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Lettre n°27 - Militantisme et communication politiques en ligne (2)

29 mai 2000

 

Dans le monde

Venezuela : Report des élections pour cause de problèmes informatiques

"Les conditions techniques et informatiques pour garantir un processus électoral transparent et sans failles ne sont pas réunies." Jeudi 25 mai, après quatre heures de délibérations, le tribunal suprême vénézuélien a prononcé le report immédiat des multiples élections du dimanche 28 mai.

Une entreprise américaine, Election Systems & Software (ESS), était chargée de mettre en place la base de données informatiques regroupant la totalité des candidats et le logiciel de décompte des votes. Elle devait également fournir tous les ordinateurs et envoyer 10 000 ingénieurs sur place pour contrôler le tout. Avec 33 000 candidats pour 6 000 postes et quatre élections différentes, la tâche s’est avéré plus complexe que prévu. Résultat : le système informatique n'a pas supporté la masse de données…

"Nous avons réalisé plus de 11 000 modifications sur la base de données en quelques semaines, s'excuse John Groh, le porte-parole d’ESS dans la presse vénézuélienne. Les noms des candidats étaient souvent mal orthographiés, d’autres avaient changé de circonscription et il nous manquait la quasi-totalité des candidatures de deux États."

CNE : http://www.megaelecciones.com
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=896

 

Malaisie : L'opposition musulmane lance une télévision sur internet

Le journal malaisien Harakah, organe du principal parti islamiste d'opposition, lance une Web-TV pour contrer les restrictions de parution dont il a récemment fait les frais. En mars 1999, le gouvernement avait réduit le rythme de parution de Harakah, passé de deux fois par semaine à deux fois par mois.

La chaîne de Web-TV est accessible sur le site Internet du journal, Harakahdaily.com, avec des informations en Bahasa, la langue officielle, et en anglais. Elle transmettra des informations censurées par les autorités et des interviews avec les principaux dirigeants du parti d'opposition. Elle se propose, à terme, d'être une Web-TV complète, avec du sport et du divertissement".

La liberté de la presse est presque inexistante en Malaisie, mais le Premier Ministre Mahatir Mohamad, dans un effort de promotion de son pays comme "paradis technologique" aurait promis de ne pas censurer Internet.

Le site du journal compte environ 700.000 pages vues par mois, et espère atteindre le million de visites grâce à la première Web TV de Malaisie. Le journal Harakah est un bimensuel tiré à 270.000 exemplaires.

Le site web du journal a été lancé pendant les élections générales de novembre 1999, au cours desquelles le PAS a gagné du terrain aux dépens de la majorité, pour devenir le premier parti d'opposition au Parlement.

Selon le président du PAS Fadzil Noor, la nouvelle chaîne internet devrait bénéficier d'un nouveau programme gouvernemental, qui offre des prêts à taux préférentiel pour les acheteurs d'ordinateurs. "Plus ils vendront d'ordinateurs, plus notre web TV aura de l'audience", a-t-il expliqué.

Cuba : le régime castriste lance un site de contre-propagande

Le ministère cubain des relations extérieures a mis en ligne le 23 mai un site Internet de contre-propagande, visant à informer la planète des effets dévastateurs du blocus commercial mis en place par les Etats-Unis. Le site n'hésite pas à parler de génocide en décrivant les effets du blocus sur la population cubaine. On y retrouve toute l'histoire des relations américo-cubaines, qui ont mené à la mise en place de l'embargo, ainsi que les dispositions législatives américaines à l'encontre de l'île. Parmi les dossiers présentés sur le site, les conséquences de l'embargo dans le domaine médical, un état des lieux de la mobilisation internationale pour l'arrêt du blocus, ainsi que de nombreux liens vers d'autres sites cubains.

http://www.cubavsbloqueo.cu/

 

Serbie : B2-92 contourne la censure de Milosevic par le Net

Hébergés par la télévision municipale de Belgrade, Studio B, contrôlée par l’opposition, les journalistes de B2-92 sont accusés par le régime de Slobodan Milosevic d'avoir appelé à maintes reprises à "renverser le pouvoir".

Depuis sa création en 1989 sous le nom de B92, c’est la quatrième fois que les émissions de la radio indépendante sont suspendues.

La police serbe a pris possession au début du mois de mai des locaux de la télévision d’opposition Studio B, qui abrite la radio indépendante B2-92. Désormais, l'équipe sait réagir vite pour continuer à diffuser ses informations sur Internet et par satellite. Quelques heures seulement après cette nouvelle interdiction, les programmes étaient disponibles sur le site de la radio, en format MP3 et Real Audio. "Nos serveurs sont situés à l’étranger, ce qui nous permet de contourner la censure en continuant d’émettre presque comme si de rien n’était", explique son rédacteur en chef. Qui souligne combien l’utilisation d’Internet est vitale pour un média comme B2-92 : "il nous permet de toucher beaucoup plus de monde. Hier soir par exemple, la partie anglaise du site a reçu plus de 61 000 visites."

http://www.freeb92.net
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=861

 

En France

28.000 "cybermanifestants" pour la presse, à l'appel de RSF

Près de 28.000 personnes ont participé sur internet à la première manifestation virtuelle en faveur de la liberté d'expression dans le cadre de la 10e journée internationale de la liberté de la presse.

Reporters sans frontières (RSF) avait invité les internautes à se connecter dès 15h00 sur des sites web partenaires la manifestation, entre autres celui de la Fnac ou cybermanif.com pour marquer à leur manière leur soutien à la liberté de la presse.

A l'issue de cette "cybermanif", à 18h00, la Fnac a recensé 27.852 connexions.

Les internautes ont reçu chacun une preuve électronique de leur participation.


Vache folle : une liste de discussion, une lettre ouverte, un appel à la transparence

Ses 180 membres ont l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) comme intérêt commun, et pour objectif la publication d'informations précises, détaillées et actualisées sur le sujet.

Mercredi 12 avril, une cinquantaine d'entre eux ont adressé une lettre aux trois ministres chargés du dossier de la " vache folle ".

" En tant que citoyens et, pour un certain nombre d'entre nous, également en tant que professionnels, nous nous sentons particulièrement concernés par les problèmes que soulève l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en France et dans l'Union européenne pour la santé humaine et pour la santé animale ".

Dans le cadre de cette liste, créée en mai 1999, ils suivent de très près l'actualité scientifique, réglementaire et politique sur ce sujet. Un groupe aux origines diverses où se retrouvent chercheurs, vétérinaires, médecins, responsables d'organisations de l'agriculture et de l'élevage, ingénieurs de l'industrie agroalimentaire, patrons d'abattoirs et industriels de la viande, responsables de la distribution ou de la restauration collective, journalistes et responsables d'associations de consommateurs, de parents d'élèves et de défense du cadre de vie, citoyens concernés pour des raisons sanitaires personnelles ou familiales, ou encore, plus simplement, individus intéressés par cette " grave question ".

" A partir de ce suivi collectif et quotidien, nous sommes arrivés à la conviction qu'un certain nombre d'informations devraient être régulièrement portées à la connaissance du public, si nous voulons, grâce a une plus grande transparence de l'information, répondre aux interrogations des professionnels, d'une part, et de la population, d'autre part. Certaines de ces données ont été ponctuellement communiquées à la presse. (...) Il s'agit, pour ce qui concerne notre pays, des données issues du réseau de surveillance épidémiologique, relatives aux suspicions et aux cas confirmés, autochtones et importés, d'ESB, par départements, par an et par mois, par années de naissance. "

Les responsables de cette initiative estiment que l'on peut aller plus loin et que ces informations pourraient être actualisées et communiquées régulièrement. Mises à disposition sur un site Web, elles seraient facilement disponibles.

esb@saphir.jouy.inra.fr
L'article du Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2079-50872-QUO,00.html

 

A Droite

Démocratie libérale héberge les sites libéraux

Démocratie Libérale ouvre un nouveau site. : http://www.demlib.com

Alors que les fédérations et les sections socialistes doivent se débrouiller, chacune dans leur coin, pour trouver une solution d'hébergement, Démocratie Libérale ouvre un service d'hébergement gratuit pour les sites libéraux et les pages web personnelles des militants de DL.

" Zone libre est bien plus qu'un simple service d'hébergement de page web, c'est une authentique communauté d'intention libérale. Son ambition : aider au développement de contenus éditoriaux libéraux sur le web francophone.

Vous souhaitez faire héberger votre site sur Zone-libre, rien de plus simple, ils vous suffit de remplir ce formulaire et en moins de quarante-huit heures nous vous ouvrirons un espace sur Zone-libre. "

Démocratie Libérale se réserve "le droit discrétionnaire d'interdire la publication d'un site".

http://www.sitelibre.com

VGE ouvre un site quinquennat.ne

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing vient d'ouvrir un espace interactif afin de recueillir les réactions du public et lui donner la parole sur la réforme du quinquennat.

On y trouve notamment la proposition de loi constitutionnelle visant à réduire la durée du mandat présidentiel à cinq ans, l'intervention de VGE à l'Assemblée, un forum interactif ainsi qu'un sondage en trois questions : "avez-vous envie de voter la prochaine fois pour un Président de la République, pour 5 ans ou pour 7 ans ?", "faut-il limiter à deux le nombre de mandats successifs ?" et "souhaitez-vous que cette réforme aboutisse ?"

http://www.quinquennat.net

Mairiedeparis.com

L'enchanteur de Paris (qui s'etait fait connaître en piratant le nom de domaine du site de Balladur, et qui a réalisé le site de Démocratie Libérale) vient de créer un site pour la campagne municipale parisienne.

Mairiedeparis.com etait, jusqu'alors, plutôt focalisé sur la désignation de la tête de liste parisienne.

http://www.mairiedeparis.com


RPF : le site Internet, enjeu de la rivalité Pasqua-de Villiers

La rivalité entre Charles Pasqua, et Philippe de Villiers s'est cristallisée autour du référendum lancé par Pasqua auprès des adhérents : la réforme des statuts envisagée donnerait au Président du RPF les pouvoirs d'imposer son autorité au mouvement.

Quatre conseillers régionaux RPF dénoncent le "contrôle" du site internet par les partisans de Charles Pasqua. Les partisans de Philippe de Villiers s'estiment "évincés (des débats) par un administrateur politique".

Les quatre élus - Joël de Bailliencourt, Thierry Bergeras, Christian Daniault et Claude Dassié, tous proches du vice-président du RPF, Philippe de Villiers - déclarent, dans un communiqué, qu'il est "impossible de faire valoir ses idées (sur le site) et de prendre position contre la réforme des statuts" à laquelle ils sont opposés.

 

A Gauche

Psdoc devient PsInfonet

A l'étroit dans les 20Mo offerts de son hébergeur, le site non-officiel consacré au Parti socialiste PSdoc déménage afin de continuer de rendre compte de l'actualité du Parti socialiste et de "couvrir" les prochaines échéances électorales.

"L'arborescence a profondément été remaniée, la charte graphique est un peu plus rigoureuse et l'espace disque disponible autrement plus volumineux... bref, de quoi affronter sereinement les enjeux majeurs des mois prochains".

Pour retrouver toutes les pages de ce site socialiste non-officiel (et remarquablement documenté)

http://psinfo.net ou http://www.psinfo.net

 Yann Galut : "Nous nous servons des armes de la mondialisation pour l’attaquer"  

Yann Galut, 34 ans, avocat de profession, député du Cher, proche de la Gauche Socialiste, utilise Internet pour lutter contre la mondialisation neoliberale. Il est à l’origine d'un site regroupant les parlementaires favorables à l’instauration de la taxe Tobin.

" Face à une économie qui s’internationalise, une pensée unique qui s’internationalise, la réponse des anti-mondialisation est en train de se faire au niveau international. Internet sert à cela. Il suffit de voir comment les groupes, les parlementaires progressistes travaillent par le biais d’Internet, pour comprendre que c’est aussi une réponse à la mondialisation. En résumé, nous nous servons des armes de la mondialisation pour l’attaquer et diffuser une autre logique et une autre conception économique. Internet nous permet d’être en contact dans le monde entier et je n’aurais jamais pu être en contact aussi rapidement avec des parlementaires italiens, belges, américains ou brésiliens, si je n’avais pas eu Internet ….. La question de l’Internet sera réellement débattue lors de la loi sur la société de l’information. Toutefois, je regrette que nous soyons encore trop peu nombreux à nous intéresser à ces questions et aux bouleversements que cela entraîne. Je situerais à une centaine le nombre de députés intéressés par ces questions."

http://tobintaxcall.free.fr
http://www.actuamedia.fr/docmultimedia/galut.html

 

Noms de domaine

Des noms de domaines génériques pour les syndicats et les réseaux citoyens ?

 

Prenant en compte les usages actuels d'internet par les citoyens, les syndicats et la société civile, et anticipant leur généralisation, Essential Information, animée par Ralph Nader, ont proposé la création de sept nouveaux domaines de premier niveau.

Le système des noms de domaine (DNS, pour " Domain Name System ") a pour objet d’associer aux adresses numériques des machines raccordées à l’internet (les adresses IP pour " Internet Protocol ") des " noms ", qui permettent de mieux identifier l’entité que l’on recherche et qui sont plus faciles à mémoriser. Un suffixe indique dans quel " domaine de premier niveau " (TLD, pour " Top Level Domain ") les noms sont enregistrés. Dans la pratique, il existe des domaines dits géographiques (ccTLD), comme lee".fr ", et des domaines dits " génériques " (gTLD), comme le" .com ".

Au niveau international, la politique de gestion des noms et des adresses de l’internet est définie par un organisme de droit privé à but non lucratif, l'ICANN (" Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ").

Il existe aujourd'hui, aux Etats-Unis, six noms de domaines génériques :.com,.org, .edu,.gov, .mil, et .net.

Trois d'entre eux ne sont en usage qu'aux Etats-Unis : .edu est pratiquement réservé aux établissements américains, .mil (forces armées) et .gov sont totalement réservés aux US.

Les trois autres sont, en revanche, utilisés dans l'ensemble du monde.

 

Dans une lettre adressée à l'Icann, Essential Information présentait ainsi sa proposition : "Nous avons l'intention de créer 7 nouveaux suffixes qui faciliteraient la liberté d'expression et de critique, et permettraient aux consommateurs, travailleurs et aux autres de s'organiser".

Ainsi le suffixe .union serait réservé aux syndicats. En accolant le nom de domaine .union au nom d'une entreprise, on pourrait ainsi accéder facilement au site des syndicats d'une entreprise : le syndicat de Microsoft, par exemple, aurait comme adresse Microsoft.union.

Le suffixe .customers serait affecté aux sites des associations de consommateurs : les clients de Ford trouveraient aisément ford.consumers pour s'informer et débattre des problèmes de sécurité ou de qualité de service du constructeur.

Le suffixe .complaints permettrait aux consommateurs de savoir quelle est la marche à suivre pour déposer une réclamation auprès d'une entreprise.

Le suffixe .sucks serait créé pour permettre aux gens d'exprimer leur mecontentement a l'encontre d'entreprises ou de tous types d'organismes. Essential Information évoque, à titre d'hypothèse, aol.sucks, ompi.sucks, ou greenpeace.sucks. Il est évidemment exclu que l'entreprise ou l'organisation concernée puisse acquérir et contrôler le .sucks correspondant à l'entreprise.

.ecology et .isnotgreen seraient à la disposition d'associations écologistes pour organiser débats et forums sur les politiques environnementales des firmes ou des gouvernements. Ex : totalfina.isnotgreen

.isnotfair serait a la disposition de tous ceux s'intéressent aux pratiques sociales d'une entreprise, qu'il s'agisse de droits des salariés ou de discriminations a l'encontre de certaines catégories de salariés. (Texaco.isnotfair).

.shareholder s'adresserait aux actionnaires d'une entreprise. (Dans l'esprit de Nader, il s'agit de favoriser le dialogue des actionnaires qui se préoccupent de la responsabilité sociale des entreprises, non pas les actionnaires soucieux de la seule rentabilité).

.taxpayer s'adresse aux contribuables d'une collectivité : Arlington.VA.Taxpayers ou London.UK.Taxpayers.

L'usage du septième suffixe, .unite n'est pas encore clairement défini.

L'ICANN n'a pas donné suite. Il est vrai que l'ICANN a déjà du mal à créer de nouveaux noms génériques.

Inutile de préciser que si l'ICANN , par extraordinaire, avait créé les suffixes .union ou .consumers, ils auraient de toute manière été inutilisables en dehors du monde anglo-saxon. (C'est un autre débat.)

Les propositions d'Essential Information sont déroutantes, mais il ne s'agit pas d'un canular.

Fondée en 1982 et animée par Ralph Nader, Essential Information a pour objectif de nourrir le débat public sur les questions négligées par les médias et le système politique. Son serveur héberge une trentaine de sites associatifs, consuméristes et écologistes dont Appraising Microsoft, Citizen Advocacy Center, Clean Water Action, Coalition for Consumer Health and Safety, Congressional Accountability Project, Council for Responsible Genetics, Death Penalty Information Center, Friends of the Earth, Multinational Monitor.

Déroutantes, provocatrices pour certaines d'entre elles ( isnotgreen et isnotfair), les propositions d'Essential Information soulèvent, cependant, une question importante : le nom, la raison sociale, d'une entreprise sont-elles la propriété exclusive de l'entreprise ?

En d'autres termes, une entreprise peut elle interdire à une section syndicale d'intégrer le nom de l'entreprise dans son nom de domaine ?

Il existe, en France, des sites syndicaux d'entreprise dont le nom de domaine combine le sigle d'une confédération syndicale et la raison sociale de l'entreprise. Cette pratique est il est vrai plus répandue dans le secteur public.

 

Le maire, l'administré, son site web et la Cour d'appel

Rappel des faits : en 1997, Loïc Lofficial, un habitant d'Élancourt (Yvelines) ouvre El@ncourt, un site privé d'informations municipales. L'année suivante, la municipalité ouvre à son tour sa vitrine et estime que le site de Loïc Lofficial prête à confusion. Le site de Loïc Lofficial avait repris le logo officiel de la municipalité sur son site web.

La municipalité assigne son auteur en référé auprès du tribunal de grande instance de Versailles pour "contrefaçon de marque". Le 22 octobre 1998, le verdict tombe, en faveur du maire. L'administré saisit immédiatement la Cour d'appel. L'affaire fait grand bruit. Le verdict du TGI est largement commenté et critiqué.

Le 29 mars, la Cour d'appel de Versailles a donné raison à Loïc Lofficial.

Le maire débouté, a décidé de se pourvoir en cassation.

 

Captation de noms de domaine (suite)

L'équipe de TalentManager vient d'offrir à Jacques Chirac les deux certificats de noms de domaines "e-chirac.com" et "mangezdespommes.com"

www.talentmanager.com/
www.mangezdespommes.com/
www.e-chirac.com/

 

Syndicalisme

Global Unions : Un portail syndical international

Global Unions a été mis en place par 14 organisations syndicales internationales : la CISL, les 11 secrétariats professionnels internationaux, la Confédération européenne des syndicats (CES) et la Commission syndicale consultative auprès de l'OCDE (TUAC).

Global Unions donne accès à une mine d'informations syndicales, sociales et économiques (malheureusement presque exclusivement en anglais).

Cette initiative est aussi le signe qu'une large coalition syndicale se met enfin en place pour agir au plan international face aux firmes mondialisées.

http://www.global-unions.org/

 

Pseudopolitique

Jackie Strike : une candidate virtuelle à l’élection présidentielle américaine

Jackie Strike a été conçue par Böttcher-Hinrichts AG, une société allemande de communication sur Internet.

L’entreprise avait déjà réalisé Wahlkampf98.de, le site politique le plus visité lors des élections de septembre 1998 en Allemagne. On pouvait y créer son propre candidat virtuel, à l’aide d’un logiciel de génération automatique de discours. Ce logiciel, Phrasemonger, mixe les propos de divers hommes politiques, cueillis dans une base de données et l’internaute obtient finalement une allocution crédible.

La firme allemande n’a pas résisté à la tentation de réitérer l’expérience, à plus grande échelle, avec la présidentielle américaine. Elle a donc monté une société mixte avec deux autres entreprises allemandes : NoDna (qui crée le personnage virtuel) et Webpilots.

But de l’opération affiché : montrer, grâce à Jackie, les travers du système politique américain.

Le programme de Jackie Strike vise l’Américain moyen : elle célèbre le port d’arme et vilipende la criminalité ; elle a participé à des manifs contre les vêtements en fourrure et elle milite pour que tous les vieux aient droit à la sécurité sociale.

Ses créateurs n’ont pas lésiné sur les symboles. Née le jour de la victoire (8 mai 1945), elle a perdu son fils aîné perdu sur un champs de bataille de la guerre du Golfe. Elle porte un prénom présidentiel (Jackie comme Jackie Onassis). Dans ce contexte, strike ne signifie pas "grève", mais "coup réussi", en référence au base-ball. Jackie s’adapte parfaitement à son public. Dans la version espagnole de son site, la mère de la candidate virtuelle est une réfugiée cubaine.

http://www.jackiestrike.com
http://www.phrasemonger.com
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=891


La lettre de temPS réels est éditée par temPS réels, section Internet (virtuelle et technotrope) du Parti Socialiste (Fédération de Paris)

 

 
 
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