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OÙ VA M. RAFFARIN ? samedi 7 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF
" Coincé entre la conjoncture plus maussade qu’attendu et l’ampleur des dépenses engagées ou promises, le gouvernement donne l’impression de ne pas savoir où il va. De quels maux souffre la France et quelle médecine appliquer ? Faut-il, pour dynamiser la croissance, choisir une politique favorable à la demande (les salaires) ou à l’offre (les entreprises) ? Quelle philosophie budgétaire retenir ? Obéir à l’école orthodoxe européenne et s’attacher à réduire le déficit ou se donner d’abord des objectifs en matière de dépenses selon les préceptes keynésiens ? Sur tous ces sujets, personne n’est capable de dire quelle est la religion de Jean-Pierre Raffarin ". Le budget de la recherche devrait baisser, en revanche, de 1,31 %. Cela commence mal. Jacques Chirac faisait pourtant de la recherche une priorité nationale, et proposait de porter les crédits consacrés à la recherche et au développement à 3 % du PIB en 10 ans. Il faudra donc attendre. Parmi les engagements du candidat-Chirac, il en est un autre qui risque d’être différé à plus tard : " le plan national pour rattraper le retard d’équipement des foyers français en ordinateurs connectés à Internet et garantir l’accès à l’Internet à haut débit dans chaque commune d’ici 2007 ". Dramatisant le "retard français" en matière de technologies de l’information, Jacques Chirac expliquait que son " intérêt pour cette question n’a pas diminué. Au contraire, je crois qu’il y a désormais urgence à agir ". Les ministres qui se pressaient l’Université d’été de la Communication, à Hourtin, ont tenu des propos prudents et lénifiants. Pour Claudie Haigneré (ministre de la recherche, mais aussi en charge des nouvelles technologies) " le débat sur la politique de l’Internet doit certes être suscité et encouragé par les pouvoirs publics, mais il doit surtout être relayé dans les territoires par les acteurs associatifs et les élus, dans un dialogue véritable et non sous la forme d’un plan supplémentaire ". En matière d’Internet, sous couvert de décentralisation, c’est un dégagement de l’état central vers les collectivités locales qui se profile. Un dégagement qui ressemble a un désengagement. TemPS réels Comment Raffarin révise (discrétement) à la baisse les ambitions néo-technologiques du Président Où est passé le plan national d’équipement des français en ordinateurs ? Voir aussi : Aprés Hourtin - Débat temps réels ![]() Hourtin à travers la presse ...Le Monde : Hourtin 2002 : où sont passées les TIC ? Malgré quelques projets dans le domaine de la culture, les technologies de l’information font figure de parent pauvre de la 23e édition de l’université d’été de la communication. (...) En début de semaine, Jean-Jacques Aillagon, le ministre de la culture et de la communication, avait annoncé un certain nombre de mesures. (...) Le discours de Claudie Haigneré, ministre chargée de la recherche et des nouvelles technologies, n’est guère plus rassurant. Critique vis-à-vis du gouvernement précédent, la ministre a appelé à une plus grande "décentralisation" concernant Internet et son utilisation...) On est loin de l’engouement de 1997, lorsque Lionel Jospin, dans un discours qui a fait date, lançait un appel pour "préparer l’entrée de la France dans la société de l’information"... Camille Le Gall Le Monde Hourtin 2002 : Crise de projet pour les NTIC La 23e édition de l’Université d’été de la communication d’Hourtin a été marquée par l’absence - inédite depuis cinq ans - du Premier ministre et l’inexistence de nouveaux grands projets publics concernant les nouvelles technologies. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture, s’est contenté de relayer un projet en cours depuis plus de cinq ans : la numérisation du patrimoine culturel issu des musées et autres établissements publics. De son côté, Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche poursuivra l’oeuvre de ses prédécesseurs, notamment dans l’équipement des écoles. Il a juste insisté sur la nécessité de rendre pertinentes les NTIC pour l’enseignement, au-delà du gadget. Salustro, apés Microsoft et Oracle : des courriers électroniques compromettants
Au cours de l’hiver 2001-2002, la direction de Vivendi Universal aurait exercé de très fortes pressions sur la direction du cabinet d’audit Salustro-Reydel, pour enjoliver ses comptes lors de la vente de sa participation dans le groupe de communication anglais BskyB. Le chef de la doctrine du cabinet Salustro avait signalé à la Commission des opérations de Bourse (COB) l’existence de dérives comptables lors de l’inscription de l’opération BSkyB dans les comptes de Vivendi Universal. Pour établir les faits, la COB a saisi les courriers électroniques échangés entre les dirigeants de Vivendi Universal et le cabinet Salustro... Selon les courriers électroniques détenus par la COB, les dirigeants de Vivendi Universal auraient adressé, le 1er mars 2002, au cabinet Salustro une série de messages comminatoires : 12 h 04 : Courrier électronique du directeur financier adjoint, Dominique Gibert, s’adresse à Bernard Cattenoz, associé du cabinet Salustro chargé des comptes Vivendi : "Je suis furieux d’apprendre en relisant le mémo de la COB que ces derniers ont reçu un avis de Xavier Paper [chef de la doctrine chez Salustro]. (...) Je souhaite donc que tu m’adresses une copie du mémo de Paper et que tu m’indiques la suite que le cabinet entend prendre pour éviter à l’avenir ce type de problèmes qui peuvent être grandement préjudiciables à VU". A 14 h 13, Courrier électronique de Guillaume Hannezo, directeur financier de Vivendi Universal, à M. Cattenoz : "Nous sommes éventuellement prêts à endurer l’inconvénient d’avoir un de nos deux auditeurs sans aucune reconnaissance internationale alors que l’autre [Andersen] est attaqué. (...) Il y a un vrai problème de fonctionnement du cabinet Salustro et j’espère qu’il y sera remédié au plus tôt d’une manière ou d’une autre." 21 h 11, Courrier électronique de Jean Marie Messier au cabinet Salustro : "Je suis extrêmement choqué d’apprendre tout cela, et cela me pose un vrai problème d’éthique dans le professionnalisme du cabinet Salustro." 3 mars, 21 heures : courrier électronique du président du directoire de Salustro, Jean-Claude Reydel, et de M. Cattenoz à MM. Messier et Hennezo. "Faisant suite à votre mail du 1er mars, nous tenons à vous exprimer nos regrets sur les incidents provoqués par l’un de nos associés. (...) A réception de votre courrier précité, nous avons avancé la réunion du directoire à aujourd’hui dimanche 3 mars. Au cours de cette réunion, le directoire a décidé, à l’unanimité, de suspendre Xavier Paper de sa fonction de directeur de la doctrine, avec effet immédiat."
Andersen avait été accusé d’avoir détruit des tonnes de documents sur papier et des milliers de documents stockés dans les ordinateurs concernant Enron. En mai 2002, les enquêteurs américains avaient récupéré plus de 29 000 dossiers et courriers électroniques détruits ...
Au cours de ses auditions, la commission composée de parlementaires californiens a, notamment, examiné des e-mails, datés de mai 2001, échangés entre des salariés d’Oracle et de son intermédiaire, la société Logicon, qui a participé à la négociation du contrat. (...) Dans ces courriers, ils parlent de la façon dont ils peuvent décrocher le contrat, et des informations qu’il peuvent donner ou non à Kim Heartley-Humphrey, la directrice adjointe des achats du service informatique de l’État. À la lecture des e-mails, le président de la commission a accusé Oracle et Logicon d’avoir "fait partie d’une escroquerie contre l’État de Californie". C’est cet échange d’e-mails qu’il critique, affirmant qu’"ils ont laissé l’État dans le brouillard". zdnet
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