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Au lendemain de "l'affaire corse" et de la mise en examen de préfet Bernard Bonnet, la cote de popularité de Lionel Jospin augmente de trois points, atteignant à nouveau un niveau exceptionnel de 68 % d'opinions favorables. (Baromètre Ipsos / Le Point). Selon Pierre Giacometti (Ipsos), "cette progression de la popularité du Premier ministre se produit, alors que le niveau de popularité était déjà très élevé. Elle est dautant plus remarquable quelle saccompagne dune diminution parallèle des opinions défavorables, qui passent de 29 à 25 %. "La première raison est liée à la performance de communication du Premier ministre. Au cours de son interview au journal de 20 heures de TF1 mardi 4 mai, Lionel Jospin a essentiellement joué sur les dimensions personnelles qui contribuent beaucoup à son capital dimage actuelle dans lopinion : image d'honnêteté et de sincérité. La thématique " morale " du Premier ministre, sa volonté de ne pas cacher le sentiment davoir été "blessé" par cette affaire, le fait de reconnaître quelle représentait un coup dur pour un gouvernement qui, malgré tout, réussit dans ce quil entreprend explique en grande partie la progression de sa popularité au sein de l'électorat UDF (+12) et même RPR (+4). Jamais un chef du gouvernement nétait parvenu autant à casser les réflexes partisans". "Il faut également insister , toujours selon Pierre Giacometti, sur la forte mobilisation de lélectorat de gauche : cest une illustration de la très bonne capacité de défense de son leader lorsquil est face à ladversité politique. Cest, à terme, pour le chef du gouvernement, un excellent indice de potentiel de mobilisation électorale. Lionel Jospin atteint une popularité maximum dans l'électorat socialiste (89 %), il retrouve des hauts niveaux de popularité parmi l'électorat communiste (+12 points) et écologiste (+ 4)".
On rassemble ici
quelques résultats d'études récentes.Les
conclusions en sont contradictoires.
Le taux d'informatisation
des entreprises a atteint 63 %, selon la société d'études
GfK dans son bilan 1998 de la micro-informatique en France. Ce taux s'élevait
à 32 % en 1994. L'Hexagone rattrape ainsi peu à peu
son retard sur ses voisins du nord de l'Europe. Mais le parc informatique
des entreprises françaises reste relativement vieux : un tiers
des PC en service est constitué de 386 et de 486 ! GfK prévoit
un renouvellement rapide de ce parc pour cause d'an 2000. Ces machines
éprouveront en effet les plus grandes difficultés pour passer
le cap fatidique. Par ailleurs, 20 % des PME ont aujourd'hui un site
Internet contre 6 % en 1997.
Seulement 27% des grandes entreprises françaises (405) ont ouvert un site internet, selon une enquête publiée mardi par le cabinet spécialisé Benchmark Group. Cette enquête, réalisée fin 1998 auprès des 1.500 premières entreprises françaises, indique que 20% des sites de ces entreprises reçoivent plus de 100.000 visiteurs par mois, mais 44% ont moins de 5.000 visiteurs mensuels. Le secteur le mieux équipé
est celui de la communication, (59 % d'entreprises avec un site),
et le moins équipé est l'agroalimentaire. Les sites les
plus "efficaces", en termes de rapidité et de contenu, appartiennent
à des entreprises de commerce ou de transport, tandis que la finance
possède les sites les plus riches. 80 % des sites internet
ouverts par les grandes entreprises ont coûté moins de 500.000
F et 8% plus d'un million de F. Trois sites sur quatre sont hébergés
par les entreprises elles-mêmes, et un sur trois est hébergé
par un prestataire de services. L'étude, qui s'est appuyée
sur une étude approfondie des 405 sites des grandes entreprises
(plus de 400 millions de F de chiffre d'affaires par an) et une enquête
directe auprès de 100 responsables de site, indique également
qu'un site sur deux n'a jamais fait de publicité en ligne et ne
prévoit pas d'en faire
La société de service SVP a fait une enquête pour mesurer le degré déquipement en Intranet des PME françaises. Lenquête a porté sur 2 000 entreprises de 50 à 500 personnes. Et les résultats sont stupéfiants : seulement 6,2 % des entreprises disposent dun Intranet effectif. Et encore faut-il relativiser limportance de ces 6,2 % puisque parmi les entreprises équipées, seulement 20 % des personnes, en moyenne, l'utilisent
D'après une grille
d'évaluation élaborée par la London School of Economics,
six des dix meilleurs sites d'entreprise du monde sont européens.
La première place a été décernée au
site de Lufthansa, suivi par celui de la chaîne de supermarché
anglaise Tesco, et celui de British Telecom. La société
américaine la mieux placée, IBM, arrive en 4e
position, suivi de British Airways. Parmi les six sites européens
faisant partie du top ten, trois sont allemands et trois anglais. Les
chercheurs se sont appuyés sur sept critères, dont l'ergonomie,
l'information sur les produits et la société, les possibilités
de vente en ligne ainsi que le service clientèle. Les sites japonais
brillent par leur quasi-absence. Seuls Japan Airlines et Toshiba ont réussi
a rejoindre la sélection des 30 meilleurs sites. Le site du vainqueur,
Lufthansa, a été apprécié pour la facilité
d'accès aux informations sur les vols et les aéroports ainsi
que pour ses ventes aux enchères en ligne de billets d'avions invendus.
Le site de Tesco a été bien noté pour l'efficacité
et la simplicité de ses services de vente en ligne, démontrant
qu'Internet peut représenter un moyen très pratique de faire
ses courses.
Pour la première fois, plus d'un salarié français sur deux a utilisé l'informatique dans son travail en 1998, deux fois plus qu'il y a onze ans, selon une étude publiée mercredi par le ministère de l'Emploi et de la solidarité (DARES). C'est au mois de mars 1998 que le nombre des salariés qui utilisent au moins occasionnellement un ordinateur dans le cadre de leur travail a franchi la barre des 50 %, contre 39 % en 1993 et 25,7 % en 1987. Si l'informatique reliée à un réseau joue de plus en plus un rôle d'intermédiaire entre l'entreprise, ses clients et ses fournisseurs, le développement des nouveaux outils (ordinateurs portables, internet), "profite surtout à l'encadrement, mais quasiment pas aux catégories d'exécution", relève l'étude. L'informatique qui, sous toutes ses formes, reste "un facteur de distinction sociale": elle est utilisée par 85 % des cadres et professions intellectuelles supérieures (51 % en 1987), contre notamment 23,9 % des ouvriers qualifiés (7,4 % en 1987) et 10,9 % (3,3 % en 1987) des ouvriers non qualifiés. ". L'utilisation d'Internet, qui concerne 7 %
des salariés, "est encore " élitiste". Les plus surfeurs
sont les ingénieurs technico-commerciaux en informatique (90 %,
contre 45 % pour les ingénieurs en général),
suivis par les chercheurs de la recherche publique. Dans l'administration,
la proportion de salariés utilisant des ordinateurs est passée,
de 1987 à 1998, de 24,6 % à 55,1 %. Dans les entreprises
publiques, on est passé sur la même période de 51,6
à 73,4% , et de 22,9 % à 47,7 % dans le privé.
Selon le classement établi par l'Institut allemand de l'économie, avec 4 millions de télétravailleurs, soit 15 % de la population, la Grande-Bretagne arrive en tête des pays utilisateurs, suivie de la Finlande (300 000, soit 13,6 % de la population), la Norvège (250 000, 11,4 %), la Suède (400 000, 10,3 %), les Etats-Unis (11 millions, 8,5 %), le Canada (1 million (7,1 %), l'Irlande (40 000, 2,9 %), l'Allemagne (800 000, 2,4 %), les Pays-Bas (140 000 (1,9 %) et enfin la France (300 000, 1,3 %). http://atsystem.com/surweb/mti/mti129/multimedia129.html
Une puce insérée sous la peau des employés qui, via un réseau de récepteurs placé dans les locaux, informerait un ordinateur central de leurs horaires de présence et de leurs moindres déplacements est la dernière invention en date visant à augmenter la productivité. Le britannique Kevin Warwick, à qui revient la paternité de cette invention, a été sollicité par plusieurs compagnies intéressées par une technologie qui remplace le pointage des employés. "Cela permet de savoir à tout instant où ils sont et avec qui ils sont" a-t-il déclaré. L'opérateur téléphonique américain AT&T travaille depuis deux ans à l'élaboration de "badges intelligents" qui localisent la position du porteur grâce à des ultrasons mais ne parle pas encore de les greffer sous la peau. Warwick estime que son invention "ne représente qu'un pas de plus". "Sommes-nous prêts à passer le contrôle à des machines ou à accepter que les immeubles nous disent ce qui est permis et ce qui est interdit?" Conséquent, Warwick a lui-même testé la puce pendant dix jours. L'expérience physique était "inconfortable"mais pas "déplaisante" avait-il déclaré à l'époque. Lorsqu'il franchissait la porte de son bureau une voix numérique l'accueillait : "Bonjour professeur Warwick, vous avez cinq nouveaux méls." Les polices britannique et américaine s'intéressent déjà à son invention, affirme Warwick. http://www.netsurf.ch/quoideneuf/netc170599.index.html
Le New Scientist rapporte qu'un groupe de 140 personnes a intenté un recours collectif contre IBM, et un autre groupe de 70 personnes contre National Semiconductor. L'exposition aux produits chimiques et solvants utilisés dans la fabrication des microprocesseurs et unités de mémoire serait responsable de taux anormalement élevés de malformations congénitales, d'interruptions précoces de grossesses et de cancers. Depuis 1988, trois études d'envergure ont été réalisées sur le taux d'interruption de grossesse des travailleuses américaines de l'industrie des semi-conducteurs. Sur 2 500 grossesses, on a dénoté 370 cas d'avortement spontané. Si la production de semi-conducteurs se fait dans des environnements contrôlés, en " salle blanche " pour employer le terme technique, c'est davantage pour protéger les précieuses couches de silicone que la santé des travailleurs et travailleuses. Si on y filtre les particules de poussière en suspension, on ne fait que recycler l'air et les vapeurs de solvants et autres produits toxiques qu'il contient, sans le régénérer avec des intrants d'air frais. À l'échelle mondiale, on compte
900 usines de production de semi-conducteurs, on prévoit la construction
d'une centaine d'autres. C'est un marché de 150 milliards de dollars
par année, dont plusieurs pays d'Asie (où la laxité
réglementaire sur les conditions de travail prévaut) voudraient
bien avoir leur part. Le Congrès du travail du Canada (CTC)
a tenu son assemblée annuelle du 3 au 7 mai à Toronto. On
pouvait suivre les principaux événements du congrès
via les ondes radio à Toronto en syntonisant le 106,3FM ou en téléchargeant
en RealAudio sur le site Web du CTC.
Lors du conseil européen
des ministres des télécommunications qui se tenait jeudi
à Luxembourg , Christian Pierret, secrétaire d'Etat à
l'Industrie, a exprimé le souhait du gouvernement français
d'une révision du service universel de télécommunications
défini par l'Union européenne en vue d'y intégrer
l'accès à l'Internet pour "les services d'intérêt
général, en particulier éducatifs".
La Politique québécoise de l'autoroute de l'information prévoit d'attribuer une adresse de courrier électronique à chaque citoyen et citoyenne qui en ferait la demande : une adresse permanente et transférable, même si la personne n'est pas abonnée à Internet ou ne possède pas un micro-ordinateur. Le Gouvernement du Quebec va lancer prochainement des expériences pilotes. Le projet , d'une durée d'un an, permettra de valider l'utilisation du système par les citoyens ainsi que les conditions de sa faisabilité technologique et économique.Il vise évidemment aussi à évaluer les modalités d'extension à l'ensemble de la population québécoise. Le projet se déroulera sous l'oeil attentif de la Commission d'accès à l'information "afin que la sécurité et la confidentialité demeurent des valeurs privilégiées tout au long de cette expérience. À cet effet, des mesures ont été prises, notamment à l'intention des utilisateurs âgés de 13 ans et moins". http://www.courrier.qc.ca/
L'affaire AlternB a démontré
qu'une législation appropriée sur la communication sur Internet
faisait défaut en France. Patrick Bloche, député
PS de paris, délégue du PS aux nouvelles technologies, prépare
un projet de loi
(en fait , un amendement à la loi de 1986 sur la communiucation
audiovisuelle) visant à clarifier "la responsabilité des
intermédiaires techniques de la communication par réseau".
Il devrait être discuté à l'occasion du débat
parlementaire sur la Loi Trautman.
L'Incore (Internet Content
Rating foe Europe) travaille à la surveillance des contenus Internet
non-appropriés aux mineurs. Il s'est donné pour mission
de "créer un système générique de classement
et de filtrage acceptable pour les usagers européens". La
Commission européenne a alloué à l'Incore une subvention
de 250000 euros en 1999.
Le parlement européen
a adopté une résolution qui devrait contraindre lesopérateurs
Internet et de téléphonie mobile à fournir aux autorités
des interfaces permettant de pratiquer des écoutes sur leurs réseaux.
Derrière cette résolution se cache le projet Enfopol 98,
soutenu par les ministres de la Justice et de l'Intérieur des pays
européens, qui vise à mettre en place un système
d'écoute transfrontières permettant d'intercepter les communications
mobiles, le trafic Internet, les fax . Le projet Enfopol 98 permettrait
d'outrepasser les contraintes actuelles en matière d'écoutes
transfrontières, qui imposent d'obtenir une autorisation dans chaque
juridiction pour chaque cible d'une écoute. L'Association européenne
des fournisseurs d'accès à Internet dénonce le fait
que le vote ait eu lieu un vendredi, alors que les trois-quarts des députés
européens avaient déserté l'hémicycle. Au
mois de janvier dernier, un porte-parole de l'organisation anglaise Privacy
International avait qualifié le projet Enfopol 98 de "tir
de sniper" sur la vie privée.
Les services sur Internet ne seront pas réglementés au Canada par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC), organisme régulateur canadien. Pour Françoise Bertrand, présidente du CRTC, "il n'est pas nécessaire de réglementer les services sur Internet alors que l'industrie canadienne des nouveaux médias est dynamique, hautement concurrentielle et se taille une place enviable sur le marché." Le CRTC, qui avait annoncé
en juin dernier la tenue de consultations publiques pour déterminer
s'il devait ou non réglementer ces services sur Internet, a décidé
d'y renoncer en espérant de cette manière "favoriser leur
essor au Canada". Le CRTC a ainsi suivi l'avis d'une majorité de
représentants des nouveaux médias, qui s'étaient
déclarés opposés à toute forme de réglementation
de leurs activités. Pour les informations entrant dans le cadre
de la radiodiffusion, comme des émissions de radio sur Internet,
le CRTC a choisi de ne pas intervenir non plus, considérant que
cette forme de communication ne se substituait pas aux moyens traditionnels
de radiodiffusion, et que le "contenu canadien" de ces services était
suffisamment important pour ne pas justifier de réglementation.
Le CRTC a toutefois indiqué qu'il avait l'intention de réglementer
l'accès aux services d'Internet, notamment pour l'accès
à grande vitesse par le câble. Il devrait également
adopter des règles sur les coûts d'abonnement à Internet
pour les habitants de régions éloignées des grands
centres urbains.
Le Sénat de l'etat de Washington a adopté un amendement à un projet de loi qui permettra aux entreprises et aux particuliers d'envoyer des mises en demeure à ceux qui utilisent Internet pour les diffamer. Cet amendement vise à protéger les résidents et les entreprises qui sont victimes de diffamation anonyme sur Internet. "( ) la liberté et la grande portée de l'Internet devraient être utilisées comme outil constructif pour la communication, l'éducation et le commerce, et non pour diffamer et entacher les réputations de personnes et d'entreprise sans impunité. Ce projet de loi se fraye une voie étroite entre offrir un dédommagement à ceux qui ont été diffamés et éviter la création d'une nouvelle définition de la diffamation qui s'appliquerait uniquement à Internet", a déclaré Finkbeiner. De nombreuses entreprises de l'État de Washington ont été victimes de fausses calomnies postées de façon anonyme sur des sites Web . http://www.branchez-vous.com/actu/99-04/03-194707.html
Gary Dale Hoke, un américain
de 25 ans, employé de PairGain Technologies (spécialisée
dans les équipements de communication) , a été arrêté
et inculpé pour avoir rédigé et diffusé une
fausse information sur Yahoo! finances, selon le bureau du procureur de
Los Angeles cité par le Wall Street Journal. Cette fausse info
(le rachat de l'entreprise pour 1,35 milliard de dollars) avait fait grimper
de 32% les titres de la société PairGain. Plusieurs plaintes
avaient été déposées, dont celle d'un investisseur
californien qui avait acquis 1.500 actions PairGain après avoir
pris connaissance de l'information trompeuse.
Une enquête de lOCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), baptisée Communications Outlook 99, vient de montrer que la langue la plus parlée sur le web demeure langlais, quel que soit le nom de domaine du site concerné et même lorsquils sont basés dans leur pays dorigine. LOCDE affirme ainsi que si 78% des sites sont anglophones, la proportion sélève à 96% dès lors quil sagit de sites pratiquant le commerce en ligne et reliés à des serveurs sécurisés. Ainsi, au Danemark, aux Pays-Bas, en Pologne, ou encore en Hongrie, plus de 50 % des pages offrant la possibilité dacheter en ligne sont en anglais. En France, et sur les sites portant le nom de domaine .fr, une page de commerce sur 5 est déjà en anglais . Pour ce qui est des sites non commerçants, la langue française narrive quen cinquième position, derrière langlais, le japonais, lallemand et même derrière lespagnol, mais juste avant le chinois . Pour les sites pratiquant le commerce en ligne, cest un petit peu mieux puisque, cette fois, le français double lespagnol et arrive à la quatrième place après langlais, le japonais et lallemand. http://www.oecd.org/dsti/sti/it/cm/prod/com-out99.htm
Si la tendance se maintient, l'anglais n'occupera plus en 2002 que le tiers du territoire de la toile planétaire.
Est-ce à dire que
tous les grands fabricants de logiciels choisiront la solution du code
unique? Qu'ils ne feront plus désormais affaire qu'avec des exploitants
locaux se chargeant de la "localisation" de leurs produits ?
Et que cette localisation (entendre ici: "adaptation en langue locale
du logiciel") reposera désormais sur l'intérêt
que manifesteront les collectivités à travailler dans leur
langue? |
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