées générales. En revanche, la direction d’Echirolles se refuse à envoyer par messagerie aux organisations les comptes rendus des instances et les éléments des dossiers de négociations. Les questions des délégués du personnel à la DRH par messagerie ne sont pas non plus jugées recevables. Enfin, il est interdit d’inscrire sur les tracts-papier les adresses électroniques professionnelles des délégués. Societe generale IBM France Snecma Chez FO par exemple, après chaque réunion avec la direction, l’organisation adresse un message à une liste de 80 adhérents d’une quinzaine de sympathisants. Pour Laurent Guillou, délégué syndical central FO, " la direction a une longueur d’avance dans l’utilisation de l’outil informatique. Un logiciel de groupware est en train d’être installé. Il est prévu que les organisations puissent en bénéficier... Nous passerons simplement en dernier pour la formation " . Selon le directeur des affaires sociales d’un groupe pharmaceutique, " avec un intranet d’un groupe international, on ne peut pas se permettre de raisonner franco-français. Les directions corporate et les actionnaires n’entendent pas accorder une place particulière aux modalités d’un dialogue social sur le réseau " . Si les syndicalistes grignotent des usages sur les intranets, les flux d’information restent univoques. Pour Jean-Michel Rousseau de la fédération Betor CFDT (bureau d’études et informatique), " les syndiqués peuvent correspondre entre eux ou avec des salariés qu’ils connaissent, mais l’ensemble des collaborateurs ne savent pas toujours comment communiquer avec les organisations syndicales sur un réseau interne d’entreprise". Administrations : Chartes sur l’utilisation des nouvelles technologies par les syndicats La Commission permanente de modernisation des services publics a approuvé le 19 juin 2001 plusieurs recommandations interministérielles portant sur l’utilisation par les syndicats des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ces recommandations vont permettre d’élaborer des chartes, ministère par ministère, qui permettront aux syndicats " de bénéficier des nouvelles technologies pour simplifier leur tâche quotidienne et enrichir le dialogue social ", (Michel Sapin, ministre de la Fonction publique). Ces recommandations, négociées avec les syndicats depuis un an, définissent les syndicats concernés et les outils disponibles (ordinateurs, affichage sur intranet, animation de forums, communication avec les adhérents...). L’agent pourra trouver " des pages d’information le concernant, des liens avec sa confédération, des forums de discussion, des listes de diffusion lui permettant de recevoir des nouvelles syndicales " a expliqué Michel Sapin. En revanche, l’agent devra être inclus dans une liste de diffusion ou être enregistré comme adhérent (d’un syndicat) pour disposer d’un e-mail, l’administration s’engageant à " respecter la confidentialité des messages électroniques ". 50% des postes de travail dans les administrations publiques ont accès à un intranet et des postes sont disponibles en libre-service. |
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