![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
![]() |
|
L'Europe est à un tournant. Après une période où elle s'est essentiellement préoccupée d'économie, de mise en place d'une monnaie commune et de respect de la concurrence, elle doit désormais s'intéresser à l'emploi, à la réforme de ses institutions, à sa Défense. Construire une Europe du plein emploi, dotée d'un gouvernement économique, capable d'investir dans les technologies et les activités d'avenir, dotée d'une vraie défense, d'un cadre politique, d'une charte des droits civiques et sociaux : c'est l'enjeu du mandat du prochain Parlement européen. Les partis socialistes et social-démocrates européens dirigent 11 gouvernements sur 15 en Europe (et participent, en coalition, à 13 d'entre eux. Majoritaire au Conseil, la gauche peut devenir, le 13 juin au soir, majoritaire au Parlement Européen. Les Partis socialistes européens se sont dotés, en mars dernier, à Milan, d'un Manifeste. Un vrai programme, 21 propositions, articulées autour de quatre thèmes : Europe de la croissance et de l'emploi, une Europe au service des citoyens, une Europe puissante et une Europe plus efficace". Ils sont aussi adopté une Pacte pour l'Emploi : ce Pacte, volontaire, en rupture avec les prudences budgétaires et monétaires passées, entera peut être dans les faits au prochain sommet de Cologne. Autre fait marquant : les 15 partis socialistes ont donné a cette campagne 1999 un tour résolument européen avec l'organisation de meetings dans chaque pays, auxquels participent tour à tour les chefs de gouvernement socialistes. Lionel Jospin, Gerhard Schröder, Tony Blair, Massimo D'Alema seront présents le 27 mai, à Paris, au Palais des Sports.
Autant en prendre connaissance
directement : http://www.eurosocialists.org/election/fr/1.asp?LANGUAGE=F
Les socialistes et sociaux-démocrates avaient approuvé en mars dernier, lors de leur Congrès à Milan, un "pacte européen pour lemploi" (http://www.pes.org/francais/frames4_4h.htm) Ce Pacte - dont les principales orientations sont reprises dans le Manifeste - servira de base aux travaux du Conseil européen de Cologne sur lemploi début juin. Lobjectif fondamental du pacte est extrêmement ambitieux, surtout au regard du niveau atteint par le chômage en Europe : rétablir le plein emploi grâce à une politique de soutien à la croissance passant par la coordination macro-économique et des mesures en faveur des nouvelles technologies. " Nous voulons une nouvelle "politique-mix" aux niveaux monétaire, salarial, budgétaire et fiscal pour améliorer le potentiel dinnovation et de croissance ", lit-on dans le pacte. Le but est daméliorer le potentiel dinnovation et de croissance et de créer une société plus active et plus intégrante. La politique traditionnelle dembauche et de débauche sera remplacée par une réforme économique. La confrontation sera remplacée par le dialogue social". Le Pacte pour l'Emploi distingue, au chapitre "amélioration d'innovation et de croissance :
Le volet " réseaux transeuropeens" s'inscrit dans la filiation des grands travaux dinfrastructure proposés il y a six ans par Jacques Delors. Cette fois, conformément aux vues de Jacques Delors, on ne financera pas que des infrastructures routières et des TGV. François Hollande a propose que lUnion européenne lève 10 milliards deuros (65 milliards de francs) par an par le biais démissions obligataires pour les nouvelles technologies. Le Pacte pour l'Emploi propose quune "initiative européenne sur la société de linformation" soit lancée en juin "dans le but de réduire lécart avec les Etats-Unis et créer les infrastructures de base pour le futur". A loccasion du Conseil économique et financier franco-allemand, le 8 mai Aix-en-Provence, Dominique Strauss-Kahn et son homologue Hans Eichel ont adopté une position commune qu'ils proposeront à leurs collègues lors du Sommet de Cologne autour de trois axes :
Reste à concevoir des projets et à les financer. La Commission de Bruxelles et la Banque européenne dinvestissement (BEI), sappuyant sur un comité dexperts composé dindustriels et de scientifiques, pourraient indiquer des projets prioritaires afin dengager les actions nécessaires dès la présidence finlandaise ", cest-à-dire au cours du second semestre 1999. L'enveloppe prévue 10 milliards deuros (65 milliards de francs) à lever sur les marchés par la BEI donne la mesure de l'ambition. La BEI ne se substituera pas aux interventions budgétaires des Etats en finançant, par exemple, léquipement en ordinateurs des écoles secondaires. Elle envisage d'intervenir dans le câblage des collectivités locales, la nouvelle téléphonie, la transmission satellitaire, la connectique
Aux élections europeennes de 1994, Michel Rocard avait imposé la règle un homme-une femme. En 1999, la parité est passée au Parti Socialiste "comme une lettre à la poste, enfin presque", selon Michèle Sabban, secrétaire nationale aux droits des femmes. A droite, la parité ne triomphe qu'en apparence. Les femmes sont majoritaires sur la liste de l''UDF (45 sur 87) comme sur celle RPR-DL (48). Elles ne sont cependant que huit, soit 40 % parmi les 20 premieres places au RPR-DL, cinq dans les quinze premières places. (33 %) à l'UDF. Libération rapportait ce propos d'une candidate UDF : "Une telle, chez nous, est présentée comme la fidèle collaboratrice de Bayrou l'autre comme l'épouse du PDG de Rhône-Poulenc et ils ont même collé la femme du patron de Ouest-France." . La parité reste un combat. Pour Mariette Sineau, directrice de recherches au CNRS-Cevipof , "la parité est entrée dans les murs, si l'on met de côté les partis d'extrême droite. La dynamique a été lancée aux législatives de 1997, avec les 30 % de candidates imposés par Lionel Jospin. Les Cassandres annonçaient que les femmes inexpérimentées allaient faire chuter le PS, la droite avait préféré présenter des sortants. Depuis la victoire socialiste, la féminisation est perçue par la droite comme le point de départ d'une reconquête de l'électorat. Pour ces élections européennes, les partis de droite n'ont pas réussi à instaurer la parité alors que les conditions les plus favorables étaient réunies: scrutin proportionnel par liste, focalisation sur cette question. Pourtant, en 1997, Nicolas Sarkozy reconnaissait que la victoire socialiste devait servir de leçon. Le véritable test, ce sont les prochaines législatives: le scrutin uninominal à deux tours favorise la résistance des notables installés sur leur territoire". http://www.liberation.com/europeennes/actu/9905019a.html
Agée d'un an à peine, Attac, lancée par Le Monde diplomatique, revendique désormais plus de neuf mille adhérents, un peu plus que les Verts. Cent dix comités locaux se sont réunis, samedi 8 mai, en coordination nationale.
Entre temps, dans un rapport officiel, le ministère des finances s'est prononcé contre cette proposition. Olivier Davanne, conseiller de Lionel Jospin, a critiqué ce prélèvement dans une étude. Lors de la convention nationale du Parti Socialiste, le 28 mars, M. Hollande avait évoqué cependant évoqué la mise en place d' une taxe type Tobin dans son programme,et même avancé que ce prélèvement "pourrait tout aussi bien s'appeler taxe Jospin ". Le Parti Socialiste avait arrêté en mars dernier une position assez nuancée sur la taxe Tobin. " Pour les socialistes, la régulation des marchés mondiaux a toujours été un objectif. Pour réguler les marchés financiers, trois pistes nous paraissent prioritaires :
La proposition de taxe, dite taxe Tobin ( ) rejoint la volonté que nous avons, à maintes reprises, exprimée de taxer de manière plus équilibrée les revenus de l'épargne par rapport à ceux du travail : il est temps que des discussions à ce sujet s'engagent au niveau international. Son principe est bon, et fait consensus au sein des socialistes. La question de ses modalités fait en revanche débat : au sein même de notre parti, des opinions contradictoires s'expriment. ( ) Reste que le principe sous-jacent à la taxe Tobin, qui consiste à mettre un frein aux flux de capitaux de court terme, est intéressant et toujours d'actualité. Nous entendons donc poursuivre notre réflexion à ce sujet, pour préciser les modalités d'une telle mesure et tenter d'éviter ses éventuels effets pervers ( )" http://attac.org/fra/part/doc/fraps.htm
"Avec mes colistiers, je mengage solennellement :
http://attac.org/fra/asso/doc/petitioneurosign.htm On trouve aussi sur le site d'ATTAC les premiers résultats de l'enquête conduite par ATTAC auprés des partis politiques du monde entier. 10% des partis ont repondu a l'enquête majoritairement de gauche ou verts. "Si lidée de la TT séduit un grand nombre de partis, elle reste encore relativement floue pour la majorité dentre-eux. Elle fait figure didée généreuse à laquelle ils ne peuvent que souscrire ( ) Peu de partis posent les vrais problèmes quengendrerait la mise en place dune telle taxe: Qui collecte les fonds, qui les redistribue, à qui et en fonction de quoi? De même quils nabordent pas le volet technique, ils ne parlent pas de la dimension sociale de la TT. Certains émettent de vagues inquiétudes quant à lapplication de la taxe au niveau mondial sans en analyser clairement les difficultés. Toutefois, quelques partis se sont livrés à une analyse très approfondie du sujet ".
50 % des personnes interrogées sont, aujourd'hui, sûres de leur choix, contre 48 % qui disent pouvoir encore changer d'avis (IFOP) 61 % se déclarent certains d'aller voter, mais 23 % n'ont pas encore fait leur choix. (Ipsos) 43 % envisagent de s'abstenir, contre 40 % au mois d'avril. (CSA)
A moins d'un mois des élections européennes, l'opposition tente d'utiliser les événements de Corse pour déstabiliser le Premier ministre et ternir l'image des socialistes. Mise en cause de la responsabilité politique du chef de gouvernement, harcèlement à l'Assemblée nationale, dépôt dune motion de censure ...Si l'on en croit la deuxième vague du baromètre Ifop pour France 2, Europe 1, " le Figaro " et " le Nouvel Observateur " : il n'y a pas d'effet Corse. La liste PS-PRG-MDC, conduite par François Hollande reste en tête avec 22% (IFOP), ou 26% selon la SOFRES, et conserve 5 points d'avance sur la liste RPR-DL . Elle possède, selon l'IFOP, la meilleure marge de progression : 17% des électeurs qui disent aujourd'hui vouloir voter pour Cohn-Bendit, 13% des électeurs de Bayrou, 9% des électeurs de Hue et même 5% des électeurs de Sarkozy affirment n'avoir pas fait un choix définitif et pouvoir encore reporter leurs suffrages sur la liste Hollande.
Près de 4 Français sur 10 se détermineront, d'aprés l'IFOP, d'abord le 13 juin en fonction des enjeux de la construction européenne. Une majorité d'entre eux estime désormais que la paix sur le continent, la protection de l'environnement, la croissance économique sont d'abord de la compétence de l'Europe. Malgré les " bavures
" de la guerre, ils jugent (53% contre 35) que l'Union européenne
a des effets positifs sur la résolution du conflit du Kosovo. Ils
sont largement favorables à la création d'une armée
européenne, à l'adoption d'une Constitution européenne,
à l'élection d'un président de l'Europe au suffrage
universel. Bref, ils veulent plus d'Europe.
|
||
|
Inscription à la liste de diffusion de la Lettre de Temps Réels et index des éditions antérieure
|
![]()
![]()