Entre 1995 à 1997, Jacques CHIRAC et Alain Juppé sont à l’origine d’un bien triste bilan.
Une France isolée : la reprise des essais nucléaires
Jacques CHIRAC a pris cette décision seul, sans concertation. Cette initiative, annoncée lors de commémorations du cinquantenaire d’Hiroshima ( !), a isolé la France. Mettre notre pays au ban des nations n’est pas, à nos yeux, un motif de fierté en matière de politique internationale.
Une France paralysée : le plan Juppé
Chirac n’est pas fier du plan Juppé. Pourtant :
- Son plan a été préparé par des bureaux parisiens sans dialogue social
- Les grèves ont, durant un hiver entier, paralysé l’ensemble de notre pays
- Un million de manifestants a été jeté dans les rues : triste bilan !
Une France bloquée : la réforme de la Justice
Voulue conjointement par CHIRAC et la majorité plurielle, cette réforme a avorté face au refus du parti du candidat Chirac et de la majorité sénatoriale.
Une France étouffée : le poids des prélèvements et la dette
Les prélèvements obligatoires croissent de 120 milliards de francs de 1995 à 1997. Ramenée sur la période 1993/1997, cette hausse atteint les 200 milliards de francs ! Quant à la dette publique, elle augmente de 170 milliards d’Euros ! Pire : calculé sur la période 1993/1997, elle double quasiment et s’accroît de 274 milliards d’Euros.
Une France affaiblie : le creusement des déficits
Les déficits cumulés s’élèvent à 187 milliards d’Euros de 1995 à 1997. C’est pour les combler et payer les dépenses courantes que Jacques CHIRAC a recours aux privatisations. Il brade le patrimoine national pour payer ses déficits : celles-ci rapportent 15,25 milliards d’Euros de 1995 à 1997, 21,3 milliards sur la période 1993/1997.
Jacques Chirac veut promouvoir le respect : qu’il commence par respecter ses promesses !
En 2002, comme en 1995 avec la " fracture sociale ", Jacques CHIRAC promet de libérer les énergies et les Français en abaissant la fiscalité, le chômage et les inégalités.
Une France anesthésiée : la croissance en berne
L’investissement, qui représente l’avenir de nos emplois, est en chute libre. Il baisse de 16,8 % en 1995 à 16,1 % en 1997. Cette baisse de l’investissement, qui atteint 0,8 % en moyenne par an, est supérieure à celle de l’Allemagne (-0,5 %) et de l’Italie (-0,3 %) La consommation des ménages est freinée par les hausses des impôts et des taxes : majoration à deux reprises du taux de la CSG, hausse de la TIPP, de la taxe d’habitation, de la TVA de 2 points, ... Elle contribue à la croissance à hauteur de 0,7 points en 1996 et 0,1 % en 1997 (contre 1,4 % en 2000).
Une France appauvrie : la solidarité en panne
Le RMI connaît sa plus forte progression. En 1997, la France compte plus d’un million d’allocataires du RMI, dont 310.000 de plus sous les gouvernements Juppé et Balladur. Cette tendance est inversée, ...depuis 1999.
Une France délaissée : la montée du chômage
Le chômage dépasse le seuil des 3 millions, celui des jeunes passe de 22 % à 25 % et celui de longue durée augmente de 30 %, passant la barre du million.
Jacques Chirac et Alain Juppé ont fait trois choix pour répondre à cette situation :
- Une loi de lutte contre l’exclusion, jamais financée et soldée par la dissolution
- Un changement de mode de calcul pour masquer une hausse de 320.000 chômeurs en a peine deux ans
- Des " contrats initiative emploi ", aux résultats médiocres pour un coût démesuré : chaque CIE coûte 45 735 Euros tandis qu’un emploi créé par le passage aux 35 heures coûte 11 434 Euros.
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