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Vous êtes ici : Accueil > Positions et propositions > Contributions aux conventions et congrés du Parti socialiste > Convention nationale sur l’entreprise (21-22 novembre 1998) > Amendements au texte "Quelle entreprise pour quelle société ?" : Exposé des motifs | |
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CONTRIBUTION DETEMPS RÉELS A LA CONVENTION ENTREPRISE DU PARTI SOCIALISTE (NOVEMBRE 1998) samedi 21 novembre 1998 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Dans une convention "Entreprise", nous ne pouvons pas ignorer l’impact majeur de la "révolution informationnelle" sur les conditions de compétitivité, les modes d’organisation et de gestion des entreprises. L’automatisation des tâches routinières de production, y compris dans les services, est déjà très avancée dans les économies développées. Il devient de plus en plus difficile de gagner en compétitivité en recherchant un degré supérieur de mécanisation. La compétitivité se gagne aujourd’hui en innovant sur les produits, les processus et dans le service apporté aux clients. L’information et les technologies associées sont au cœur du processus d’innovation comme du contenu de ces innovations. En d’autres termes, les technologies de l’information et de la communication sont d’autant plus stratégiques pour notre économie que la concurrence ne se joue plus seulement sur les coûts, mais sur l’innovation et la relation clientèle. Nous devons cesser d’analyser les technologies de l’information comme des moyens d’automatiser des processus existants, de "rationaliser" et de substituer du capital au travail : ce qu’il y a de nouveau dans la mutation économique que nous vivons, c’est que l’information est devenue un facteur de production à part entière. Cela est désormais vrai dans tous les secteurs économiques :
L’information entre d’une manière de plus en plus importante dans la composition d’un nombre croissant de produits et de services qui concerne tous les secteurs économiques. Une automobile contient plus de puissance informatique qu’un micro-ordinateur. L’achat d’un produit en supermarché déclenche une chaîne d’échanges d’informations permettant d’en traiter le réassortiment, d’en mesurer l’adéquation au marché et l’adaptation de sa présentation en linéaire, etc. Les services financiers sont de plus en plus personnalisés et font appel à des échanges d’information plus riches entre la banque, son client, différents partenaires qui contribuent à la fourniture du service... Par conséquent, c’est désormais d’une meilleure capacité à produire, exploiter et échanger l’information que dépend la compétitivité de notre économie, donc notre croissance. Nous devons nous saisir de cette question car la compétitivité de notre économie, donc l’emploi, en dépendent à court et moyen terme. Nous devons être capables, à la fois d’en prévenir les risques, et de la considérer comme porteuse d’espoir, et non sous le seul angle de l’adaptation à des conditions extérieures que nous subirions. L’une des perspectives historiques du socialisme consiste à combattre, non pas le travail, mais l’aliénation par le travail : les technologies de l’information et de la communication peuvent être un moyen de combattre cette aliénation. Cela n’arrivera pas tout seul. S’il veut comprendre l’entreprise et agir sur elle, le Parti Socialiste doit intégrer à sa réflexion les conditions de développement des nouvelles technologies dans la sphère productive, et non seulement dans la sphère financière.
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