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La carte-ville ou carte multiservices
PARIS, MÉTROPOLE NUMÉRIQUE - PROPOSITIONS DE TEMPS RÉELS POUR PARIS
2001

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Définition

Une carte ville est une carte à puce multiapplications offrant habituellement tout ou partie des services suivants : Porte-monnaie électronique pour de petites sommes ( < 600 F), billetique transports publics, gestion parkings, parcmètres, bibliothèques municipales (prêts, photocopies), crêches, garderies, cantines (réservation le matin des repas et choix du menu par les élèves), piscines / patinoires / stades municipaux, colonies de vacance, identification de l’administré dans la cadre d’une administration numérique, dématérialisation des procédures administratives, partenariats divers avec des commerçants (paiement, programmes de fidélisation des clients).

La carte ville permet de plus l’établissement de statistiques fiables sur les besoins des usagers et d’ajuster les politiques publiques. Elle simplifie la gestion des impayés et peut jouer à cet égard, en liaison avec les services sociaux, un rôle d’alerte dans un processus de précarisation.

Une carte-ville est émise soit par une municipalité, soit plus fréquemment par une communauté urbaine, en collaboration avec le syndicat gestionnaire du réseau public de transport, associés à des organismes bancaires quand l’application porte-monnaie électronique est retenue.

Implantations en France et à l’étranger

Blagnac (France, 1989), Des Moines (Iowa, USA, 1989), Blois (1991), Guelf (Ontario, 1995), Swindon (Grande-Bretagne, 1995), Hong-Kong (1996), Nevers (1997), Valenciennes (1997), Upper West Side (New York, 1997), Rehovot (Israël, 1998), Tours (1999), Sherbrooke (Québec, 1999), Brest + Quimper + Morlaix (2000), Montpellier (2000), Rennes (2000), Marseille, Lyon (en cours), Francile (Paris / RP, phase expérimentation), Nimes (en cours), Shangaï (en cours).

La carte Francile en région parisienne

La carte Francile est une carte billetique transport mise en place par la SNCF et la RATP sous l’égide du STP. Elle est entrée fin 1999 dans une phase d’expérimentation sur le terrain. Il s’agit d’une technologie de carte à puce dite "sans contact" qui communique par radio entre la carte à puce et la borne, afin de permettre une plus grande fluidité du trafic voyageur aux points de contrôle : Nul besoin d’insérer une carte dans un lecteur, il suffit de présenter son portefeuille à proximité de la borne pour déclencher automatiquement la validation du titre de transport et libérer le portillon.

Il ne semble pas que des négociations aient été menées entre la ville de Paris et les promoteurs de la carte Francile afin d’envisager sa transformation en carte-ville. Une opportunité devrait se présenter lors du passage de la phase expérimentation à la phase opérationnelle, qui verra le quadruplement de la capacité mémoire de la carte.

Il est à noter que la technologie de porte-monnaie électronique initialement retenue dans le cadre de Francile a désormais très peu de chances d’être sélectionnée dans le cadre du processus de standardisation en cours et devra faire l’objet d’une évolution.

Budget

La mise en place d’une carte-ville entraîne des coûts de mise en place et de fonctionnement, mais permet parallèlement de réaliser des économies de gestion tant par l’automatisation d’une partie des procédures administratives ou comptables (formalités en ligne grâce à l’identification de l’administré, automatisation du paiement des cantines ou des piscines, et gestion simplifiée des impayés, principale source d’économies de gestion), que par une gestion au plus près (le nombre exact de repas est préparé par les cuisines, que ce soit en scolaire ou pour le personnel administratif, ce qui entraîne une économie de l’ordre de 7 à 10% sur la gestion des cantines).

A titre d’exemple, la ville de Blagnac (20 000 habitants) avait mis en place dès 1989 une application de carte multiservices, pour un budget de :

-  Bornes de rechargement : 4 bornes à environ 10 000F l’unité soit 40 000F

-  Centre de gestion : 1 serveur (25 000 F) + un réseau local (60 à 80 000 F)

-  Logiciel (40 000 à 100 000 F)

-  Coût de prestations de service (formation, assistance technique...) variable en fonction des besoins.

L’agglomération de Valenciennes (340 000 habitants et 65 communes, mise en place à partir de 1997) a disposé à ce jour d’un budget carte-ville de 52,5 MF réparti comme suit : Ville (32,5 MF), État (8 MF), conseil régional (8 MF), fond FEDER (commission européenne, 4 MF).

En 2000, les villes de Brest, Quimper et Morlaix, ont alloué un budget de 30 millions de francs à la mise en place d’une carte commune aux 3 municipalités.

Pour ce qui concerne la ville de Paris, la mise à disposition de l’infrastucture Francile, ainsi que d’une zone mémoire spécifique à la ville au sein de la carte, à l’occasion du prochain quadruplement de sa capacité mémoire, est techniquement envisageable. Si une négociation en ce sens devait aboutir, la participation financière de la ville serait significativement réduite par rapport à l’hypothèse d’une carte spécifique à la ville.

Visite de Bertrand Delanoë

Il est recommandé de programmer une visite de Bertrand sur le site expérimental Francile :

-  pour mettre en lumière les carences de l’actuelle mandature en matière de NTIC.

-  pour sensibiliser (hors Internet) les têtes de liste aux enjeux technologiques de la prochaine mandature.

-  pour associer à Bertrand une image "nouvelles technologies" au service de tous et de la vie quotidienne des parisiens.

-  éventuellement pour présenter le volet transports publics de notre programme.


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