![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Libertés, vie privée, surveillance > Projet de loi "société de l’information" > Faut il légiférer ? | |
|
|
||
|
novembre 1999 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Pour un certain nombre de propositions, le gouvernement n’attend pas la conclusion du "debat global" pour legiferer.
Sous cet angle, la demarche n’est pas si eloignee de celle preconisée par Andre Santini. Le projet de loi n’est pas aussi global qu’il n’y paraît. Le projet de loi ne couvre pas tous les domaines dans lesquels des amenagements legislatifs peuvent ou pourraient s’averer necessaires ... Droit du travail, fonction publique et modernisation du travail administratif ... Cela tient, probablement, a la composition du trinome ministeriel qui a preparé le projet de loi : ministeres de economie, de la culture et de la justice. Un grand "rendez vous legislatif" ? Il y a, il est vrai, quelque chose d’artificiel a rassembler dans un même "paquet legislatif" des textes sur des sujets aussi differents que le droit d’auteur, la gestion des noms de domaines, la protection des données personnelles , l’accès aux décodeurs, la TV numérique ou la lutte contre la criminalité informatique ... Le gouvernement a cependant souhaité rassembler tous ces amenagements dans un "grand rendez vous legislatif", plutot que de soumettre chacun des textes " au fil de l’eau", au gré de leur rythme d’elaboration et de leur degré de maturation. Trois raisons ont pesé pour le "grand rendez vous legislatif"
Le projet de loi "societe de l’information" va egalement innover dans le processus d’elaboration de la loi Il y a classiquement deux etapes dans la production de la loi :
La mise au point du projet de loi "societe de l’information" prevoit une phase intermediaire : la consultation publique La phase technocratique a donné lieu a une "synthese de l’etat des reflexions " (le document d’orientation) et non comme c’est le cas habituellement a un texte "bouclé". C’est cette synthese de l’etat des reflexions " (le document d’orientation) qui est soumise a discussion. Parallement a l’appel a contributions, des responsables des trois ministeres vont organiser des tables rondes et entendre les parties interessées. Cette phase intermediaire va permettre de tester aupres des acteurs et du marché les problématiques, les propositions : la réalité des problemes, la validite ou la faisabilite des reponses juridiques. A partir des points de vue exprimes dans la consultation publique, les trois ministeres vont elaborer les textes qui seront soumis au Parlement. Si la phase intermediaire permet de mieux cadrer les textes, elle peut aussi eclairer la discussion au Parlement ... Un certain nombre de ces sujets sont discutés au plan europeen. Et d’autres sont en discussion avec les americains. Il est essentiel, dans ces discussions internationales, de pouvoir exprimer des positions. Ceux qui "emportent la decision" sont ceux qui ont des choses a dire.
|
||
|
|
||