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Lettre n° 14


APRÈS L'ERIKA : INTERNET, PRÉVENTION ET GESTION DES CRISES

25 novembre 1999


A propos de l'ouragan qui a dévast la France, Bruno Oudet, Président du chapitre français de l'ISOC, faisait observer, aux journées d'Autrans "qu'aucun des reportages sur le sinistre n'a parlé de ce que pourrait être l'apport de l'Internet en pareille circonstance. Pourtant une meilleure prévention, une plus grande efficacité dans l'organisation des secours, une plus grande solidarité ne sont-ils pas à notre portée grÅce au réseau des réseaux ? Force est de constater que l'Internet n'est pas encore pris au sérieux lorsque l'on parle de sujet aussi important qu'une catastrophe nationale". Dans le même registre, la catastrophe de l'Erika constitue un véritable cas d'école pour tous ceux qui s'intéressent aux usages du réseau des réseaux dans les situations de crise. On a vu, dès le naufrage du pétrolier, fleurir des sites et des pages d'information : on pouvait y suivre la progression de la nappe de fioul, l'état de la pollution, site par site, le lancement des premières initiatives pour le nettoyage du littoral ou le sauvetage de la faune, les coordonnées des interlocuteurs et coordonnateurs locaux. Ces initiatives provenaient d'individus, de collectivités locales, d'organisations de protection de la nature. Les deux quotidiens régionaux, Télégramme de Brest et Ouest France, ont largement relayé les informations (et les URL) provenant de pres d'une cinquantaine de sites et pages personnelles consacrés a l'Erika. La vitalité et la réactivité des initiatives issues de la société civile, parfois appuyées sur les collectivités locales, relayées par la presse, contrastent avec la pauvreté des informations qu'on trouvait sur les sites des administrations.



Flambée de sites d'information et de coordination

Mareenoire.org se proposait de mettre en relation l'ensemble des intervenants (administrations, communes, associations, entreprises, bénévoles...) et diffusait les informations susceptibles d'aider à la lutte contre la pollution. Militants, aussi, ils affichent leur volonté de faire pression sur le gouvernement et les industriels pour obtenir l'indemnisation des victimes et l'amélioration des conditions de transport des produits dangereux.

Dès le 13 décembre se mettait sur pied erika@radiophare.net, un bulletin d'information mutuelle par courrier depuis l'Ile de Ré, puis, un site Web où chaque jour des géographes tenaient à jour un dispositif de cartographie en ligne. Radiophare.net proposait des cartes réactualisées des nappes échappées de l'Erika, les noms des maires des communes touchées et leurs numéros de téléphone. On trouvait sur le site de Radiophare un formulaire qui permettait de centraliser les observations sur l'ampleur des dégÅts ainsi que sur les actions en cours. Quelle est la commune dont les cútes ont été polluées ? Quelle partie de cette commune est touchée ? Entrez éventuellement le nom du secteur pollué Quel type de pollution observé ? Quelles actions d'information mutuelle avez-vous entreprises ?

http://www.radiophare.net/info/observ_pollu_form.php3


"Cette marée avait le mérite d'être à retardement, on aurait pu s'y préparer ", avance son animateur, Olivier Zablocki pour justifier la mise en place d'un réseau de " vigies " tout au long de la cúte atlantique. Le réseau compte une cinquantaine d'internautes actifs, plusieurs centaines d'abonnés à la liste de diffusion. Il souhaite aussi provoquer un débat et organisait, tout au long de la crise des "auditions publiques" . Pres d'une cinquantaine de sites proposaient ainsi une cartographie de la pollution (comme http://erika.articque.com:1999/), des informations localisées, des recueils de témoignages, des reportages photographiques.

SOS oiseaux mazoutés proposait des reportages photos, un décompte des oiseaux recueillis, les coordonnées des différents centres de soins.

Le site de la presqu'île de Guérande dressait la liste des communes touchées par la marée noire, des numéros de téléphone, des lieux de rendez-vous, des conseils à suivre avant de se rendre sur les plages (outils, vêtements...). On pouvait s'y inscrire en ligne pour participer aux opérations de nettoyage.

http://www.pays-blanc.com/erika exposait même une solution pour capter le pétrole qui flotte, en tenant compte de l'état du pétrole et de l'état de la mer.


Marée protestataire

La colère a fusé aussi sur la toile comme un geyser. Selon un usage désormais bien établi, le web a amplifié les initiatives militantes : pétitions et appels au boycott. Les détournement de pubs et du site officiel de Total ("Nous n'irons plus chez Total et ce n'est pas un hasard ", " Special fuck TotalFina ", " Pétition pour le boycott de TotalFina ") ont été largement relayées par la presse. Autant d'initiatives qui tentaient de mobiliser deux des armes favorites des internautes : humour et harcèlement électronique.

Amis de la terre : http://www.amisdelaterre.org
Elus écologistes : http://www.fedel.org
Centre d'information sur l'énergie et l'environnement : http://www.ciele.org
Verts : http://www.verts.imaginet.fr/erika/index.html
http://x-arn.org/index_271299.html
http://perso.infonie.fr/bobig/total.htm
http://www.pavu.com/erika-total-boy/
http://x-arn.org/users/utrema/histoire/hist_logo.html
http://www.radiophare.net/totalboycott/totalfina_01.html
http://home.worldnet.fr/s-jano/polit/total.html
Campagne antitotal : http://www.multimania.com/antitotal/


TotalFina embarrassé par un faux échange de courriers électroniques

Un message a circulé début janvier avec en introduction ce commentaire anonyme :"Instructif ! [voila] comment la multinationale pétrolière responsable de la marée noire tente d'étouffer l'expression citoyenne". S'en suit une présumée discussion par mail entre cadres dirigeants de TotalFina à propos d'une pétition en ligne appelant au boycott des produits Total. Le prétendu échange de mails, daté du 3 janvier 2000, concerne une dizaine de hauts responsables du groupe, dont il est possible de découvrir les noms sur leurs adresses mail en copie conforme. Parmi les destinataires, on trouve le PDG Thierry Desmarest, mais celui n'intervient pas dans l'échange de mails. La discussion porte sur les moyens de contrer une pétition qui circule actuellement sur le Web Internet. Les propositions avancées sont assez surprenantes: recours à la justice, appel aux Renseignements généraux pour retrouver l'auteur du texte, proposition de lancer une campagne de désinformation. Les responsables cités appartiennent soit au comité exécutif soit au comité directeur du groupe. Le groupe n'a pas l'intention de porter plainte. Une attitude raisonnable aussi, tant les pistes du mail semblent se perdre dans les limbes du Net.

http://www.journaldunet.com/0001/000120total.shtml


L'Internet public en retrait

La vitalité et la réactivité des initiatives issues de la société civile, parfois appuyées sur les collectivités locales, relayées par la presse, contrastent avec la pauvreté des informations qu'on trouvait sur les sites des administrations. On ne s'interroge ici, ni sur l'ampleur ni sur l'efficacité de la mobilisation des administrations, mais sur la manière dont les administrations se sont saisies (ou non) d'Internet pour la diffusion des informations et la coordination des initiatives des acteurs concernés.

Jusqu'à fin décembre, on trouvait sur les sites des ministères concernes (Equipement, Intérieur, Environnement, Marine nationale) des informations à dominante institutionnelle mais assez peu d'informations opérationnelles ( à l'exception de MeteoFrance). Le site de la Marine Nationale proposait le récit du sauvetage de l'Erika, et propose désormais un bulletin sur les travaux et observations en cours sur l'épave. Le centre de recherche publique IFREMER se contentait d'expliquer, sur une page, sa contribution au plan polmar et comment marche la surveillance de l'espace littoral. Le site du tres controversé Cèdre (Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux), qui lui-même renvoyait vers le site de MteoFrance et celui de la Marine Nationale.

http://www.ifremer.fr/cedre/accidents/erika/erika_index.htm


Le ministère de l'Equipement présentait une information abondante (mais non actualisée) sur les acteurs concernés (services ministériels, services de proximités, instances internationales, réglementation). Le Ministère de l'Environnement propose, en revanche, depuis le 6 janvier un bulletin pratiquement tous les deux jours qui fait le point sur les dégÅts, la mise en ìuvre du plan POLMAR, l'état des fonds engagés dans la lutte contre la marée noire...

http://www.environnement.gouv.fr/actua/cominfos/comdec99/erika-1.htm


Contributions d'artistes contre la marée noire

Ces contributions peuvent être du texte, de l'image fixe, de l'image animée, des fichiers son. Chaque œuvre sera géoréférencée sur une carte du littoral et sera mise en vente sur un site web crée à cet effet. Le produit de cette vente en ligne servira à développer des actions citoyennes pour la protection du littoral et l'information des populations.

artel@radiophare.net

De la marée noire a l'ouragan Impressionné par la mobilisation qui s'est opérée autour de la catastrophe de l'Erika, Bruno Oudet, président du chapitre français de l'ISOC, a mis en place un site, www.solidarite.com.fr, pour coordonner les actions de solidarité qui vont probablement prendre forme après l'ouragan de la fin décembre.

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Conjuguer la veille citoyenne et l'action administrative


L'association Admiroutes a été tres active dès le déclenchement du désastre. Le dossier consacré à "L'affaire Erika et Internet" mettait en relief, tres tôt, l'utilisation d'Internet dans la mobilisation contre la pollution des mers et des côtes. "Actuellement, les évènements de l'Erika montrent qu'en France, l'Etat ne sait pas le faire. Il n'y a pas de forums sur la question du transport maritime. Quand boîte à lettres il y a, et qu'elle n'est pas fermée devant l'affluence (voir le ministère de l'environnement) celui qui envoie un message reçoit une réponse d'attente, du type : merci de votre courrier. Il n'y a pas là de quoi mobiliser les énergies. Quant au plan des services déconcentrés de l'Etat, posons la question de savoir quelle administration a ouvert un site web d'information et de mobilisation : préfecture, DDE, DRIRE ".

http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/reflexion.htm


On y trouvait aussi, dès le 20 décembre, une série de propositions sur l'usage des technologies de l'information pour prévenir de nouveaux naufrages polluants dans les eaux européennes :

"- publier sur un site Internet (public ou associatif) les différents livres de bord des autorités terrestres et navires en veille ou en intervention sur le rail Finisterre-mer du Nord. Ces données sont des données publiques, puisqu'obtenues à partir de l'intervention d'agents publics ou assimilés. Le public peut exercer un droit d'accès. La numérisation des logs-books peut se faire très facilement, par scanning ou photo numérique. Le coõt serait quasi nul. On trouverait là une première information concernant les navires en infraction. "

- publier de la même façon les comptes-rendus de visite des inspecteurs portuaires sur les navires en transit. Là encore, il suffirait de doter ces inspecteurs d'un appareil photo numérique, avec lequel ils saisiraient , outre leurs propres observations, les "papiers" des navires inspectés. "

- définir, dans le cadre d'un forum ouvert (notamment à tous professionnels de la mer), ce que devra être un Label Navire propre qui serait décerné, non seulement aux navires, mais aux armateurs et chargeurs acceptant de recourir à de tels navires. Ce label serait publié sur Internet. Si le label était reconnu internationalement, il deviendrait une norme obligatoire. En attendant, il ne constituerait qu'une présomption à valeur indicative, utilisable par des associations de prévention.

"- définir a contrario, et de la même façon, ce que pourrait être une liste noire, "indicative" avant de devenir officielle, de navires dangereux, à exclure des eaux territoriales ou tout au moins, à surveiller particulièrement. La liste serait également publiée sur Internet.

- définir, toujours dans le cadre d'un forum ouvert, ce que devrait être une force garde-cúte, en France et dans les eaux européennes: nature et positionnement des navires et aéronefs, administrations en charge, origine des équipages, accords de coopération internationale, budgets et financements (avec appel aux fonds européens). "

http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/complais.htm

Voir aussi "Travailler en réseau contre la pollution des mers"
http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/agir.htm

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François Hollande : il faut agir dans l'urgence mais aussi changer la nature et le sens des politiques publiques


L'indemnisation

C'est le rôle des assureurs, c'est leur fonction économique et c'est en somme leur mission. Ces indemnisations ne sont que la contrepartie des cotisations et des primes que nous versons. Une catastrophe par définition ne se produit qu'exceptionnellement, alors que nos cotisations sont versées annuellement. La rapidité avec laquelle le responsable de la Fédération des assurances a envisagé l'augmentation des primes a pu légitimement surprendre. Parce qu'au regard des provisions importantes qui ont été constituées par les compagnies d'assurances, et les profits non négligeables qui ont été dégagés, nous pouvions penser -non pas par solidarité mais simplement par logique économique- que les compagnies d'assurances ne se déroberaient pas, nous le pensons d'ailleurs encore. Il était au demeurant cocasse d'entendre le responsable des sociétés d'assurances envisager une augmentation des primes alors que ce même dirigeant -par ailleurs vice-Président du Medef-- n'a pas eu de mots assez cruels ces dernières années pour dénoncer les augmentations des cotisations de Sécurité sociale face à des risques sociaux dont nul ne peut nier l'importance. Une fois encore, le principe de cohérence n'est pas totalement respecté. Il faudra sans doute aussi en matière d'indemnisation l'intervention de l'Etat au titre de la solidarité nationale. Cela vaut aussi bien pour les particuliers comme pour les entreprises.


La reconstruction et la réparation

Cela touche des domaines aussi différents que la forêt, la pêche, l'habitat ou le tourisme. Il faut à la fois des moyens nouveaux, mais aussi des politiques structurelles. Les moyens nouveaux, c'est la création d'un fonds d'aide spécifique pour les collectivités ou pour les secteurs économiques qui sont les plus atteints. Il faut également des mesures structurelles et nous pensons bien évidemment à une politique de formation des personnels, aussi bien pour travailler dans les forêts, que pour répondre aux besoins de réparation dans les logements, que pour tenir compte de ce qu'il faudra faire dans les sites touchés par la marée noire. A l'évidence, il y a des besoins de main d'ìuvre mais il n'est pas toujours simple pour les entreprises ou les collectivités de trouver les personnels compétents, ce qui exigera au-delà même de la loi sur la Formation professionnelle qui doit être discutée cette année au Parlement, de mettre en place sans tarder des dispositifs de formation pour que les hommes et les femmes qui peuvent se consacrer à ces métiers puissent être formés en conséquence.


La prévention

Pour la tempête, nos normes de construction publique et pour l'habitat privé, il n'y a pas toujours d'anticipation par rapport à des événements de cette nature. Il faudra des changements réglementaires. Concernant la marée noire, nous ne pouvons pas en rester là. Il y a déjà eu des catastrophes ces dernières années qui n'ont pas produit les changements souhaités par les élus et par la population. Nous proposons donc qu'il y ait un contrúle plus effectif du transport maritime au plan national comme au plan européen, la fin des tolérances en matière de pavillons de complaisance -ce qui supposera de changer un certain nombre de règles dans l'organisation mondiale de la navigation et enfin d'être plus draconiens dans l'accès aux ports des navires qui sont ainsi affrétés pour le transport de matériaux dangereux ou de produits extrêmement nocifs pour l'Environnement. A partir d'un événement comme celui-là, il faut agir dans l'urgence mais aussi changer la nature et le sens des politiques publiques.

Lundi 10 janvier 2000

http://www.parti-socialiste.fr/html/prem_secretaire/interventions/index.html

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Lettre de Radiophare et d'Admiroutes aux ministres de la défense, de l'équipement et de l'environnement


Au nom de l'Initiative Coopérative d'Information Radiophare (association loi de 1901) à laquelle s'associe l'association Admiroutes (association loi de 1901), nous rassemblons et diffusons depuis les sites Internet Radiophare.net et Admiroutes. asso.fr des informations concernant la protection du littoral contre les transports maritimes dangereux, et la politique qu'il conviendrait d'adopter en France et au plan international pour améliorer la prévention, le contrúle et les moyens d'intervention des autorités maritimes.

Un des objectifs est d'aider les Pouvoirs Publics dans la définition de la politique annoncée en ce sens par le Premier ministre. Nous vous serions donc très obligé de bien vouloir dans ces conditions nous faire indiquer par vos services, à l'adresse électronique des auteurs de ce message (ou par toute autre voie si vous ne voulez pas répondre par mail) :

- Le dispositif actuel détaillé de suivi des mouvements de navires dans la zone des 200 milles en Manche et Atlantique : Cross, moyens de télécommunications et portées, radars et portées, moyens aéronavals d'intervention, capacités et rayon d'action, modes de compte-rendu d'activité, etc.

-
Les scénarios-types recommandés en cas de crise (navire avec cargaison dangereuse avec ou sans propulsion, notamment). - Les lacunes à ce dispositif constatées en cas d'urgence (conditions météo défavorables ou pointes de trafics à problèmes notamment)

-
Le dispositif renforcé tel que celui dont les services compétents estimeraient devoir disposer pour réduire "fortement" les risques d'accidents. Il s'agit d'une estimation subjective, indispensable cependant pour évaluer les problèmes humains et budgétaires à résoudre.

-
Les problèmes de coopération se posant avec les pays maritimes frontaliers.

-
Et toutes autres informations que vous jugeriez pertinentes, concernant notamment le programme Equasis, l'éventuel suivi des navires réputés dangereux par balise Argos, etc.

Nous avons bien noté l'effort important de communication réalisé sur votre site Internet, mais ces données précises n'y figurent pas encore. Nous envisageons de publier les réponses que vous voudrez bien nous faire parvenir sur nos sites Internet, ainsi que lors de l'Audition publique que nous organisons à La Rochelle-La Palisse le 31 janvier 2000.

En espérant que ce mode inédit de communication avec les Français rencontrera toute votre attention, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération

Olivier Zablocki - http://www.radiophare.net/erika

Jean-Paul Baquiast - http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/index.htm

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Marée noire : Manifestation le 5 février à Nantes


Tout au long du littoral atlantique des collectifs anti-marée noire, riches de leur diversité, se sont créés pour exprimer leur indignation et agir pour que plus jamais ne se reproduise une telle catastrophe maritime, écologique et économique. Pour amplifier leur action, après les manifestations de Quimper, Lorient, Saint-Nazaire et Vannes, s'appuyant sur le succès de la marche de l'indignation de Batz sur Mer au Croisic, ils appellent tous les citoyens à participer massivement à leur initiative commune : une grande manifestation inter régionale, le samedi 5 février à 15 heures à Nantes.

UMIVEM, Les Amis des Chemins de Ronde, Eaux et Rivières de Bretagne, SEPNB, Collectif Pêche et Développement, Avenir et Sauvegarde de Sauzon (Belle-Ile), Collectif des Associations de Protection du Golfe du Morbihan, Réseau 56 Sortir du Nucléaire, ADPLL, ADSEL, Environnement et Modernité, Les Petits Débrouillards de Bretagne, Amis du Pays entre Més et Vilaine, Comité de protection des Marais de Redon, Amis de Locmiquel Baden et Golfe du Morbihan, Amis de Kervoyal, Défense et Sauvegarde de la Baie de Vilaine, Bemdez, Forum Breizh 2001, Emgann, Roue Libre, Den Dour Douar, ADPEP, Ligue des Droits de l'Homme, CCFD, CSF, CNL, UDAF, AC!, Ensemble l'Autre Vannes, SUD PTT, CGT, FSU, SNUIPP, CFDT, SGEN, LCR, UDB, Fédération Anarchiste, PCF, Parti Socialiste, Les Verts.

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