Dès octobre 2002, Capital Stage, un fonds suisse entièrement dédié à ce secteur, devrait conclure un premier " closing " pour un montant de 100 millions d’euros. En France, Emertec, une société de capital-risque gérant jusqu’à présent 20 millions d’euros, se donne un an pour créer un fonds d’amorçage de 40 millions d’euros dédié exclusivement au monde de l’infiniment petit.
Les capitaux-risqueurs sont convaincus qu’elles auront un impact sur l’ensemble des sociétés high-tech, des sciences du vivant aux technologies de l’information, en passant par les matériaux. Bien que le potentiel soit illimité sur le papier, il est trop tôt pour identifier précisément les applications qui découleront de ces technologies.
Pour certains, la route sera longue et le marché n’explosera que dans une décennie. " Le cycle des nanotechnologies se situe entre celui de l’internet et celui des biotechnologies. "
Pour d’autres, les perspectives ne sont pas nécéssairement lointaines : " À un instant T, la recherche rejoint l’industrie. Certaines niches, comme les nanotubes de carbone - ce matériau hyper-résistant de l’avenir - sont mûres, et il est intéressant d’y investir tôt pour réussir les plus forts multiples "
Ce nouvel Eldorado technologique est particulièrement gourmand en cash : il réclame d’importants moyens pour financer les matériels de pointe, la recherche...Aussi, les financiers doivent-ils se préparer à soutenir les start-up d’aujourd’hui sur une longue distance, à financer plusieurs tours de table pour que la technologie se transforme en produit. Ici plus qu’ailleurs, la réussite est liée à l’identification des projets.
Les capital-risqueurs devront recruter des associés avec un background scientifique, comme ils l’ont fait pour les biotechnologies.
Nouvel hebdo