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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > 2002 Citoyens numériques > " Lionel JOSPIN, le candidat de la révolution numérique " | ||
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Première publication : 20 mars 2002, mise en ligne: mercredi 20 mars 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF La fête de l’internet se déroule cette semaine et a pour thème " vivre l’internet au quotidien ". Pour les français, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont devenues un enjeu croissant. Le candidat RPR veut occulter le passif de la droite avant 1997 face à l’arrivée de l’internet et ignorer les résultats du chantier volontariste engagé par Lionel JOSPIN pour les NTIC. Le candidat RPR va jusqu’à plagier les proposition formulées depuis janvier par les socialistes. Mais les français ne s’y trompent pas : à la question du candidat qui semble le plus apte à développer les NTIC, 27 % d’entre eux répondent Lionel JOSPIN contre 15 % pour J. Chirac, 9 % pour J.-P. Chevènement et 8 % pour A. Madelin (sondage CSA du 6-7 mars auprès d’un échantillon national représentatif). 1) Les NTIC, un défi pour la société, un enjeu fort pour la campagne Les NTIC sont dans notre quotidien, au travail comme à la maison, à l’école, dans l’administration comme dans la vie associative. 60 % des salariés travaillent avec ou au contact de l’ordinateur. 35 % des foyers disposent d’un ordinateur et plus de 20% d’entre eux sont connectés à l’internet. On recense désormais plus de 16 millions d’internautes de plus de 15 ans. 36 millions d’entre nous ont un téléphone portable. L’émergence, le développement et la diffusion des NTIC dans l’ensemble du système productif vont modifier profondément les équilibres économiques. En changeant notre façon de produire et de consommer, les NTIC portent en germe une nouvelle révolution industrielle. A eux seuls, les secteurs des NTIC - informatique, télécoms, multimédia, internet... - représentent déjà plus de 5 % du PIB et tirent l’innovation. Pour les français, les NTIC sont un sujet d’intérêt croissant, notamment chez les jeunes : selon une enquête TMO-CSA de décembre 2001, 43 % des Français et 75 % des 18-24 ans disent s’intéresser beaucoup ou assez aux NTIC. Ainsi, la politique numérique doit se construire à destination de tous, ceux qui ont la technologie comme ceux qui ne l’ont pas encore. Dès lors, quoi de plus légitime que nos concitoyens accordent une place privilégiée au rôle des pouvoirs publics pour développer les nouvelles technologies et expriment en ce sens des préoccupations concrètes et variées afin de réduire le fossé numérique, améliorer leurs relations avec l’administration et bénéficier de l’essor d’une puissance industrielle dans les NTIC : diffusion plus large des NTIC, accès sur tout le territoire, éducation et formation, protection de la vie privée mais aussi simplifications administratives ou soutien aux jeunes entreprises innovantes. 2) La droite est passée à coté des NTIC ; le gouvernement de Lionel Jospin a relevé le défi Convaincu de l’importance déterminante pour notre pays des NTIC, Lionel JOSPIN a conduit depuis 1997 une action volontariste et transversale qui a porté ses fruits. Car l’inertie des gouvernements Balladur et Juppé dans ce domaine, marquée par leur incompréhension des enjeux avait fait prendre un retard dangereux à notre pays face à la révolution de l’internet. Chirac déclarait ainsi le 10 mars 1997 : " l’ordinateur (...), dans une ou deux générations, ce sera une réalité socio-économique (...) ", actant un bilan - et une vision - d’impuissance et d’inaction. Résultat : 1% des écoles et moins d’1% des fonctionnaires connectées à l’internet en 1997, alors que les principaux pays développés avaient déjà engagé des politiques publiques pour la diffusion des NTIC et l’internet. Il a fallu attendre l’arrivée de Lionel JOSPIN au gouvernement pour que soit engagée une véritable politique de développement de l’internet pour tous. Dès août 1997 Lionel JOSPIN lance le programme d’action gouvernemental pour la société de l’information (PAGSI), qui a représenté depuis cinq ans plus de 1,5 milliard d’ euros (10 milliards de francs). L’engagement et les réalisations sont mesurables dans tous les domaines : • pour une société de l’information solidaire, la lutte contre le fossé numérique social, culturel et générationnel est la priorité : déjà 3 000 points d’accès publics à l’internet animés par 5 000 emplois-jeunes formateurs au multimédia, dont les premiers utilisateurs sont les jeunes, les demandeurs d’emplois, les retraités ; mise en place de formations à la micro-informatique et à l’internet pour tous les demandeurs d’emploi ; abaissement spectaculaire des tarifs d’accès à l’internet (0,29 _ par heure - 1,90 F) grâce aux pressions du gouvernement pour permettre à la concurrence de s’exercer. • réduire la fracture géographique : en décembre 2003 tous les villages de France seront raccordés aux réseaux de téléphonie mobile. Pour permettre l’accès de tous les Français au haut débit en 2005, l’Etat soutient les initiatives des collectivités locales avec 230 millions d’_ (1,5 milliard de francs) en investissement et 1,5 milliards d’_ (10 milliards de francs) en prêts bonifiés de long terme. • l’école équipée et connectée, la formation des enseignants généralisée, l’accès à l’internet de tous les lycées et collèges et de 62% des écoles primaires réalisé ; Le Brevet Informatique et Internet (B2I) est lancé pour toutes les classes de 3ème ; la connexion à internet à haut débit de toutes les chambres d’étudiants des cités universitaires lancé. • l’administration électronique est une réalité : diffusion gratuite sur l’internet de toute l’information publique essentielle, accès à plus de 1000 formulaires administratifs et à plus de 110 téléprocédures sur www.service-public.fr, accès au réseau pour plus de 80% des ordinateurs de l’administration, développement du courrier électronique pour les relations entre l’administration et l’usager. En cinq ans, notre pays s’est mobilisé pour les nouvelles technologies. Dans certains domaines, comme pour l’administration électronique ou la R&D dans l’internet, il est reconnu aujourd’hui comme à la pointe. La droite, hier -quand Alain Juppé voulait brader Thomson multimédia, devenu depuis l’une des premières entreprises mondiales pour les terminaux numériques - comme aujourd’hui, ne croit pas en la France et ne comprend pas où sont nos atouts. Nos entreprises des NTIC, notre réseau de recherche, nos créateurs de contenus sont parmi les meilleurs d’Europe. 500 000 ménages ont déjà accès au haut débit, contre 150 000 en Grande-Bretagne. Le taux de croissance de l’internet en France a été le plus fort d’Europe en 2001. 3) Les engagements de Lionel JOSPIN en faveur de la révolution numérique par l’internet et le haut débit pour tous, sont forts et clairs, à la mesure des enjeux : un accès pour tous à l’internet à haut débit, à un équipement, et à une formation adaptée Lionel JOSPIN est déterminé à continuer à mobiliser pour favoriser l’accès à l’internet de tous les Français et créer les conditions permettant de faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe, par les tarifs d’accès à l’internet les moins chers d’Europe, l’accès au haut débit sur l’ensemble du territoire et la R&D et les secteurs des NTIC les plus performants. Tous les français, sur tout le territoire et quelles qu’en soient les modalités, doivent ainsi avoir accès à l’internet et aux facilités que cela permet tant les NTIC peuvent modifier et modifient la vie de chacun. Cela exige surtout pour chacun l’accès à un équipement personnel ou non, à l’internet et à une formation adéquate. Car ne nous y trompons pas : l’enjeu en terme de développement est similaire à celui de l’accès à l’eau et à l’électricité pour chaque foyer dans les trente glorieuses. Dans cette optique, les jeunes sont notre priorité afin que chaque jeune puisse disposer des outils informatiques devenus indispensables dans le parcours éducatif. Car pour les enfants, de l’école à l’université, l’accès à la société de la connaissance et du savoir passe aussi par la maîtrise de ces outils. La priorité portera ainsi sur les jeunes dans leurs études, par un " plan numérique pour l’équipement personnel des jeunes, de l’école à l’université " à travers un triple objectif : Ces objectifs forts seront atteints par un soutien de l’Etat à l’équipement des écoles et, s’agissant de l’équipement personnel, par un soutien bénéficiant en priorité aux revenus les plus modestes. La priorité doit également continuer à porter sur un accès géographiquement égalitaire en poursuivant l’initiative " haut débit 2005 " qui vise à raccorder progressivement l’ensemble des foyers à l’internet à haut débit, y compris des les zones rurales, par un soutien financier de l’Etat aux différentes techniques possibles sous la forme d’un fonds national de péréquation " territoire numérique ". Enfin, pour désamorcer les problèmes créés par les NTIC et l’internet en matière de sécurité et de confidentialité dans les relations afin de disposer d’un outil sûr, et en matière de propriété intellectuelle afin de ne pas décourager la création et l’innovation, nous adapterons aussi notre droit, pour assurer une bonne régulation de l’Internet, pour protéger la vie privée et éviter les excès de la marchandisation. |
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