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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Présidentielles : la campagne du premier tour > La France en 2002 : le retour aux années Juppé | |
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Première publication : 18 mars 2002, mise en ligne: lundi 18 mars 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Le RPR voit tout en noir. Il a une fâcheuse tendance à confondre l’état de la droite avec l’état de la France. Pour le RPR, la France va mal, comme si notre pays était toujours dans l’état dans lequel la droite l’avait laissé. Le RPR considère que la politique économique du gouvernement Jospin a échoué ! Bilan contre bilan : la confiance ne se décrète pas, elle se mérite ! Comment, aujourd’hui, faire confiance à la droite ? Qui a oublié le bilan des gouvernements Balladur et Juppé en 1997 ? chômage record, prélèvements massifs, explosion des déficits, absence de perspective... Avec une mauvaise foi désarmante, la droite s’attaque à notre bilan, histoire de faire oublier le septennat raté de Jacques Chirac et le passif des gouvernements Balladur-Juppé. La droite veut une fois de plus abuser la confiance des Français En mettant en avant, dans son projet, l’idée de " confiance ", le RPR cherche moins à rassurer les Français...Que ses propres troupes. La droite n’a plus confiance en elle même car elle ne peut s’appuyer ni sur son bilan (aussi maigre que calamiteux), ni sur son projet L’argumentaire de la droite : une bonne dose de mauvaise foi et un nombre incroyable de contre-vérités. La fiscalité : la droite aime l’impôt avec passion Dans l’opposition, la droite annonce des baisses d’impôts. Au pouvoir, la droite augmente les prélèvements ! (création de la RDS, TVA à 20,6%, impôt exceptionnel sur les sociétés) Le RPR invente un nouveau concept : l’équité à géométrie variable. En réduisant le caractère progressif et redistributif de notre système fiscal, ce sont les plus modestes qui financeront les allègements pour les hauts revenus. Quand la droite baisse les impôts : c’est en faveur des plus favorisés. Quand elle les augmente, c’est pour tout le monde et plus brutal pour les plus modestes. La mondialisation " Il n’y a pas de perdants à la mondialisation ". Le message sera transmis aux pays du Sud. " La mondialisation sans régulation ", ou la loi du plus fort. Un plaidoyer pour le " laissez faire, laissez passer ", là où il faut au contraire des engagements forts pour plus de règles et plus de contrôle démocratique. La réforme de l’Etat La droite reste une adepte des régimes minceurs : elle n’a de cesse de traquer la " mauvaise graisse " que constitueraient les fonctionnaires. Ce que propose la droite, c’est l’Etat peau de chagrin, l’Etat minimal. À elle de nous expliquer, pendant la campagne, quels fonctionnaires il faudra supprimer : les policiers ? les enseignants ? les personnels de santé ? La muse du RPR : le MEDEF (quand l’inspiration manque à Juppé et ses amis,le RPR se tourne vers Seillière) la droite a sous-traité son programme social au MEDEF. Ses propositions : un " revival " de 1986 mâtiné de 1993. ultra libéralisme et ringardisme social. Les 35 heures. Avec la droite, c’est " perdant-perdant ". Vive les 39 heures payées 35 ! L’hostilité à la loi de modernisation sociale : la logique du risque et de la précarité à l’encontre de notre vision des lois sociales, fondée sur la protection des salariés et l’édiction de nouveaux droits La politique de l’emploi En matière d’emploi, la droite fait preuve d’une remarquable continuité. Ses solutions n’ont pas changé depuis 30 ans. Toujours le même mot d’ordre : les cadeaux au patronat. C’est rarement efficace, comme en témoigne le bilan des gouvernements Balladur et Juppé ! Mais elle persiste : dans son projet, elle propose d’exonérer les entreprises de charges sociales... Sans contreparties ni pour les salariés, ni pour l’emploi. La santé Sur ce point, reconnaissons que la droite fait preuve d’une louable. ..franchise : c’est clair, elle défend l’idée d’une santé à deux vitesses. La " société de confiance ", oui, mais pour un petit nombre. Pour les autres, c’est la société du risque et de l’insécurité sociale. Les retraites La droite nous reproche de n’avoir rien fait. C’est vrai que Juppé, lui, s’était employé à traiter le dossier, avec un sens certain du dialogue et de la concertation : il est parvenu, en 1995, à mettre les Français dans la rue. Pour la droite, la retraite par répartition, c’est archaïque ! Elle prétend résoudre les problèmes des retraites avec l’introduction des fonds de pension. Ce modèle anglo-saxon lie la pension de retraire aux aléas boursiers. L’insécurité L’objectif n’est pas de régler le problème de l’insécurité, qui est réel, mais de retrouver, pour elle, la sécurité du pouvoir. L’incohérence ne lui fait pas peur : elle promet à la fois l’augmentation du nombre de personnel et la baisse des crédits de fonctionnement ! Temps-réels |
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