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Lettre n°36

18 Octobre 2000

Les technologies de l'information tirent désormais la croissance et l’emploi…

La part attribuée aux nouvelles technologies dans la croissance de la production française de 1994 à 1998 serait de 20% selon une étude du BIPE.

Cette etude ( et d'autres) permet de trancher sur quelques questions:

• Oui, il y a bien un surcroît de croissance lié aux TIC, et qui se traduit par un solde positif sur l'emploi en France (ce qui n'avait rien d'évident a priori).
• Ce solde dépend dans de vastes proportions de l'organisation du travail dans les entreprises, de la formation continue et de la façon dont elle est menée, bref, de la capacité d'appropriation par le plus grand nombre de ces techniques.
• Si l'ensemble est bien géré en France (comme il l'a été depuis 1997), s'il n'y a pas d'atterrissage trop brutal de l'économie US compte tenu du risque induit par le taux d'épargne très faible des ménages (qui se sont endettés pour investir dans des valeurs de croissance très rapide, mais aussi pour une part très volatiles), si..etc, ce solde représente un enjeu de société absolument majeur, de l'ordre du demi-million d'emplois sur 3 ans.
• Incidemment, l'étude du BIPE montre aussi les limites de travaux trop exclusivement économétriques ou fondés sur des modèles macro pour mesurer le retard avec les leaders mondiaux (Finlande et USA, dans des catégories différentes), car ceux-ci n'intègrent pas la diffusion rapide de techniques par des groupes mondialisés, à leurs filiales mais aussi à leur amont et leur aval (si bien que le retard n'est pas aussi considérable que certains tendent à le penser ou le faire accroire, notamment aux Etats Unis, qui parlent de 5, 7 ou 8 ans, à condition de ne pas déraper sur l'intensité de R&D sur les TIC orientée vers le marché).

TemPS reels

De 74 000 et 190 000 emplois créés chaque année dans les TIC

La part attribuée aux nouvelles technologies dans la croissance de la production française de 1994 à 1998 serait de 20% selon une étude du BIPE, pour le secrétariat d’État à l’industrie.

Cette étude montre que le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) a atteint depuis 1996 une croissance en volume de 10 % par an, un chiffre très supérieur à ceux affichés par les secteurs d’activité traditionnels.

En matière d’ emploi l’effet des TIC est également trés positif : fin 1998, les TIC employaient 660 000 personnes, soit 2,9 % de la population active. En quatre ans, 108 000 emplois ont été créés, dont la moitié au cours de la seule année 1998. Selon l’étude, " le secteur des TIC exerce une influence prépondérante sur le reste de l’économie ". Si les nouvelles technologies ne constituent que 2 % de la consommation finale, elles représentent 11 % des investissements et 8 % des consommations intermédiaires.

La diffusion des TIC " permet dans chaque branche de développer de nouvelles fonctionnalités, d’améliorer les services associés aux produits ou encore de personnaliser l’offre, d’où des effets positifs sur la consommation et plus généralement sur l’activité ", jugent les analystes.

La contribution à la croissance des NTIC varierait de + 0,6 point à 1,6 point par an. Enfin, l’étude estime qu’entre 74 000 et 190 000 emplois seraient créés chaque année par les TIC.

http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p133.pdf

Le marché français des télécoms a crû de 12,4% en 1999

Le marché français des télécommunications a crû l’an dernier de 12,4% à 175,8 milliards de francs contre 156,4 milliards en 1998, grâce à l’explosion des mobiles et à l’essor des données, dont internet, indique le dernier rapport de l’Autorité de régulation des télécommunications.

La part de la téléphonie fixe dans le chiffre d’affaires total du marché diminue au profit de celle de la téléphonie mobile, qui atteint 22,4% du total contre 16% en 1998. La croissance de la téléphonie fixe n’est que de 3%, contre +52,2% pour les mobiles, et 11,3% pour le transport de données.L’évolution de la téléphonie locale est particulièrement intéressante, relève l’ART: les communications locales hors internet baissent de 4% en volume, tandis que les communications d’accès local à internet font un bond spectaculaire de 153,2% en volume. La hausse de l’accès local à internet en terme de chiffre d’affaires est moindre (88,2%) traduisant la pression sur les prix avec l’essor des offres internet au forfait.

La concurrence a nettement accru sa part du marché des communications longue distance, à 20% en 1999 contre 5 à 6% en 1998. 92 opérateurs sont désormais titulaires de licences en France, contre 67 l’année précédente. 3 millions d’abonnés sont directement " branchés " sur le réseau d’opérateurs concurrents de France Télécom pour leurs communications longue distance, à travers l’option de la sélection du transporteur, qui leur évite de former un préfixe ou un code devant le numéro du correspondant.

La concurrence s’est traduite par une baisse continue des prix des communications pour le téléphone fixe depuis 3 ans en France, selon l’ART. La baisse a été en moyenne de 7% en 1999. Elle est plus marquée dans les marchés en forte concurrence comme les communications interurbaines (-22,2%) et les communications internationales (-19,9%).

Croissance de la publicité en ligne

462 millions de francs ont été investis en publicité sur le web français au cours des six premiers mois de l'année, selon les résultats officiels publiés le 17 octobre par l'IAB (Internet Advertising Bureau) et Pricewatershouse Coopers.

Ce chiffre traduit une forte croissance par rapport à la même période de l'année 1999, qui affichait des revenus ne dépassant pas 170 millions de francs. Au cours des six derniers mois, les revenus publicitaires ont connu une croissance continue, passant de 49 millions de francs en janvier à près de 100 millions de francs en juin, soit une augmentation de 104 %.

Les nouveaux médias — sociétés internet, services en ligne, sites d'information, etc. — constituent les principaux annonceurs (37 %), devant la vente par correspondance (18 %). L'IAB France a comptabilisé la présence d'à peu près deux tiers de marques "numériques" (activité entièrement en ligne) contre un tiers de marques traditionnelles. Trois autres secteurs économiques s'affirment en tant qu'annonceurs importants : la banque (8 %), le voyage (5 %) et l'informatique (4 %).

http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0016329.html?nl=zdnews

Ventes sur internet: une part encore infime du commerce de détail en France

Le commerce électronique démarre lentement en France: il ne représente encore que 0,05% du chiffre d'affaires des ventes de détail, soit l'équivalent des ventes annuelles de deux supermarchés. Il serait freiné par le manque de moyens de paiement sécurisé, selon une étude du CREDOC.

Fin 1999, on estimait qu'environ 800 000 cyberconsommateurs avaient réalisé un peu plus d'un milliard de francs (195 millions$ CA) d'achats sur Internet.

Les ventes sur Minitel représentent un montant sept fois plus important, indique cette étude publiée aujourdHui et réalisée conjointement par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) et le Cabinet Raffour-Interactif.

À l'heure actuelle, les principales réticences à l'achat en ligne portent sur la sécurité du paiement: c'est l'avis de 67% des 1 500 internautes interrogés en septembre 2000.

Les autres freins cités sont, dans un ordre décroissant, le surcoût lié à la livraison (50%), la réutilisation possible des données personnelles (47%), les interrogations sur le service après-vente (44%), le délai de livraison (25%) et l'absence de relation commerciale face à face (23%). Seuls 10% ne citent aucun obstacle.


Indicateurs

Un foyer français sur trois équipé d’un micro à la fin de l’année

Selon GfK, le développement d'Internet en France va inciter les foyers français a s'équiper de matériel informatique, ou a le renouveler. Ainsi, le taux d'équipement en micros-ordinateurs des foyers français devrait atteindre les 30% a la fin de l'année alors qu'il n'était que de 26% fin décembre 1999.

Le marche français dans le domaine a été très dynamique au premier semestre 2000 avec 1,68 million d'unités vendues, soit une progression de 7,6% en volume (7,5% en valeur pour un chiffre d'affaires de 15,9 milliards de francs).

Les prix moyens du marche ont été stables, avec une entrée de gamme a 5490 francs...

Cette année n'aura pas son lot de "promotions rentrée", la stratégie des distributeur visant plutôt a offrir "un choix de configurations adaptées aux différents segments de clientèle"...

On observe, en effet, une flambée sur le prix des ordinateurs entrée de gamme. Après avoir atteint un plancher de 3990 F en 1998, les promotions démarrent désormais aux alentours de 5500 F. Deux raisons à cela. D’abord l’équipement : les consommateurs sont mieux informés et donc plus exigeants. Le modem est devenu un équipement standard, les moniteurs 17 pouces se généralisent et 45 % des PC neufs sont désormais équipés de lecteurs DVD-ROM.

Par ailleurs, les fabricants cherchent à améliorer le design de leurs produits : couleurs attrayantes, écrans plats, développement de la technologie sans fil, etc. Une conséquence directe du succès de l’I-Mac.

Le marché professionnel est nettement moins euphorique. L’explosion (+ 22 %) du nombre de portables achetés n’a pas compensé la forte décrue des ventes de PC de bureau.

http://www.transfert.net/fr/net_economie/article.cfm?idx_rub=86&idx_art=1594

Selon TMO, en un an, le nombre des foyers équipés est passé de 5 millions à 5,7 millions, soit une augmentation de 14 %.

51 % du parc micro grand public - 6,5 millions d'unités - se concentre chez les foyers les plus aisés (31 % de la population totale). Pour 60 % des foyers interrogés, le budget consacré à l'achat d'un micro-ordinateur oscille entre 7 000 francs et 13 000 francs. Une proportion restée stable sur un an.

Toujours selon l'enquete de TMO, realisée auprès de 8000 personnes, les utilisateurs de PC sont majoritairement des jeunes :

-44% ont moins de 24 ans

-27% ont entre 25 et 39 ans

-24% ont entre 40 et 54 ans.

Au chapitre des usages, le jeu représente 55% des utilisation d'un micro ordinateur, les applications personnelles, 39% et l'éducation des enfants, 29%.

Mais le nombre de connectés à domicile semble plafonner.

Le marché de l'internet domestique en France a été stagnant sur la période 15 avril au 15 juillet, selon les chiffres de l'Association professionnelle du secteur. . L'Afa récolte les déclarations de ses membres, c'est-à-dire en gros neuf dixièmes des fournisseurs d'accès.

Bilan du trimestre qui vient de s'écouler : 4 147 000 comptes actifs à 40 jours déclarés, contre 4 105 000 au 15 avril. Soit un maigre 1,02 % de croissance. Le même taux qu'il y a dix-huit mois... Alors qu'au début de l?année le marché a gagné 1 million d'internautes en trois mois, d'avril à juillet 2000 seuls 42 000 nouveaux sont venus les rejoindre... (loin des 150 000 nouveaux internautes annoncés par Netvalue pour le seul mois de mai, sur la base d'un sondage).

L'effet vacances n'explqie que partiellement cette " panne de croissance" : la période de mesure s'arrête au 15 juillet.

Rappelons que le baromètre IDC affichait 6,3 millions d''accédants ou "postes connectés" pour un nombre total d'internautes ou '"utilisateurs Internet" de 8,6 millions en France, pour le premier trimestre 2000.

• Le baromètre internet publié par 24 000 Multimédia-Médiamétrie/ISL recense les internautes tout court et avance le chiffre de 7,172 millions de personnes âgées de 15 ans et plus.

En termes de progression, les deux études se rapprochent : par rapport à la fin 1999, le nombre d''accédants aurait crû de 24 % et les postes connectés de 27 %.

http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0014359.html

Les internautes français dans le peloton de tête en Europe pour la durée cumulée de navigation sur le web,

Selon le nouvel outil de mesure de l’audience du réseau mis en place par Médiamétrie, les internautes français ont passé en moyenne six heures 47 minutes sur l’internet en juillet, loin derrière les Américains (9 heures 41 minutes), mais dans la foulée des Japonais (8 heures et 1 minute) et largement devant les Britanniques (4 heures 57 minutes), les pays scandinaves ou l’Italie.

Le panel fournit également le nombre de sessions, c’est-à-dire le nombre de fois où l’internaute se connecte sur le réseau. Avec 15 sessions, les Français se placent derrière les Américains (18) et les Japonais (17), mais devant les Britanniques (11).

Quant au nombre de pages vues par mois, il atteint 609 pour les Français, 709 pour les Américains, 763 pour les Japonais et seulement 387 pour les Britanniques.

Parmi les grandes catégories de sites, les plus consultés sont évidemment ceux des " télécoms et services internet " (85,6% des internautes les ont consultés au moins une fois) suivis par les " portails et moteurs de recherche " (82,3%) et par le " divertissement " (43,3%). Les sites d’information ont cumulé 33,9%, ceux de " finances et bourse " 28,2% et ceux de sports 10,1% seulement. Plus surprenant, la catégorie " adultes " ne recueille que 17,3% alors que les sites érotiques sont souvent présentés comme un des moteurs du web.

La moitié des foyers français a un mobile

Le marché de la téléphonie mobile grand public à 15,3 millions de mobiles à usage privé, soit une progression de 18%. 31% des personnes non équipées ont l'intention d'acquérir un mobile, dont 14% dans les douze mois qui viennent.

Sur la base d'une dépense moyenne de 241 francs par mois, le marché en valeur est évalué à 44 milliards de francs.

Le forfait 2 heures reste la première formule d'abonnement (35%) mais il continue de perdre du terrain (-8 points) par rapport à l'enquête précédente au profit de la carte prépayée (31%, soit +9 points).

40% des PMI ont leur site Web

Selon une enquete du secretariat d'Etat à l'Industrie, réalisée fin 1999 auprès de 5 600 PMI sont des plus encourageantes, 70 % des PMI sont connectées à Internet, contre 28 % en 1997. Et cette progression s'observe de la structure de vingt salariés à celle de plus de deux cent cinquante personnes. En outre, un tiers des entreprises qui ne sont pas encore reliées pense le faire d'ici l'année prochaine.

De manière générale, 80% des PMI ont un réseau local, 25 % un intranet et 90 % utilisent le téléphone mobile. Par ailleurs, 40 % des sondés possèdent un site Web. S'il est utilisé majoritairement dans le cadre de la communication institutionnelle, le commerce électronique fait une timide percée.

http://www.01net.com/rdn?oid=117496&rub=1651

 

 
 
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