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Florilège
Première publication : 28 avril 2002, mise en ligne: dimanche 28 avril 2002

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Voici un petit florilège de citations, principalement extraites des textes de Mégret, Le Pen et du programme du FN. Depuis le début de la campagne, la stratégie de Le Pen repose sur une tentative de "normalisation" de son parti : relayé en cela par la campagne de Chirac (alors que Le Pen a toujours clamé que les Français "préféraient l1original à la copie", et qu1il se félicitait quelques jours avant le scrutin de la "lepénisation des esprits") et par ceux qui, à gauche même et dimanche soir encore, ne voyaient plus en lui qu1un avatar de la "droite berlusconienne". Vous trouverez ici, sans trop de commentaires, quelques éléments pour incarner plus justement le visage de la bête immonde : des citations du programme du FN, de Le Pen et de Mégret qui dessinent l1image d1un parti authentiquement fasciste, raciste et antisémite, faisant reposer sa définition de la nation sur une apologie de la volonté de puissance et sur la coïncidence d1une ethnie définie biologiquement et d1un territoire à défendre et à féconder de son sang.
Sur Mégret, un mot seulement : entré au FN en 1986, il a été immédiatement chargé par Le Pen (entre autres choses) de donner au parti un corpus idéologique. Qu1il ait quitté le FN en 1998 ne change rien : si les idées d1extrême droite sont malheureusement de vieille souche dans notre beau pays, la mouture idéologique actuelle a été rabouté en grande partie par Mégret, plus encore que par Le Pen. Aussi ne vous privez de lire la prose du petit rat, elle est bien souvent, depuis 10 ans, à l1origine de celle du borgne blond.
Le vote du 5 mai est un vote nécessaire, et que pour laminer la bête, au moins dans les urnes, les bulletins blancs seront de peu d1utilité. Choisis ton camp.

Nation, mondialisme, immigration, etc.

- « La doctrine mondialiste, généralement présentée sous l1habillage des droits de l1homme, prône la destruction des nations, l1abolition des frontières, le mélange des races, des cultures et des peuples . Autrefois, les marxistes faisaient la chasse aux inégalités et voulaient créer la société sans classe. Aujourd’hui, les mondialistes pourchassent les « exclusions » et préconisent l1avènement d1une société sans différences. Le mythe du paradis rouge a cédé la place à l1utopie du paradis café au lait. Et si la dictature du prolétariat n1est plus de mode, c1est le melting-pot qui devient obligatoire » (300 mesures pour gouverner la France, Paris, Front National, 1993, p. 15).

- « L1immigration planétaire subie aujourd’hui par la France est d1abord un danger pour l1identité nationale, car elle est en train de modifier en profondeur la nature de la population française. La France est une nation européenne « venue du fond des âges » et sa population est, pour l1essentiel, fixée depuis plus de deux millénaires, ainsi que l1a démontré le professeur Dupâquier dans sa monumentale Histoire de la population française parue en 1988. Si elle a pu, depuis le milieu du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, absorber des étrangers, ces derniers étaient d1origine européenne, généralement catholiques (Italiens, Polonais, Belges, Espagnols, Portugais). Il n1en va pas de même avec l1immigration des vingt dernières années, maghrébine, africaine, turque, indo-pakistanaise » (300 mesures pour gouverner la France, Paris, Front National, 1993, pp. 30-31)

- « Il faut reconnaître qu1aucun peuple ne peut assimiler et intégrer des populations étrangères en grand nombre et appartenant à des civilisations totalement différentes de la sienne. L1histoire de l1humanité et l1observation des peuplements de la planète viennent, à cet égard, confirmer cette loi d1airain : partout où cohabitent des peuples de race, de langue, de culture ou de religion radicalement différentes, non seulement l1assimilation se révèle impossible, mais des conflits ne manquent jamais de survenir. Aussi convient-il de mettre en application chaque fois que c1est possible le principe selon lequel chaque peuple doit disposer d1un territoire qui lui soit propre. C1était le cas jusqu1à présent pour les Français et il est essentiel que cela demeure » (300 mesures pour gouverner la France, Paris, Front National, 1993, p. 15).

Le Pen parle de la Nation

La définition biologique de la nation

La Nation du Front National s1entend dans une acception rigoureusement raciste : elle repose sur les caractéristiques biologiques de ses membres. Pour plus de précisions, allez quelques pages plus loin voir ce que nous en dit Mégret. Le Pen est de toutes façons on ne peut plus explicite :

« L1Europe s1est (`) incarnée physiquement dans des archétypes humains, soit qu1ils vivent encore, comme l1Espagnol de Séville ou le Celte d1Irlande, soit qu1ils aient été fixés à jamais dans le marbre du Praxitèle ou la statuaire du Bernin » (Le Pen, « éditorial », Identité, 1, 1989, p. 3).

« Avec la législation française apparue depuis un siècle qui fait que l1on peut acquérir la nationalité française de façon administrative, le sang français s1est enrichi d1apports européens jusqu1aux années 1950-1960. Mais, depuis cette période, ce droit du sol a produit les effets délétères que nous constatons. C1est la substance même de la nation française qui se modifie, par un métissage imposé par les tenants de l1antiracisme. Dans la théorie des antiracistes sur le brassage des races, il est à noter que l1apport français est systématiquement dévalué puisque sa défense est assimilée, de jure, à du racisme. Le droit du sol s1est transformé, pour les Français, en doit de l1entresol ou du sous-sol. Or, lorsqu1il devient obligatoire, le métissage est un ethnocide. L1histoire abonde d1assimilations imposées à des peuples minoritaires et disparus depuis » (Le Pen, « Les peuples en accusation », Identité, 9, p. 3).

Le territoire

Pour Le Pen, la nation se définit par la coïncidence d1un peuple et d1un territoire que ce peuple doit défendre par les armes, et qu1il doit féconder de son sang.

« Tous les êtres vivants se voient assigner par la nature des aires vitales conformes à leurs dispositions ou à leurs affinités. Il en est de même des hommes et des peuples. Tous sont soumis à la dure loi pour la vie et l1espace. Les meilleurs, c1est-à-dire les plus aptes, survivent et prospèrent autant qu1ils le demeurent. Ce n1est pas une mince ferté pour nous que la France y ait réussi depuis plus de mille ans. » (Le Pen, Les français d1abord, Paris, Carrère/Lafon, 1984, p. 75).

Dans son discours à la jeunesse d1Europe, Le Pen s1essaye à un lyrisme qui n1aurait pas déparé à Nuremberg : « qu1il est historique ce jour qui voit au bord du Rhin se réunir par centaine les filles et les fils dont les pères ont combattu les uns contre les autres pendant des millénaires avec vaillance, courage et honneur. Que de fois le sang européen a été versé pour des dieux, des nations, des intérêts et sous des enseignes et des drapeaux différents. Mais ce ne fut jamais en vain que le sang de vos pères a ensemencé la vieille terre d1Europe à chaque fois plus fertile car ils mouraient pour la défense ou l1exaltation toujours sacrée de leur peuple, de leur patrie souveraine, de leur langue ou de leur religion que leur père et le père de leur père leur avaient léguées ! » (Le pen, « discours à la jeunesse d1Europe », in Europe, discours et interventions, 1984-1989, Groupe des droites européennes, 1989, p. 107).

La puissance et la domination des nations

Le Pen défend une conception du rapport entre les nations où les références à la rhétorique des années 30 est évidente : les nations sont assimilées à des êtres vivants ; ces êtres vivants sont, par définition, en lutte les uns contre les autres ; les conditions de succès dans cette lutte et, partant, d1épanouissement pour une nation, reposent sur la puissance et la domination. Cette définition de la nation fait de la doctrine du Front National une doctrine authentiquement fasciste, strictement assimilable à celle du Parti fasciste italien ou du Parti nazi : écoutez, et vous verrez que nous ne sommes pas loin de l1apologie du Lebensraum. Pour s1en convaincre, il n1est que de prendre connaissance de la place que Le Pen réserve à l1Europe dans « l1équilibre » des nations : supérieure et « charitable ».

« Mus par la volonté de puissance inhérente à leur nature, les hommes ont toujours cherché à dévorer l1espace de leurs voisins. N1en déplaise aux beaux esprits des salons parisiens, l1histoire des relations internationales s1écrit en premier lieu en termes de puissance et de domination et se mesure à l1aune des rapports de force » (Le Pen, « Le sinistre mea culpa de l1homme blanc », Identité, 22, p. 3).

« Nous n1avons jamais douté de la justesse de notre cause, de la valeur de nous principes. Nous croyons à la supériorité de la civilisation occidentale, à la nécessité de son autorité mondiale, tempérée de charité chrétienne et d1Humanisme européen » (Le Pen, Les français d1abord, Paris, Carrère/Lafon, 1984, p. 73).

Le Pen parle de ses ennemis

- L1 « établissement » : il « emprunte aux origines du concept [des droits de l1homme] son monopole et sa justification religieuse. Les droits de l1homme sont ses tables de la loi car « l1homme est dieu et l1Etablissement est son prophète » ! Il a ses évangiles, selon Saint Freud, Saint Marx, Saint Luxe et Saint Tropez, il prêche la morale (ou l1amorale) et malheur aux infidèles ! Il a son clergé et ses bigots, son architecte et ses maçons, ses lieux de culte (Kremlin, Panthéon), ses rites, ses diables et ses bûchers. Il ne manque que de fidèles. » (Le Pen, « Déstabiliser l1établissement », Identité, 5, p. 3)

- Les « lobbies de l1immigration » I : ils « prônent la collaboration : ils pensent pouvoir détruire l1essence de notre identité par une utilisation d1autant plus perverse de l1Islam qu1elle ne repose pas sur des valeurs religieuses, fussent-elles islamiques. Il s1agit d1éradiquer de notre univers spirituel et intellectuel tout ce qui nous rattache à la civilisation occidentale et chrétienne. Nous serons ainsi livrés au matérialisme de la « maison commune », mâtinée de culture azerbaïdjano-maghrébine » (Le Pen, « Le cri du Muezzin », Identité, 6, p. 3).

- Les « lobbies de l1immigration », II : « Les bons apôtres de l1intégration serinent leurs leçons sur tous les modes : il peut exister une France islamique à côté - et peut-être même à la place - de la France française. (`) Il y a là un renouvellement du compromis islamo-maçonnique de la IIIème République, où l1on vit les sectateurs du laïcisme, en métropole, ouvrir les écoles coraniques dans nos colonies » (Le Pen, « Le cri du Muezzin », Identité, 6, p. 3).

- Le complot judéo-maçonnique I : « Si laïcisme avait signifié neutralité de l1Etat, les citoyens français auraient pu croire que la liberté est le fondement du laïcisme. Mais il n1en fut rien. On vit bien vite l1ancien clergé remplacé par une nouvelle cléricature, au culte secret et ésotérique, qui fit d1Hiram, bâtisseur du temple du roi David, son nouveau Messie. Le symbole permit d1unir les fils de l1Ancien Testament contre ceux du Nouveau, les valeurs du Grand Orient contre les traditions de l1Occident » (Le Pen, « l1âme des peuples », Identité, 12, p. 3).

- Le complot judéo-maçonnique II : mettant en scène ceux qui veulent détruire la nation, Le Pen écrit « après s1être attaqué aux institutions et à l1organisation sociale (`), il faut maintenant dissoudre les peuples qui composent les nations d1Europe, en leur extirpant de l1âme leur culture et leurs traditions. La sinistre besogne est en partie réussie, mais la vie est supérieure à la mort : chaque génération nouvelle est une promesse de renaissance. Voilà pourquoi on a persuadé leur Européens que l1enfant est une charge insupportable, et que l1Autre, c1est à dire les peuples d1immigration, nous fournira la population qui nous manque. (`) Sous le travestissement de l1intérêt matériel immédiat, se cache le projet de supprimer physiquement les peuples, par une instillation massive de sang non européen. Car Babel est la cité idéale des lobbies et puissances occultes, particulièrement de ceux dont le vagabondage intellectuel et l1errance sont une constante historique » (Le Pen, « La cause des peuples », Identité, 13, p. 3)

Mégret : thèmes et variations

Rappelons simplement à nouveau l1importance de Mégret : c’est lui qui, entre 1986 et 1993, a repris la boite à outil de l1extrême droite pour bâtir un corpus idéologique refondu pour le FN. Lire ce qui suit, c1est donc prendre connaissance de la doctrine du parti, à sa racine. Vous verrez qu1il n1y a de toutes façons pas de grande différence avec ce que vous venez de lire.

La définition biologique de la nation

« Ceux qui contestent la notion même de peuple mettent en avant sa diversité ethnique. Selon eux il n1y aurait pas de peuple français puisque cohabitent des Basques, des Bretons, des Alsaciens, des blonds, des bruns et aujourd’hui des beurs ». Ce raisonnement, dit Mégret, est « erroné : le peuple français existe bien en tant que tel, mais il est le croisement de plusieurs ethnies bien déterminées qui, au fil des siècles, se sont mêlées et fédérées et ont finalement donné naissance à une réalité originale ayant une unité et un caractère propre » (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 200).

Précisons. Pour Mégret, malgré ce caractère pluri-ethnique, le peuple français dispose bien d1un noyau dur : « Comme d1autres nations de tradition ancienne, la France s1est constituée autour d1une ethnie fédératrice - l1ethnie franque - qui a su imposer sa primauté par son poids, son prestige et ses armes. C1est autour d1elle que se sont formés le peuple français et donc la nation française » (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 201). Signalons en passant le caractère une nouvelle fois authentiquement fasciste (nazi, ici, pour être plus précis) de la référence à « l1ethnie » qui s1impose « par les armes » et la puissance sur les autres « ethnies » : l1ethnie franque est-elle autre chose, ici, qu1une version euphémisée de la race des seigneurs ?

Précisons encore. « Le processus original de formation de notre peuple s1est déroulé sous trois conditions qui sont loin d1être toutes réunies de nos jours. Les ethnies constitutives de la nation française étaient dans leur ensemble installées sur leur terre depuis longtemps et n1étaient donc nullement déracinées. Elles étaient par ailleurs physiquement et culturellement très proches les unes des autres, de sorte que l1amalgame a pu se produire. Enfin, les siècles ont |uvré pour qu1une mystérieuse alchimie réalise ce qui constitue aujourd’hui le peuple français, peuple où se trouvent mêlés aussi bien les membres les plus typées des diverses ethnies que toute la palette des configurations intermédiaires » (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 201).

Le territoire et l1instinct territorial

« Une nation s1établit sur territoire qu1elle s1approprie et qu1elle défend contre tout agresseur. (`) Ce besoin impératif de posséder répond à cet instinct territorial si profondément ancré dans la nature humaine et que l1on retrouve chez de nombreuses espèces animales. (`) Ce instinct territorial se manifeste chez l1homme par le sens de la propriété : il pousse les individus à acquérir leur logement et à s1enraciner dans un coin de terre. (`) L1attachement au sol est si fort qu1on le trouve dans l1histoire à l1origine d1innombrables conflits. On se bat pour une terre autant que pour les siens. » (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 197-198).

La nation dans l1histoire et l1apologie de la puissance

- « La France prend du retard. Elle risque de sortir de l1histoire si, enfermée dans ses complexes et paralysée par ses féodalités, elle ne parvient pas à se libérer. Déjà la France n1est plus vraiment une grande puissance. Elle cesse lentement de rayonner dans le monde. Elle n1est plus maîtresse de son destin. Elle subit les événements provoqués par d1autres. Elle doit désormais se contenter de réagir sans agir. Il ne s1agit pas là d1une simple question d1orgueil national, mais d1une nécessaire lucidité : dans le monde vivant, tout ce qui ne progresse pas régresse. La France n1est pas éternelle mais biologiquement mortelle. Si elle régresse, c1est notre existence en tant que peuple, nation, culture et civilisation qui se trouve menacée » (B. Mégret, L1impératif du renouveau. Les enjeux de demain, Paris, Albatros, 1986, p. 30-31).

- Comment une nation peut-elle « agir », et ne plus seulement « réagir » ? Par une politique de puissance, explique Mégret dans un argumentaire authentiquement fasciste : « la puissance, c1est la vie ! » (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 247). « La puissance est une donnée naturelle de la vie. Elle est pour les peuples le moteur de l1histoire et le fondement des civilisations, car c1est la volonté de puissance qui pousse les peuples à se dépasser, et il n1est pas de grandes civilisations sans volonté permanente de dépassement » (La flamme, p. 267). « La puissance est aussi une exigence ! Ce qui est vrai pour les individus l1est pour les nations car celles-ci sont comme tous les êtres vivants. Elles sont en expansion ou en régression mais il n1y a pas dans l1ordre de la vie de stabilité possible. (`) Il faut donc vouloir la puissance et l1expansion, c1est une nécessité vitale. La lutte contre le déclin qui menace l1Europe passe par la volonté de puissance » (Mégret, « L1Europe, identité et puissance », Identité, 1, p. 12).

Mégret parle de ses ennemis

- L1Islam : « Demain, la France musulmane sera couverte de mosquées. Les minarets auront remplacé les clochers, l1appel des muezzins couvrira le carillon des cloches chrétiennes et l1Eglise catholique, qui a perdu toute ferveur missionnaire, devra subir l1intolérance du Coran (`). Un apartheid de fait s1instaurera entre les deux communautés. D1innombrables associations organiseront la population islamique en marge de la légalité républicaine. La France ne sera plus française. Et si les Français ont encore suffisamment de ressorts pour résister à cette aliénation, d1inévitables affrontements se produiront entre les diverses communautés, comme au Liban aujourd’hui. Si nous n1allons pas jusque là, c1est que nous aurons dû céder aux injonctions du Coran : « Terre conquise, terre d1Islam » ! » (Mégret, L1impératif du renouveau, Paris, Albatros, 1986, p. 75-77).

- Le cosmopolitisme : « Le cosmopolitisme est une sorte de maladie de l1esprit qui conduit à rejeter son identité propre pour se considérer comme un citoyen du monde et à regarder l1univers comme sa patrie (`). Celui qui (`) est atteint de ce mal finit par voir dans les frontières et les particularismes des instruments de haine ou de conflits et par vouloir la fin des communautés, qu1elles soient nationales, familiales, territoriales ou religieuses. Il exalte le brassage et le melting-pot. Le métissage est pour lui une source de régénérescence et de progrès. Il érige l1ouverture à l1étranger en un dogme fondateur et milite, par le mélange des races et des cultures, pour le gouvernement planétaire et l1unité du genre humain (`). Cette maladie, le cosmopolitisme, a des effets aussi pernicieux que dévastateurs. En instaurant un véritable culte de l1autre, en accueillant sans réserve comme un bienfait systématique tout ce qui vient de l1étranger, elle agit sur la nation comme le sida sur le corps humain : elle détruit les défenses immunitaires, celles qui justement permettent à l1organisme de se protéger des corps étrangers, indésirables et nocifs « (Mégret, La flamme : les voies de la renaissance, Paris, Laffont, 1990, p. 43).



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