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Insécurité : un sujet trop grave pour être laissé à la droite.
Première publication : 12 mars 2002, mise en ligne: mardi 12 mars 2002

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1 La hausse de la criminalité est inacceptable

L’accroissement de la violence en France est fort. La violence n’est pas le fait de l’État, elle est dans la société, mais elle est pour autant inacceptable.

En 2001, le nombre d’infractions constatées a augmenté de 7,69 % et se situe à 4 millions d’infractions, soit quasiment le niveau qu’il atteignait en 1994.

Cette hausse s’explique par des facteurs objectifs.
- L’apparition d’une forme nouvelle de délinquance propre au développement des nouvelles technologies (escroqueries via Internet, vols de téléphones portables).
- La hausse du nombre de plaintes déposées induite directement par l’amélioration de l’accueil et de l’écoute des victimes : la police, la gendarmerie et les associations ont mis en place des dispositifs d’accueil et d’écoute plus nombreux et plus efficaces. De nombreux méfaits font désormais l’objet d’une plainte et d’une enquête, signe d’une écoute des autres que d’une défaillance de l’État.

2 La lutte contre l’insécurité : une grande cause nationale.

Depuis 5 ans, nous avons :
- Mis en place 620 nouvelles implantations de police ainsi que la police de proximité sur l’ensemble du territoire
- Associé les maires à la lutte contre l’insécurité par les Contrats Locaux de Sécurité
- Recruté 6 000 policiers supplémentaires (dont 3200 en 1999), 20 000 adjoints de sécurité et 1 700 gendarmes.

Dans le prolongement du travail accompli, nous voulons engager une mobilisation nationale pour mieux prévenir, mieux punir.

Pour cela, il faudra intervenir à l’école, auprès des parents dans les quartiers et définir des sanctions adaptées à chaque acte de délinquance.
À cet effet, nous proposons la création d’" écoles des parents ", d’une " cellule sociale " dans chaque école, d’internats pédagogiques renforcés et de " travaux d’intérêts éducatif ".

Pour cela, il faudra concrétiser l’application et le rappel aux valeurs républicain comme l’autorité, la fermeté, la pédagogie de la responsabilité.
À cet effet, nous proposons la création d’une police pénitentiaire, de 3.000 postes administratifs dans les commissariats, de 10.000 postes d’ " adultes relais " et le doublement des places en C.E.R.

3 La droite, prise au piège de ses propres polémiques.

La droite est bien mal placée pour donner de leçons. C’est elle qui a :
- Supprimé 6000 postes de policiers
- Refusé d’anticiper les nombreux départs la retraite.
- Abandonné l’îlotage
- Voté des lois de programmation sans jamais apporter de crédits pour les abonder

La droite n’a pas de solutions à proposer :
- La modification de l’ordonnance de 1945 ne figure plus dans projet
- Les centres d’éducation fermés pour les jeunes délinquants existent déjà : alors que la droite n’en avait ouvert qu’un seul, nous en avons ouvert 96 depuis 1997
- Leur fameuse loi de programmation ne sera pas plus financée que la précédante (1995), qui ne fut jamais inscrite dans les trois budgets qui suivirent

Son annonce de créations de 30.000 postes de policiers et de 10.000 postes de gendarmes est en totale contradiction avec son projet de supprimer 500.000 emplois dans fonction publique.

Son idée de déléguer les pouvoirs de police aux maires ne cherche en réalité qu’à masquer qu’une tentative éhontée de transfert de charges sur les communes et une sécurité à deux vitesses. Temps-réels



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