![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Vers un Etat en réseau > La République numérique de Raffarin et de Villepin > Aprés Hourtin ( Débat temps réels) | |
|
|
||
|
samedi 7 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF L’Administration en roue libre .... S’il est vrai que le cru 2001 d’Hourtin n’avait pas marqué l’annonce de projets TIC fracassants, on aurait pu s’attendre à une vision plus ambitieuse de la part d’un nouveau gouvernement, fusse dans une situation moins euphorique qu’en 1997. La continuité des programmes révèle justement ce manque de vision. Pour ce qui concerne l’éducation nationale, le discours de Ferry, s’il met le doigt sur un enjeu réel (celui du développement des usages), prouve qu’il n’a pas pris la peine d’examiner ses dossiers. Il existe des exemples réussis (bien que peu nombreux). Quant à Darcos, il n’a fait que reprendre les projets qui lui ont été soufflés par ses services, sans les replacer dans une perspective politique plus élevée. En somme, c’est " l’Administration " qui, comme elle sait bien le faire, tourne en roue libre et poursuit les projets lancés sous la précédente majorité, en l’absence de projet politique du gouvernement actuel...pour le moment. CN Incantations et continuité La droite est pour l’instant maladroite et empruntée sur cette question, ses porte-parole et conseillers sont pour certains des start-uppers plantés, pour d’autres des cadres territoriaux expérimentés, pour d’autres des délégués des grands corps ou des lobbies (la liste des conseillers tic pour les cabinets est largement fournie par le corps des télécom et varie peu entre la gauche et la droite). Pour l’instant nous avons droit à des incantations (Claudie Haigneré se moquant des 400 mesures de la gauche) mais à une grande continuité (administration électronique, éducation, recherche, accès public, aménagement du territoire et infrastructures, ...) : les programmes sont prolongés et parfois clarifiés. L’échéance de la renégociation à mi-parcours des contrats de plan Etat-régions va voir, en principe, les seuls poste TIC augmenter ; et c’est tout à fait important ; je doute que là-dessus les régions de gauche diffèrent de celles de droite, les actions de Poitou-Charentes ou Pays de Loire ou Picardie étant pami les plus intéressantes, à côté du Nord Pas de calais, de l’Aquitaine, de Paca ou de Midi Pyrénées. JM Raffarin n’est pas probablement pas une réponse aux aspirations de la jeunesse. Mais attention à ne pas le mépriser par avance. Pas expet, mais bien entouré La région Poitou-Charente s’est dotée d’une agence TIC, Arantis (http://www.arantis.com/ qui fait un très bon travail, notamment dans le domaine de l’internet public où elle est parmi les plus avancées (avec d’autres dont les agitateurs sont présents sur cette liste, pour certains). Arantis a notamment été la première à ma connaissance à réfléchir à la montée en qualité et à la mutualisation des sites publics de son territoire par la création de chaînes de contenus thématiques, permettant aux " producteurs " publics de contenus régionaux de mieux diffuser, et aux créateurs de sites web publics de ne pas réinventer la brouette et l’eau chaude quand les voisins l’avaient déjà fait. Si Raffarin n’est certainement pas un grand expert en internet (à la différence de Fillon), il est au moins correctement entouré, et il s’est impliqué dans ces chantiers. Il est clair pour nous tous, je pense, qu’en matière de TIC, les yeux de nos élus, à gauche comme à droite, sont truffés de pailles et de poutres (désolé de l’image douloureuse...). Mais probablement aussi que c’est un domaine où nous sommes tous encore débutants. Les régions françaises pratiquent en la matière une saine émulation. MF
|
||
|
|
||