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Vous êtes ici : Accueil > Positions et propositions > Paris, métropole numérique (Municipales 2001) > Paris, métropole numérique | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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2001 Imprimer cet article | Cet article au format PDF
L’economie parisienne est d’ores et deja tirée par la "nouvelle economie" et les activites liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Paris (et la région parisienne) figurent parmi les pôles europeens de la nouvelle economie. Elles doivent cette position à une serie d’atouts structurels, plus qu’aux efforts ou impulsions de la Municipalité. La Ville a pris tres peu d’initiatives : elle s’est contentée de " gerer " passivement les atouts dont dispose la capitale. Il conviendrait de comparer la politique de la municipalité parisienne dans ce domaine avec celles d’autres metropoles europeennes (Stockholm, Bologne, Londres...) mais aussi avec celles de communes voisines, comme Issy les Moulineaux ou Montrouge. L’objet de cette reunion (et de cette note) est de savoir si Paris continue de gérer passivement les atouts dont elle dipose, si elle se donne l’objectif de " rester dans la course ", ce qui suppose qu’elle s’assigne une veritable ambition. Remarque 1 : n’y a pas de raison de limiter le champ d’action au seul champ de la creation d’entreprises ou des "jeunes pousses". Si l’on raisonne en termes d’emplois (et de fiscalité locale), c’est tout le champ du developpement economique qu’il convient de considerer : • creation d’entreprises • implantation d’activites de developpement de produits et de services • implantation a Paris des fonctions centrales des entreprises Remarque 2 : Nous avons distingué, au sein de la "nouvelle economie" trois dimensions : • Le "nouveau paradigme productif" ... Et l’importance pour les entreprises de trouver sur place les prestataires de services et de conseil qui leur permettent de conduire • L’emergence d’un sous-secteur de l’economie entierement tournee vers la fourniture de " produits et services numeriques " • L’importance croissante d’une nouvelle generation d’infrastructures " : réseaux a haut debit, capacités d’hebergement informatique, data centers, call centers. 1. Conforter-renforcer l’attractivite de Paris comme pole economique dans le contexte du "nouveau paradigme productif" Paris (et la region) concentrent un grand nombre de sieges sociaux d’entreprises ou certaines des fonctions centrales des grands groupes mondiaux. Paris (et la region) doivent cette position aux facteurs traditionnels de localisation : effet de marché, place financiere, capitale administrative, connexion aux grands reseaux de transport (TGV, liaisons aeriennes, autoroutes...), gisement de competences (universites, grandes ecoles...).. Avec l’emergence d’un nouveau paradigme productif, d’autres facteurs de localisation prennent de l’importance. Le nouveau paradigme productif
Informatisation des echanges inter-entreprises (EDI, extranets, " places de marché " ) Ces nouvelles organisations productives, rendues possibles par Internet et l’informatique en reseau, entrainent des gains de productivité, de competitivite et de reactivité. Ils permettent aux entreprises de faire plus efficacement, a moindre cout ou plus vite ce qu’elles faisaient deja. Ces nouvelles organisations se developpent dans les grands groupes, et se diffusent, de proche en proche, dans les PME ( notamment quand elles sont sous-traitantes des grands groupes). Un tissu de prestataires de services "Il y a des tas d’entreprises qui, à mon avis, ne vont pas avoir nécessairement les compétences pour développer ce genre de système. Elles vont s’appuyer sur des sociétés comme France Télécom, IBM, il y aura de grands acteurs et puis de nouveaux acteurs." JP Goninet, directeur des operations Cisco France Pour mettre en place ces nouvelles organisations productives, les entreprises (notamment les grands groupes) font appel a un grand nombre de prestataires de services, ou leur sous-traitent certaines fonctions ( externalisation). • societes de services et d’ingenierie informatiques (SSII) • societes de conseil en organisation • hebergeurs et serveurs • data centers • call centers • web agencies La strategie de developpement economique de la Ville doit desormais integrer pleinement la dimension des réseaux de telecommunications. Un autre avantage d’Issy-les-Moulineaux, c’est quelle est très bien desservie en termes d’opérateurs alternatifs et qu’on y trouve - et on est gros consommateur - des coûts de télécommunication intéressants. On y trouvait la sécurité parce que nous avions la double source et il est clair que du fait d’être à côté de gens comme Compaq, Thomson, Cap Gemini, etc., il y a toute une irrigation qui se fait naturellement. Jean Pascal Goninet, directeur des operations Cisco La connectivité (infrastructures de base, connexion avec les grandes passerelles intercontinentales, redondance des accés telecom) va revetir une importance croissante dans les stategies de localisation des entreprises : grands groupes, entreprises moyennes, entreprises technologiques, entreprises de la " neteconomie "... Paris est en concurrence directe avec une poignee de grandes metropoles europeennes : Londres, Berlin, Francfort , Amsterdam ... Mais aussi avec ses voisines. Contrairement à d’autres villes, Paris n’a pas tiré le meilleur parti de l’ouverture a la concurrence. 2) Conserver et attirer a Paris les "infrastructures" de la nouvelle economie Les SSII, societes de conseil et d’assistance, hebergeurs, web agencies sont masssivement presents à Paris (et dans la région) car c’est là que sont basés les " grands comptes " : sieges sociaux, filiales des groupes etrangers, administrations centrales. Paris, et la region parisenne, concentrent d’ores et deja : • 5.000 sociétés de services informatiques, (Paris : 43% des SSII) • les plateformes europeennes des grands acteurs du logiciel (dont Microsoft.. • les grands acteurs du conseil en organisation • les principaux congrès et salons dans le domaine informatique : It Comdex, Networld/Interop, Forum des technologies de L’information ...., • les centres de recherche : l’Intitut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), le Centre National d’Etudes et Télécommunications (CNET) • universités et grandes écoles parisiennes Les services informatiques et intellectuels constituent le principal gisement d’emplois "Il va falloir s’assurer que l’information qui va être donnée et les services qui vont être apportés autour de ces centraux, vis-à- vis du client final, soient complétés de services de proximité. C’est là que le gi-sement d’emplois est le plus important et il sera dispersé en fonction des im-plantations géographiques du marché tel qu’il est. " Bernard Dufau, President d’IBM France Entre 1997 et 1998, 93 200 emplois ont ete crees dans les services : la majorite d’entre eux dans les " services aux entreprises " (+ 55 300), dont 41 000 dans le secteur du conseil et de l’assistance, principalement des emplois liés au developpement d’applications informatiques. En 1998, les activites informatiques representent 27% des emplois du secteur " conseil et assistance " (17% en province). La region concentre plus de 56% de l’effectif total français travaillant dans les activites de service informatique. En 10 ans (de 1989 a 1998), les services aux entreprises ont contribue pour 46% aux creations d’emploi de la region. L’activite de " conseil et assistance " (majoritairement liee a l’informatique) a cree 145 000 emplois dans la region ( alors que les activites de recherche-developpement ont enregistre un recul, sous l’effet des delocalisations). La vitalité de ce tissu de prestataires repose sur un gisement de professionnels independants et de microstructures : developpeurs, graphistes, concepteurs... Tirer parti de l’effet de marché (les clients) et de l’effet de place (les compétences) > Effet de marché : la proximité des clients "Pourquoi la région Ile-de-France ? Bien évidemment une bonne partie des entreprises françaises y sont si-tuées ou y ont des centres de décision et on se doit d’être proche de ses clients.La première raison était la proximité des centres de décision. On peut voir un phénomène de concentration : peut-être une reconcentration de nouvelles sociétés plus près du coeur de Paris pour des raisons de transports et de proximité du client. Amsterdam, Bruxelles, Londres et Paris sont les plus gros centres et, après, ce sera une compétition internationale .... L’autre point important, ce sont les acquisitions : on en a fait en Israël, au 11 Danemark, en Angleterre ; on n’en a pas fait encore en France mais je pense que ça viendra et là, ce sera de la mobilité. On ne va pas demander à la société qu’on va racheter de se délocaliser, par contre il y a encore des "ponts" qui vont se faire. " Jean Pascal Goninet , directeur des operations Cisco > Un bassin de competences "L’accès aux compétences, l’accès au savoir-faire, à la matière grise. Vus par notre entreprise qui est mon-diale, les points forts de la France - le seul conseil que je puisse vous donner, c’est d’essayer de faire en sorte que les points forts le restent -, c’est la matière grise, en particulier en région parisienne mais ce n’est pas le seul endroit de France. Si vous regardez des bassins comme celui de Grenoble, de Rennes, de Toulouse, il existe d’autres endroits où la matière grise est importante. Ceci étant, nous assistons aujourd’hui à un manque, une insuffisance de per-sonnel qualifié vis-à-vis de nos métiers et c’est un problème national qui se ma-nifeste aussi sur la région parisienne." Bernard Dufau, president d’IBM France "De manière générale, les cadres, les cerveaux, souhaitent s’ins-taller dans des endroits où les écoles, les collèges et les lycées sont de qualité. Certains départements de la couronne parisienne sont, sur ce plan-là, relative-ment désavantagés. Et c’est certainement un des problèmes très importants qui est dans la tête d’un certain nombre de dirigeants d’entreprise qui s’installent quelque part : est-ce que mes enfants ou les enfants de mes salariés vont trouver à la fois un enseignement de qualité et une sécurité dans le système scolaire ?" F. Leconte, société ADES > L’effet de place La fréquence des relations locales entre ingénieurs et la proximité des différents acteurs de la chaîne de valeur ajoutée de l’électronique, de l’informatique et des télécommunications permettent de développer des produits en concertation avec certains de leurs futurs utilisateurs et de mieux prendre en compte leurs besoins. Cette dynamique existe aussi entre les entreprises. Les pratiques d’essaimage, de spin-off, ainsi que la circulation des employés d’une entreprise a l’autre, développent une dynamique de " recyclage " interne et externe enrichi. La mobilité du personnel est favorisé par la concentration geographique des entreprises. Criteres d’implantation des prestataires intellectuels et techniques : m2 + connectivité "Nous sommes à la recherche de mètres carrés supplémentaires. Un des problèmes qu’on a rencontrés, sachant qu’on voulait rester dans une couronne qui allait des Hauts-de Seine, limite Essonne, jusque dans le 95 vers Cergy, nos employés ont eu leur mot à dire. Ils ont exclu La Défense pour des raisons purement psychologiques (ils n’ont pas aimé l’environnement qu’offre La Défense). On a fait une pré-enquête et on s’est rendu compte en fait que c’était Boulogne, Sèvres, Issy-les-Moulineaux, Malakoff ; pas tellement Paris à cause des difficultés à y pénétrer quand on vient de l’extérieur. Cette couronne a donc orienté nos choix et il fallu trouver 12 000 m , tout en pensant que ça ne nous suffirait pas dans les années à venir. On ne voudrait pas aller trop loin et on a des problèmes pour trouver des mètres carrés qui soient bien desservis, proches des transports en commun et d’infrastructures de télé-communications..." Jean Pascal Goninet, directeur des operations Cisco "Vous parliez du prix du mètre carré. En fait, l’offre produit va évoluer et tenir compte de ce que j’ai dit. Vous aurez des bureaux qu’on estime nécessaires, et peut-être chers, pour une partie de votre activité ; vous aurez des endroits plutôt de passage et des endroits où l’on peut réaliser un certain nombre de tâches assez simples qui seront excentrés et certainement moins chers. Mais faisant ce métier, vous devez vraiment réfléchir à ce qui va se passer dans cinq ou dix ans ; le monde dans lequel on est, les nouvelles technologies, on n’imagine pas l’im-pact que ça aura dans le futur sur ce domaine de l’immobilier." Bernard Dufau, President d’IBM France Les infastructures de la nouvelle economie : centres d’appel, data centers, hebergement > Centres d’appels "L’idée selon laquelle on ne peut faire des centres d’appel qu’en Irlande ou dans d’autres pays moins chers nous paraît complètement désuète. La démonstration a été faite, et nous l’avons nous-mêmes faite, puisque nous avons créé un centre d’appel en région pari-sienne, à Montrouge ou Malakoff, qui est une espèce d’hôtel ouvert mais qui donne une prestation très fine, très nouvelle. Il ne s’agit pas d’aligner 500 ou 700 personnes, il s’agit de proposer aux PME de développer leur propre centre d’appel rapidement, de manière très commode et très conviviale, voire même pour certaines entreprises (Microsoft nous l’avait demandé) d’héberger temporai-rement leur centre d’appel. Et cette fonction centre d’appel, il ne faut pas la perdre trop de vue ; il ne faut pas que la région parisienne, qui est l’un des centres économiques les plus importants de la France, voit partir toute cette ac-tivité tertiaire, en province peut-être mais surtout dans des pays étrangers." Christan Bret, directeur de la stratégie de France Telecom > Data centers. "Ce sont des "usines" pour faire de l’arrière-plan (back office) , c’est-à-dire pour gérer des données et des informations qui seront distribuées dans le monde entier. Premièrement, l’arrière-plan ne va pas créer beaucoup d’emplois : ce sera très informatisé, très industrialisé, avec beaucoup de finances, de capital et de l’emploi plutôt de matière grise et de haut niveau parce qu’il faudra optimiser l’utilisation du capital. Ceci dit, ce sont des implantations stratégiques fortes. Elles vont générer autour beaucoup de métiers et beaucoup de choses. Ce n’est peut-être pas ce dont vous rêviez en termes d’emplois. Mais en ce qui concerne les schémas intellectuels précédents : données en termes d’emplois au mètre carré, ce ratio-là va diminuer, il y aura moins d’emplois au mètre carré pour ce genre d’implantations, en revanche, il est fondamental de les avoir... Parce que si vous les avez en Angleterre, en Suède, en Espagne, au Portugal, je vous certifie que pour un certain temps on va le regretter en France. Deuxième point, ce sont des tâches qui normalement devraient générer des em-plois de proximité, près du client final..." Bernard Dufau, President d’IBM France "Nous avons assisté dans le monde à des annonces gigantesques de créations de data centers. Chacun s’évertue à dire : on va en créer 100 000 m 2 , 25 dans le monde, ils vont tous être plus grands les uns que les autres. Tout le monde a fait des an-nonces autour de la table. Nous en avons fait une, il y a une dizaine de jours, pour annoncer que nous en créerions cinq, et je peux vous dire qu’il y en aura dans la région parisienne. Pourquoi la région parisienne ? Il s’avère que les data centers doivent être assez proches des lieux de communication majeurs, des entreprises, des noeuds de ré-seaux et quand on regarde la situation de la France, les noeuds sont plutôt en région parisienne qu’en Bourgogne." Christan Bret, directeur de la stratégie de France Telecom "Sur la Plaine-Saint-Denis, on a vu s’installer MCI world.com sur 13 000 m 2 ... on voit MKI qui n’est pas loin de MCI qui prend plus de 100 000 m 2 , ce qui est considérable... Quand on vous implante un hôtel internet de 100 000 m 2 , on peut se poser des questions : ces grandes surfaces à proximité immédiate de Paris, à 3 mn de la gare du Nord par le RER, n’étaient pas du tout prévues pour ça au départ. Et toute collectivité raisonne surfaces/emplois, or un hôtel inter-net, ce n’est rien comme emplois : sur les 100 000 m 2 , on va avoir 120 per-sonnes. Qui donc a intérêt à venir à proximité de ces infrastructures très lourdes qui ont pour but de trimballer des infos très loin ?" D. Clément, Plaine développement Une dynamique de developpement d’activites autour des accés telecom "Ce type d’activité a une contrainte particulière, la nécessité d’avoir une redondance des accès télécom et d’avoir deux, trois ou quatre accès différents. Il y a une corrélation évidente entre la dispo-nibilité des infrastructures télécom alternatives, par nécessité, et ces centres d’hébergement" M. Thepin, IAURIF "Global crossing est en train de s’implanter dans le 93, vers Saint-Ouen ou Clichy. Ils sont en train de mettre en place 10 000 m 2 de salles informatiques, ce sont donc de gros investissements. Et qu’est-ce qu’ils recherchent ? Ils recherchent la proximité de télécommunications, des mètres carrés dans des zones qui sont en train de se re-faire une jeunesse." JP Goninet, directeur des operations Cisco France Les sociétés qui offrent des capacités d’hébergement sont des points nodaux entre notamment les fournis-seurs d’accès Internet, les exploitants de sites internet voire les opérateurs de télécommunications. Elles contribuent à l’implantation d’autres en-treprises dans leur environnement géographique. C’est cette dynamique qui a fonctionné dans le secteur du Sentier et de la République à Paris où les "sociétés.com" se sont localisées parce qu’elle y ont trouvé des loyers moins onéreux, des services offerts par la société d’hébergement Telehouse et des télécommunications de haut dé-bit à bon marché, compte tenu de la présence de plusieurs opérateurs de télécommunications. C’est cette dynamique qu’il convient de deployer a l’echelle de la ville et non plus d’un quartier. Paris doit conforter sa position comme noeud de l’infrastructure Internet mondiale Les principaux " noeuds " du réseau Internet sont classés en fonction de la capacité de transmission de données (en millions de bauds par seconde) des liaisons internationales Internet au départ de chacun de ces " noeuds ". Celle-ci constitue un indicateur de la qualité de l’infrastructure et de la facilité d’accès aux ressources d’information du réseau Internet pour les entreprises localisées dans chacune de ces villes. Sur les trente premiers carrefours internationaux de l’Internet, 15 se situent désormais en Europe, 7 aux Etats-Unis, 3 au Canada et 5 dans la zone Asie-Pacifique. Paris se place au 5ème rang mondial, mais est distancée par Londres, et par Francfort en tant que noeud du réseau (capacité de transmission de données sur le réseau international) ... Ce problème est peu visible car, en phase de croissance du trafic, chacun croît à son rythme sans ressentir de limitation. Mais dès lors que des stratégies de localisation se mettront en place en fonction de l’importance des capacités installées, une différenciation apparaîtra entre les métropoles. 3) Un pôle europeen/mondial d’innovation dans la creation et les services numeriques Internet ouvre la voie au developpement d’activites (produits, services) qui se deploient, partiellement ou integralement en ligne. • presse et edition electroniques • diffusion d’œuvres : musique, video.... • education et formation en ligne (e-learning).... • commerce electronique de services : logiciels, services de reservation ( transport, spectacles, voyages... • commerce electronique de biens materiels Cette neteconomie est le domaine privilegie des starts ups, mais celles-ci coexistent avec des acteurs traditionnels qui diversifient leurs modes de distribution. Les besoins des acteurs de cette "neteconomie " recoupent ceux des autres entreprises : competences, SSII, call centers, datacenters, web agencies, offre de reseaux hauts debits (pour leur fonctionnement, les relations avec leurs prestataires, leurs partenaires...). Des lors que le marché des acteurs de la neteconomie se confond avec celui de la population d’internautes, le taux de connexion de la population a Internet revet pour elles un caractere critique. • Avec des taux de connexion des foyers de 11% en France et de 17% en region parisienne, les entreprises de la net economie basées en region parisienne sont aujourd’hui desavantagées par rapport a leurs concurrentes britanniques ou allemandes, suedoises ou finlandaises. • haut debit : les strategies de entreprises de la neteconomie sont, plus encore que d’autres, tournées vers le futur : elles anticipent la convergence informatique-telecom-audiovisuel. Elles anticipent sur le taux de connexion du public et sur l’essor des connexions a haut debit. Si Paris devait s’assigner une ambition, face aux autres poles europeens de la neteconomie, on peut envisager deux objectifs : - Une population massivement connectée en haut debit pour experimenter/developper les services innovants ( scenario "suédois ") Les entreprises de la neteconomie conçoivent des services qui tireront pleinement parti du haiut debiot. Certaines de ces entreprises sont tournées vers un marche mondial, d’autres vers des marches linguistiques, d’autres vers le marché national.... Même si les services qu’elles developpent sont et seront rendus a distance, il n’est pas anodin, pour ces entreprises, d’etre situees au cœur d’un bassin de population fortement connectée : elles pourraient experimenter, sur ce bassin de population, des offres de service qu’elles pourront ensuite proposer sur une base geographique plus large. Etre situees a proximite d’une population hautement connectée en haut debit constituerait pour elles un avantage concurrentiel .... - Paris, un des pole mondiaux de la creation numerique (scénario new yorkais) Lyon est devenue, grace a Infogrames, l’un des poles mondiaux du jeu video. Paris pourrait devenir l’un des poles de la creation numerique. • concentration a Paris des fournissseurs de contenus : presse, edition, cinema, television.... • presence de plusieurs dizaines de milliers d’artistes, musiciens, graphistes, designers... • concentration d’un grand nombre d’institutions culturelles (Beaubourg, cite des sciences), musées, galeries... Ce sont des atouts de ce type qui ont joué en faveur du succes de la Silicon Alley a New York 4) Paris, metropole numérique La ville de Paris a été assez peu proactive dans le domaine des technologies de l’information Qu’il s’agisse de favoriser le developpement d’une infastructure de haut debit, de mettre en place de points d’acces publics a Internet, d’encourager la creation de jeunes pousses ( pepinieres, hotels d’entreprises), la ville a pris peu d’initiatives. Dans un domaine proche, celui de l’equipement des ecoles en micros et connexions internet, les initiatives de la ville ont ete tardives. Et malgré la richesse de la ville, l’effort a été moindre a celui d’autres villes françaises. L’informatisation de la ville de Paris est tres en deça de celle d’autres metropoles regionales. Ce diagnostic de passivité vaut pour le Conseil regional d’ile de France : Sur les 60 milliards du contrat de plan, • plus de 30 sont consacrés aux infra-structures de transport, tout compris (qualité de service public, des routes, des autoroutes, des chemins de fer, du tramway, du métro, du bus, etc.). • La part du développement économique dans le contrat de plan a été singulièrement aug-mentée puisqu’on est à plus d’1 milliard. • Les technologies de l’information et de la communication, ne representent que 131 MF La strategie de developpement economique de la Ville doit desormais integrer pleinement la dimension telecommunications Paris et la Region ont pleinement integré la dimension du transport (aeroport, autoroutes, TGV) et la dimension immobiliere ( zones de bureaux, ZAC) dans leur strategie de developpement. Elles restent etonnamment prudentes dans le domaine des telecommunications. La connectivité (infrastructures de base, connexion avec les grandes passerelles intercontinentales, redondance des accés telecom) est d’ores et deja un facteur essentiel pour attirer ou conserver les entreprises : grands groupes, entreprises moyennes, entreprises technologiques, entreprises de la " neteconomie "... Contrairement à d’autres villes, Paris n’a pas tiré le meilleur parti de l’ouverture a la concurrence. • S’agissant des usages professionnels, la connectivité optique reste concentrée dans quelques arrondissements. • S’agissant des usages domestiques, la Ville a, de fait, contribue a la mise en place d’un duopole France Telecom/Suez-Lyonnaise des Eaux. (Un duopole qui aboutit a un partage de facto du marché ; à France telecom le marché de la telephonie vocale, à Noosnet celui de la videodiffusion...). Contrairement a une idee repandue, la Ville dispose de moyens d’action dans ce domaine : en tant qu’amenageur, en tant qu’utilisatrice. Il lui appartient desormais d’accompagner le degroupage. Une strategie muncipale/regionale volontaire et affichée "Il y a vraiment un défi pour les collectivités locales à toutes les échelles, qu’elles soient municipales, départementales ou régionales, pour vraiment prendre la pleine mesure de la nouvelle économie. On voit bien, à travers des tas d’exemples, que des collectivités qui ont négligé les petites start-up s’en sont très cruellement mordu les doigts parce que ces entreprises, après, sont devenues des moteurs de croissance formidables. Il y a une grande révision des critères d’ap-préciation à faire. Quand vous avez la chance de voir arriver une grosse boîte, comme cet hôtel internet, c’est un élément tellement fort, tellement stratégique à long terme que ce serait coupable de ne pas prêter plus d’attention à cette opportunité extraordinaire." F. Denieul Le cas Issy les Moulineaux "Il est clair qu’au moment de notre implantation à Issy-les-Moulineaux, la municipalité a relevé les manches. André Santini et son conseil ont cherché à attirer des sociétés high tech, pharmacie, chimie, informatique, etc. ; ils ont créé un bassin. Et quand on regarde où nous sommes implantés, il y a 15 ans c’étaient les anciennes usines de Thomson, de la Compagnie générale de radiologie. Il y a des tas de bassins comme ça qui peuvent se transformer." JP Goninet, directeur des operations Cisco France "La zone d’Issy-les-Moulineaux, c’est une deuxième jeunesse. Il y a donc des bassins qui peuvent se créer avec des universités pas loin..... Dès l’instant où ce phénomène-là s’enclenchera, vous aurez plus de facilités à attirer les entreprises et c’est ce que fait André Santini en essayant de montrer l’exemple : sa municipalité est câblée." JP Goninet, directeur des operations Cisco France > Une strategie d’ensemble "Et il y a un autre élément très important en termes d’évolution : la relation entre le citoyen et son administration, son gouvernement. Vous êtes ici un Conseil régional, je pense que vous serez d’autant plus capables d’aider des en-treprisesà venir dans cette région si vous-mêmes êtes utilisateurs des nouvelles technologies. Ne croyez pas que les entreprises ne voient pas ce qui se passe ; plus vous serez en avance dans ce domaine-là et plus vous serez attractifs pour les gens qui, d’une certaine façon, vous regarderont pour décider de l’endroit où ils vont s’installer." Bernard Dufau, president d’IBM FRance Annexe 1 : les nœuds mondiaux d’internet
Source : Telegeography Internet Reader / Hubs and Spokes Annexe 2 : Silicon Alley ; le positionnement original de New York face aux autres zones de développement à haut contenu technologique americaines
Annexe 3 : Les principales metropoles numeriques en Europe
Annexe 4 : Un exemple de développement récent : le Silicon Sentier Le sentier à Paris, haut lieu de la confection situé au cœur de la capitale dans un rayon de 500 m_ entre la rue des Jeûneurs, la rue du Sentier et la rue Réaumur est devenu en moins de deux ans le quartier des start-ups de l’internet. Plusieurs facteurs de développement peuvent être avancés pour expliquer le développement de ce quartier :
Au total, le sentier a généré un effet de place relativement sensible en particulier pour les start-ups spécialisées dans le développement de sites commerciaux grands publics puisque pas moins de 50 start-ups se sont installés dans le Sentier depuis l’été 1998. Un nom de domaine a d’ailleurs été déposé pour l’adresse Internet (siliconsenter.com) qui suggère la création d’une réelle identité économique. Annexe 5 : Les pôles de l’economie numérique Le mensuel Wired présentait dans son numero de juillet 2000 un tableau comparatif de 46 metroples et régions urbaines qui, selon quatre critères déterminés, constituent des centres névralgiques de la nouvelle économie. Les quatre criteres (assez reducteurs) sont : La présence d’universités et de centres de recherche La présence de sociétés établies ; Le nombre de startups La disponibilité de capital de risque En attribuant un maximum de quatre points pour chacun des critères, le score le plus élevé est de 16, et n’est atteint que par la Silicon Valley. Paris obtienait une note de 10/16. Sophia Antipolis, seule autre ville de France à figurer au palmarès de Wired, obtenait une note de 8/16. Ajoutons que Paris obtienait le même score que le Bade-Württemberg, mais arrivait après Montréal (12/16), Cambridge-RU (12/16) , Helsinki (14/16) et Londres (14/16) ... Albuquerque, New Mexico Austin, Texas ; Baden-Württemberg, Germany ; Bangalore, India ; Bavaria, Germany ; Boston ; Cambridge, England ; Campinas, Brazil ; Chicago (Etats Unis) ; Dublin, Ireland ; El Ghazala, Tunisia ; Flanders, Belgium ; Gauteng, South Africa ; Glasgow-Edinburgh, Scotland ; Helsinki ; Hong Kong ; Hsinchu, Taiwan ; Inchon, South Korea ; Israel ; Kuala Lumpur, Malaysia ; Kyoto, Japan ; London ; Los Angeles ; Malmö, Sweden-Copenhagen, Denmark ; Melbourne, Australia ; Montreal ; New York City (Etats Unis) ; Oulu, Finland ; Paris ; Queensland, Australia ; Raleigh-Durham-Chapel Hill, North Carolina ; Salt Lake City, Utah (Etats Unis) ; San Francisco (Etats Unis) ; Santa Fe, New Mexico ; Saõ Paulo, Brazil ; Saxony, Germany ; Seattle (Etats Unis) ; Silicon Valley, California ; Fast Followers ; Singapore ; Sophia Antipolis, France ; Stockholm-Kista, Sweden ; Taipei, Taiwan ; Thames Valley, England ; Tokyo, Japan ; Trondheim, Norway ; Virginie (Etats Unis).
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