![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Barrage au Front national > "Plébisciter Chirac, c’est le démonétiser" | |
|
|
||
|
Première publication : 26 avril 2002, mise en ligne: vendredi 26 avril 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Dimanche soir, je me promettais de ne pas voter Chirac, quoi qu’il arrive. Je me disais qu’entre Le Pen et l’homme qui, en conscience, méthodiquement, avec l’appui lucide de TF1, a conduit Le Pen au deuxième tour, il n’y avait pas de différence fondamentale. Je me disais que ce type a corrompu la République jusqu’à la moëlle... Evidemment, je sais bien que ce n’est pas si simple. Mais il y a des colères qu’il faut laisser parler. Et puis, je me suis dit que si nous nous abstenons, nous aurons une victoire de Chirac par 60/40, et que nous récupérerons un président laminé par un Le Pen qui se prépare depuis 30 ans à le flinguer. Et qui en souffrira le plus ? Pas les bobos parisiens qui pourront lire Libé avec de petits frissons de satisfactions. Non, ceux qui perdraient le plus, dans cette configuration, sont ceux pour qui nous sommes sensés nous battre : chômeurs, immigrés, précaires. Et en plus, le chef mafieux apparaîtrait comme l’homme qui a vaincu le FN. Peut-être même en serait-il fier et heureux ! De Gaulle au petit pied !. Il faut que Chirac gagne avec 90 % des voix. C’est le plus sûr moyen de le tuer. Il faut que pas une voix de gauche ne lui manque. Il faut qu’il soit incontestable que ce n’est pas Chirac qui a été élu, mais bien Le Pen qui a été battu. Il faut que la France voie bien qui a créé la crise et qui l’a surmontée. Plébisciter Chirac, c’est le démonétiser. Chirac ne mérite rien d’autre qu’un score de République bananière ! Et puis, si possible, gagner les législatives. [HV] |
||
|
|
||