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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Barrage au Front national > Internet, l’action politique et la démocratie. Quatre points de vue .... | |
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Première publication : 23 mai 2002, mise en ligne: jeudi 23 mai 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Nous reprenons ici les extraits de quatre interviews réalisées par Sylviane stein, publiées sur le site de Transfert .... Jérôme Relinger, délégué national aux technologies de l’information et de la communication du PCF. Et co-fondateur de Netaktiv, fournisseur de services Internet. Olivier Faure. cabinet de François Hollande au parti socialiste, il avait la responsabilité du site de campane de Lionel Jospin. Il anime désormais le site Vouzemoi.net Philippe Quéau . Fondateur du salon Imagina, il a beaucoup écrit sur les enjeux politiques de l’internet Thierrry Vedel. Chercheur au Cevipof (Sciences po), il analyse les usages politiques de l’Internet. On disait que l’Internet pouvait être un outil de la vie politique, vers plus de démocratie. Y croyez-vous encore ? Jerome Relinger : "On" disait tellement n’importe quoi sur le Web... Je vous rappelle ce que "nous" disions : la politique, façon concertée et contradictoire dont nous organisons les rapports collectifs, se trouve questionnée. Les pratiques de transparence et de décision collective rendues possibles par le réseau mettent encore plus crûment en lumière les carences des organisations constituées, en même temps qu’elles ouvrent la voie à une explosion de l’intervention citoyenne. L’appétit de pluralité, le besoin d’apport théorique du militant vers le mouvement dont il porte le message, la liberté de parole et d’écoute revendiquée par les citoyens : toutes ces exigences disposent aujourd’hui d’un média, et exigent une pratique. La technique ne résoudra pas la crise de la politique, mais elle ouvre la voie à une politisation différente, où le citoyen, le militant, n’est plus relais ou client, mais devient acteur, stratège, décideur. Olivier Faure : Internet est encore réservé à une élite trop étroite pour considérer qu’il est un véritable outil de démocratisation de la politique. C’est un outil complémentaire aux modes traditionnels d’information et d’échange (tracts, meetings, interview, déplacements sur le terrain). Ce n’est ni le remède miracle au désintérêt que suscite la politique, ni un simple gadget. C’est d’abord le lieu d’une information plus exhaustive puisque sur le Net, les rédacteurs ne sont pas limités en espace comme c’est le cas dans la presse écrite ou audio-visuelle. Les journalistes eux-mêmes viennent chercher leurs informations sur les sites. Le succès des retransmissions en direct des meetings de Lionel Jospin montre aussi que les internautes sont intéressés par une information plus directe, en dehors des comptes rendus qu’ils peuvent lire et sont forcément déformés par le prisme de leurs auteurs. Philippe Quéau : Internet est un outil, rien de plus. Ce qui compte c’est l’esprit, et la volonté de ceux qui s’en servent. Thierry Vedel : Oui, à long terme, l’Internet favorise la démocratie car il est un outil d’accès au savoir et de diffusion des connaissances. Et comme les résultats de dimanche l’ont rappelé une fois encore, un niveau d’éducation élevé favorise le rejet des extrémismes, la tolérance, l’acceptation des différences, l’intérêt pour l’Autre. |
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