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PARIS, MÉTROPOLE NUMÉRIQUE - PROPOSITIONS DE TEMPS RÉELS POUR PARIS 2001 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Paris est censée être la "capitale des arts". Cependant, les artistes utilisant, ou désirant s’initier aux nouvelles technologies souffrent d’un manque de soutien de la part de la municipalité. A la fois lieu de diffusion, de distribution et de création, l’internet représente un outil puissant de médiation des démarches et pratiques artistiques auprès d’un public élargi. Cependant, créer par le biais des nouvelles technologies coûte cher et reste fort complexe tant en ce qui concerne l’utilisation que l’initiation à cette nouvelle forme de création. Certes des structures permettant la création existent comme l’ADAC ou les ECM. Cependant elles sont trop peu nombreuses : il n’y a que trois ECM à Paris : Ars Longa, la Maison du Geste et de l’Image et le Batofar. De plus, le trop faible nombre d’espaces consacré exclusivement aux nouvelles technologies et à la création culturelle sous toutes ses formes fait que les artistes qui s’y intéressent se sentent souvent exclus. Il manque donc à Paris des espaces publics d’appropriation artistique des nouvelles technologies ceci afin de permettre à certains publics (plasticiens, musiciens, danseurs et chorégraphes, écrivains, spectacle vivant, etc. amateurs et professionnels) de dépasser leurs handicaps face à l’ordinateur et leur permettre de s’orienter ensuite sur des formations plus spécialisées. Cette mise à disposition d’équipements informatique est d’autant plus nécessaire qu’il faut savoir qu’environ 7.000 artistes d’Ile-de-France sont au RMI et près de 9.000 sont inscrits à la " maison des artistes ". Ces espaces doivent pouvoir bénéficier d’un équipement technologique approprié et travailler avec des informaticiens de haut niveau. Ainsi, cette aide consisterait en une action en amont et en aval de la création artistique afin de permettre une synergie des compétences, des projets et des moyens techniques et de donner à Paris les moyens de ses prétentions en matière de création culturelle liée aux NTIC.
Le but est donc de permettre à certains publics (plasticiens, musiciens, danseurs et chorégraphes...) de s’initier aux NTIC pour qu’ils puissent dépasser leurs handicaps face à l’ordinateur et s’orienter ensuite sur des formations plus spécialisées (cf absence de dispositif de formation pour les plasticiens).
Cette action d’aide à la création culturelle pourrait être pratiquée dans ce qu’on pourrait appeler des " espaces publics d’appropriation artistique des NTIC ". Ces espaces pourraient être regroupés avec les ECM existants, avoir leur identité propre (cf voir les propositions du groupe de travail NTIC de la Commission fédérale culture) ou encore être associés avec la création d’espaces numériques parisiens. En effet, quand on aborde les rapports entre la culture et les NTIC il faut voir qu’il ne s’agit pas seulement de favoriser le développement de la culture pour les artistes uniquement mais qu’il faut aussi démocratiser l’accès à la culture : en cela les NTIC peuvent et même doivent jouer un grand rôle. Il faudrait donc créer à Paris des accès à Internet pour tous pour une culture au quotidien. Ceci se réaliserait en instituant, dans les vingt arrondissements de la capitale, des espaces numériques parisiens, comme il en existe de plus en plus dans les villes de France ; ceci permettrait également de favoriser une mise en réseau entre arrondissements de Paris et le reste de l’Ile de France. Ces nouveaux lieux de citoyenneté et d’échange, associés aux NTIC seront accessibles à tous pour se rencontrer, apprendre à se connecter, à se former etc... Un premier objectif d’une centaine d’espaces numériques parisiens pourrait voir le jour d’ici les cinq prochaines années dans un programme d’aménagement qui comprendrait une montée en puissance de deux à cinq espaces par arrondissement. Ces nouveaux lieux seraient financés de la même façon que les 7000 Espaces Publics Numériques prévus dans le programme gouvernemental (accès du citoyen à la société d’information) annoncés lors du dernier CISI (Conseil Interministériel Société de l’Information), avec un renforcement économique de la mairie de Paris comme maître d’oeuvre.
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