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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Europe et social-démocraties européennes > Allemagne > Gerhard Schröder : L’objectif c’est "Internet pour tous". | ||
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mercredi 20 septembre 2000 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Le 18 septembre 2000, Gehrard Schröder présentait les grandes priorités de l’initiative "Allemagne 21". Et lançait une campagne publicitaire pour convaincre les Allemands eux-mêmes de se brancher sur l’Internet. Septembre 20000 : L’initiative "Allemagne 21 - En marche vers l’ère de l’information" Lundi 18 septembre 2000, Gerhard Schröder a dévoilé son plan visant à intégrer la connaissance de l’internet dans la culture générale de tous les Allemands. Il a fait de l’accès à l’internet pour le plus grand nombre sa nouvelle priorité. Gerhard Schröder s’est fixé pour objectif d’équiper toutes les écoles et bibliothèques publiques d’Allemagne d’ici à l’année prochaine. "Ces dernières années, on a assisté à l’avènement de l’économie de l’information en tant que secteur économique autonome, employant aujourd’hui quelque 1,7 million de personnes actives. Avec la création de 100.000 emplois ces trois dernières années, c’est le secteur qui a connu les taux de croissance les plus élevés." "L’Allemagne a mis en place une infrastructure moderne et performante pour exploiter au mieux les technologies de l’information et de la communication. Il s’agit à présent de faire le nécessaire au niveau de l’État, du secteur privé et de la société pour que l’Allemagne, qui occupe actuellement un rang moyen dans le monde en ce qui concerne l’application et la diffusion des technologies de l’information et de la télécommunication, passe en tête. " 1) Perfectionner le cadre réglementaire de la société de l’information Nous avons besoin d’un cadre réglementaire adapté aux besoins de la société globale de l’information. Il convient de prendre en compte notamment la rapide expansion des transactions commerciales électroniques et leurs immenses répercussions sur l’exécution des tâches dans les échanges économiques et les entreprises. Dans ce cadre, les questions relatives à la sécurité des TIC, à la propriété intellectuelle et à la protection des données et des consommateurs prennent une importance de premier plan. Il faudra donner la priorité à la définition de règles de portée mondiale pour l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, auxquelles les réglementations nationales devront se conformer. L’Allemagne y fournira à son habitude une active contribution. L’État est ici sollicité, mais aussi le secteur privé par l’instrument de l’autorégulation. 2. Diffuser l’accès à l’Internet Les possibilités d’accès à l’Internet en tant que coeur de la société de l’information doivent être améliorées ; cela inclut les frais d’accès à l’Internet. Cela signifie aussi qu’il faudra continuer à accroître la convivialité et la qualité des produits des technologies de l’information et de la communication. En outre, il faut que des offres novatrices et l’extension des réseaux de communication modernes favorisent l’utilisation et la diffusion des technologies modernes d’information et de communication. 3. Nécessité d’un boom de création d’entreprises Sans un boom durable de créations d’entreprise dans la société de l’information, les objectifs mentionnés ne pourront être qu’imparfaitement atteints. En dépit d’avancées considérables, telles que l’accès au capital risque - il reste encore beaucoup à faire. Un environnement qui accroît la motivation à devenir indépendant est décisif. Cela requiert des initiatives publiques et privées telles que des concours de créateurs d’entreprise ou des parrainages de création par des entreprises. La création de nouvelles entreprises dans le domaine des technologies de l’information et de la communication se traduit précisément par une demande nettement accrue de main-d’oeuvre qualifiée. Le projet de réforme du gouvernement fédéral sur l’imposition des entreprises améliorera les conditions d’ensemble pour les créateurs d’entreprise. 4. Réorientation de l’éducation et de la qualification professionnelle L’importance de l’éducation pour la croissance et les emplois dans la société de l’information apparaît clairement dans la pénurie actuelle de main-d’oeuvre qualifiée dans le domaine de la technologie de l’information. 75.000 emplois ne peuvent être pourvus à l’heure actuelle. La croissance de l’économie de l’information et des branches qui en dépendent en est fortement entravée. Dans le cadre du Pacte pour le travail, l’éducation et la compétitivité, les partenaires se sont déjà mis d’accord sur un grand nombre de mesures destinées à remédier à l’actuelle pénurie de main-d’oeuvre qualifiée dans le domaine de la technologie de l’information et à créer de nouveaux emplois. Le système éducatif n’est pas le seul secteur à être mis au défi par les besoins en main-d’oeuvre qualifiée dans le domaine de la technologie de l’information. Dans presque tous les domaines de la vie, la technologie de l’information prend rapidement de l’importance. Les individus doivent être préparés à cette évolution en acquérant la compétence clé nécessaire. L’État et les entreprises se sont assigné les priorités suivantes : * Toutes les écoles du pays doivent être équipées d’ordinateurs et disposer d’un accès à l’Internet Il s’agit d’organiser de nouveaux partenariats publics-privés ou de renforcer si possible les initiatives déjà prises dans ce domaine, comme les parrainages scolaires, les dons d’ordinateurs appropriés, les avantages accordés aux établissements scolaires et à l’enseignement supérieurs pour l’acquisition d’ordinateurs, l’offre gratuite d’information par les entreprises. * Didacticiels pour les écoles, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur L’État fédéral, en coordination avec les Länder, va soutenir le développement et l’utilisation de didacticiels multimédia. L’objectif visé ici est une mise en oeuvre rapide avec un large impact. Dans ce cadre, il revient une place importante au perfectionnement des méthodes d’enseignement et à la qualification des enseignants. 5. Rôle pionnier de l’État L’État est sollicité à tous les échelons, notamment celui des Länder et des communes, à adapter son mode de fonctionnement aux impératifs de la société de l’information. Dans la mesure du possible, il devrait faire oeuvre de pionnier. Le contact quotidien avec les pouvoirs publics est un point de départ idéal pour accroître l’adhésion sociale aux technologies de l’information et de la communication. Des projets pilotes comme les services électroniques aux citoyens ou les procédures d’adjudication sur l’Internet pour les marchés publics en utilisant des signatures numériques sûres pourraient avoir ici un caractère d’exemple. Suivi Ces objectifs seront poursuivis en partenariat par le gouvernement fédéral et les participants à l’initiative "Allemagne 21 - En marche vers l’ère de l’information". Ils devront être notamment pris en compte dans le plan d’action "Innovation et emplois dans la société de l’information du 21e siècle" que le gouvernement fédéral prépare actuellement et qui sera rendu public en septembre. http://194.94.238.74/franzoesisch/01/0102/ Gerhard Schröder : L’objectif c’est "Internet pour tous". Extraits du discours à la Foire de Hanovre "La politique du gouvernement fédéral visant à promouvoir la société de l’information fait partie de notre stratégie générale de modernisation de l’État et de la société.
Nous avons ainsi posé le cadre nécessaire à la préparation de l’avenir. Notre pays assiste, comme jamais auparavant, à une vague de création d’entreprises.. Cela a d’ailleurs aussi des répercussions sur la "culture d’entreprise" : les hiérarchies horizontales des nouvelles entreprises et le travail d’équipe ont permis de bousculer les vieilles habitudes. Cette évolution profite à tout le monde. Et ce qui suscite le plus mon admiration, ce sont ces jeunes entrepreneurs qui se lancent sans attendre qu’on les aide. Ils comptent sur leurs propres forces et sur leur propre créativité. Ils font moins appel à l’État. À mes yeux, "New Economy" est avant tout synonyme de nouvelle pensée ! Comme on le sait, je n’ai jamais été un grand partisan de la division artificielle de notre économie en "new" et "old" "economy". Ce qui m’impressionne surtout, c’est la capacité de notre économie à très bien se positionner sur le marché international en utilisant de manière optimale les technologies de l’information, que ce soit dans la production industrielle classique, dans la construction mécanique ou le secteur automobile. La progression de l’utilisation d’Internet est beaucoup plus rapide en Allemagne que certains ne le croient. Avec environ 19 millions d’utilisateurs, nous occupons déjà en Europe, en chiffres absolus, une place de premier rang. Comparée à d’autres pays, tels que la Finlande ou la Norvège, dont les offres de communication sont nettement moins compétitives, notre proportion d’utilisateurs par rapport à la population totale gagne du terrain. Dans le domaine des télécommunications, nous continuons à consolider notre excellente position. Le produit élevé de la vente publique des licences UMTS a montré ce que les entreprises attendent des nouvelles technologies en matière de création de valeurs et de perspectives de gain. Dans ce domaine qui revêt une signification absolument stratégique pour l’avenir, les Européens arrivent en tête. Ce sont les autres qui doivent nous rattraper. Nous n’avons pas l’intention de nous reposer sur les succès déjà remportés. L’objectif c’est "Internet pour tous". Ce programme repose sur la conviction que le passage à la société de l’information peut seulement réussir si les nouvelles technologies sont ouvertes à toutes les citoyennes et citoyens de notre pays désireux d’y accéder. L’accès aux nouveaux médias concerne les chances professionnelles et les perspectives d’une large partie de la population. Il ne faut que les moyens financiers ou les aptitudes soient à l’origine de l’exclusion de qui que ce soit. Il ne doit pas y avoir de division entre les "gagnants" et les "perdants" de la société de l’information. Le gouvernement fédéral souhaite que l’Allemagne soit compétitive sur les marchés de l’avenir et sur le marché de l’emploi et - pour m’exprimer en termes olympiques - qu’elle monte sur le podium. http://fr.bundesregierung.de/top/dokumente/Pressemitteilung/ix_18920.htm Août 2000 : Un projet de taxe sur l’utilisation privée d’Internet au bureau L’administration fiscale considère l’utilisation du téléphone au bureau à des fins privées comme un avantage en nature et, de fait, imposable. Le ministère des Finances envisage d’étendre le raisonnement à Internet. L’idée du ministre a vraiment fait sourire dans les milieux politiques et économiques. " Ce projet prouve encore une fois que l’Allemagne n’est pas encore entrée dans l’ère d’Internet ", dénonce Carsten Meincke, responsable d’AOL Allemagne. L’administration fiscale ne sait d’ailleurs pas comment calculer précisément l’avantage financier que retire un Internaute qui utilise son PC professionnel pour réserver un billet de train ou pour faire des courses en ligne. Selon le calcul de la fédération des industries allemandes (BDI), les salariés utilisent Internet au bureau à des fins privées pour une somme maximale de 270 francs par mois. Même le ministère reconnaît que l’utilisation ne dépasse pas 150 francs... dans 99 % des cas. La BDI estime que les coûts administratifs seront quatre fois plus élevés que les rentrées fiscales... Le ministre de l’Economie a tres vite fait marche arrière après le tollé qu’il a déclenché. Juillet 2000 : Le ministère allemand de la Justice envisage des taxes sur les ordinateurs et les modems au nom du respect des droits d’auteur. À la fin du mois de juillet, les fonctionnaires du ministère des Finances avaient imaginé une taxe sur l’utilisation privée d’Internet sur le lieu de travail. Devant la complexité du processus et la levée de boucliers des milieux politiques et économiques, le ministre avait rapidement fait machine arrière. Le ministère de la Justice envisage, de son côté, une taxe sur les ordinateurs, les modems, les téléphones portables WAP ou les prises ISDN pour étendre l’assiette des droits d’auteur La loi de 1965 sur les droits d’auteur prévoyait une taxe sur les cassettes audio et vidéo, les magnétoscopes ou les photocopieuses. Avec le développement d’Internet et des nouvelles technologies, le ministère de la Justice, estime que cette taxe doit aussi s’étendre aux ordinateurs, aux modems, aux téléphones portables WAP ou aux prises ISDN, entre autres. Ce projet est loin de faire l’unanimité. "Si cette taxe entre en vigueur, les entreprises du secteur seront soumises à près d’un milliard de marks de charges supplémentaires", estime la Fédération des entreprises des télécommunications et des nouveaux médias (BITKOM). Selon lui, cet impôt pourrait conduire à des augmentations de prix frisant les 30 % sur certains produits. La taxe ne devant s’appliquer qu’aux produits vendus en Allemagne, le projet pourrait favoriser les achats transfrontaliers, voire encourager la délocalisation de certaines entreprises. "On nous demande d’être compétitif sur le plan international et on veut ensuite nous imposer une taxe qui va à l’encontre de toute logique économique", déclare-t-on chez Les partenaires écologistes du SPD soulignent les contradictions entre ce projet de taxe et les déclarations de Gerhard Schröder sur la modernisation de l’économie allemande et le nécessaire "rattrapage" du pays dans le domaine de l’Internet. La " nouvelle économie " pourrait engendrer 750 000 emplois supplémentaires Selon le gouvernement fédéral et les instituts de conjoncture économique, la diffusion et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication pourraient permettre de créer environ 750 000 emplois supplémentaires d’ici la fin de la décennie. Dès cette année, le nombre de travailleurs employés dans ce secteur devrait augmenter de 80 000, c’est-à-dire pratiquement doubler. Selon M. Werner Müller, ministre fédéral de l’Économie et de la Technologie, lors de la présentation du " Rapport économique 2000 " du gouvernement fédéral, le Net offre des perspectives de croissance et d’emploi favorables, tout en diminuant les risques d’inflation. Pour l’année en cours et pour l’année prochaine, le gouvernement fédéral s’attend à une croissance économique de l’ordre de trois pour cent au moins. L’Allemagne est donc aussi bien placée que les États-Unis en matière de croissance. L’année dernière, le marché allemand des technologies de l’information et de la communication a progressé de 9,6 pour cent - soit bien plus que la moyenne des autres secteurs - à près de 214 milliards de marks. Pour l’an 2000, l’association de branche compétente prévoit un volume de 234 milliards de marks. Dans cinq ans déjà, le chiffre d’affaires de ce secteur devrait dépasser la barrière des 300 milliards de marks. En 1999, le commerce de détail allemand affichait un chiffre d’affaires approximatif de 2,5 milliards de marks via l’Internet, ce qui ne représentait pas plus de 0,25 pour cent de son chiffre d’affaires total. La principale association de ce secteur en Allemagne estime que le chiffre d’affaires via l’Internet devrait atteindre 22 milliards de marks en 2001. Autre facteur de croissance : la chute des prix sur les marchés des télécommunications entraîne une forte augmentation du nombre des utilisateurs du Web en Allemagne. L’année dernière, la tarification Internet a baissé de huit à trois pfennigs la minute (tarif fort) tandis que le nombre des utilisateurs doublait pendant la seconde moitié de l’année, atteignant ainsi près de 16 millions. Alors que le chiffre d’affaires du téléphone mobile atteignait déjà 31 milliards de marks l’année dernière, l’association de branche prévoit pour l’année prochaine un chiffre d’affaires de 47 milliards de marks. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication simplifient aussi les processus administratifs. Elles permettent d’optimiser les procédés de fabrication et offrent des canaux d’achat et de vente entièrement nouveaux. Le Net améliore en outre la transparence des marchés, il les agrandit et il contribue à l’uniformisation des prix. Il renforce la concurrence et la nécessité de s’adapter tout en faisant baisser les prix et en réduisant les risques d’inflation. D’un point de vue macroéconomique, la " nouvelle économie " offre donc des perspectives favorables de croissance économique et d’emploi. 83 pour cent des entreprises connectées à l’Internet ont leur page Web. Les entreprises des secteurs commercial et tertiaire en particulier ont choisi de se présenter et d’offrir leurs produits via l’Internet. 24 centres régionaux d’excellence en commerce électronique, spécialisés dans les activités d’information et de conseil aux PME, proposent des colloques, des formations et des présentations de produits et de services ainsi qu’une assistance-conseil personnalisée. Avril 2000 : Un portable pour chaque écolier ? A l’occasion d’une conférence de presse tenue, en avril,, Mme Edelgard Bulmahn, ministre de l’Education et de la Recherche a annoncé l’intention du gouvernement de mettre un ordinateur portable à disposition de chacun des 10 millions d’écoliers d’ici à 2006. Par ailleurs, chacune des 44 000 écoles devrait être raccordée à Internet d’ici à la fin 2001. Actuellement, seules 12 000 d’entre elles ont accès au Web. Les bibliothèques publiques se verront attribuées des fonds pour se brancher, elles aussi, sur le Net. Le coût total est estimé à près de 80 milliards de marks (environ 268 milliards de francs). Pour financer les mesures annoncées, Mme Bulmahn en appelle au partenariat entre l’Etat fédéral, les Länder et les communes, et les entreprises privées. Dans un premier temps, 750 millions de marks (environ de 2,5 milliards de francs) seront débloqués sur la période 2001-2004, afin de pouvoir mettre en place pour les enseignants des formations à Internet. L’opposition dénonce un plan de financement flou et qui repose principalement sur un fort engagement du secteur privé. Par ailleurs, de nombreux commentateurs rappellent que l’idée de brancher les écoles allemandes sur Internet est une vieille idée qui met beaucoup de temps à se concrétiser. (Jürgen Rüttgers, le prédécesseur de Mme Bulmahn, en avait déjà fait son objectif en lançant l’association " Les écoles sur le Réseau ", avec le soutien de Deutsche Telekom et d’AOL en 1996. Sans grand résultat). Outre le problème du financement des infrastructures, le manque de connaissances de base des enseignants constitue un autre obstacle majeur. L’institut d’études sur le développement scolaire fait ainsi remarquer que seul un professeur sur deux utilise le Net dans son enseignement. Une étude réalisée par la Fondation Bertelsmann montre même que seul un enseignant sur cinq dispose des connaissances de base pour surfer. Enfin, un enseignant sur trois a plus de 50 ans, ce qui tendrait à expliquer l’attitude réservée du corps enseignant vis-à-vis des nouvelles technologies. http://www.01net.com/rdn ?oid=116786&rub=1651 Février 2000 : Gerhard Schröder annonce l’octroi de 30 000 visas spéciaux à des informaticiens étrangers Le chancelier a posé comme condition que les entreprises allemandes du secteur fassent tout leur possible pour participer à la qualification des chômeurs allemands. Mais il a cédé à la Fédération des entreprises informatiques (BITKOM) qui réclamait à cor et à cri que l’Allemagne suive "l’exemple des États-Unis" en accordant " 30 000 visas pour des techniciens spécialisés ". L’octroi de 30 000 visas spéciaux ne comblera en tout état de cause que partiellement le manque de main-d’oeuvre que la Fédération des entreprises informatiques évalue dans l’immédiat à 75 000 emplois. D’ici à 2003, la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée pourrait s’élever à 300 000 personnes, selon la Fédération. Un chiffre jugé élevé par l’Office du travail, qui ne livre pas de statistique, mais souligne que plus de 30 000 personnes qualifiées dans la branche informatique sont au chômage. Pour Gerhard Schröder, il serait préférable de "former des personnes qui ont perdu leur emploi en leur donnant une chance d’en retrouver un autre dans le secteur des technologies de l’information et de la communication ", une industrie qui pesait plus de 100 milliards d’euros (1444 milliards$ CA) en 1999, soit une expansion de 9,6% en un an. Le gouvernement a récemment décidé d’augmenter le nombre de formations dans cette branche de 5 000 à 35 000 par an jusqu’en 2003, soit un investissement annuel de 500 millions d’euros (724 millions$ CA). Voir : Lettre de temps reels 24 Fevrier 2000 : "L’Allem@gne se met en ligne". Deutsche Télékom et le gouvernement fédéral proclament l’an 2000 Année de l’Internet, avec pour devise "l’Allem@gne se met en ligne". Une multitude de forfaits et d’offres accompagnent cette proclamation. Dès le premier semestre 2000, DT propose un tarif forfaitaire qui permettra d’accéder à Internet sans limite de temps pour 100DM par mois, environs 330 francs. Il inclut l’ensemble des communications téléphoniques ainsi que les connexions Internet. Une autre offre permettra aux utilisateurs de surfer et de téléphoner tous les dimanches du mois en payant un forfait de 5DM, environs 17 francs par mois. Des baisses de prix massives concerneront aussi les offres d’abonnements ADSL. Deutsche Télékom propose d’équiper gratuitement l’ensemble des quelques 44.000 écoles allemandes d’une ligne RNIS et d’un accès à T-Online, le fournisseur d’accès de DT. Les écoles ne devront payer ni le coût des communications téléphoniques ni celui de la connexion à Internet. Elles disposeront chacune d’un site et pourront créer jusqu’à 10.000 boîtes à lettres électroniques. Une offre forfaitaire est même prévue pour les élèves qui se connectent de chez eux, qui pour 1DM (3.3 francs) par jour pourront surfer à volonté l’après-midi entre 14.00h et 18.00h. La Deutsche Post fournira un service e-mail gratuit La Deutsche Post annonce qu’elle proposera aux Allemands des adresses de courrier électronique gratuites. Elle créera un centre de gestion des e-mails qui sera accessible via des portails tels que AOL ou T-Online. La poste allemande prévoit aussi de lancer un service grâce auquel les entreprises pourront lui envoyer des messages e-mail qu’elle imprimera et acheminera comme des lettres conventionnelles 1999 : " Innovation et emplois dans la société de l’information au XXIe siècle " Le gouvernement présente un programme d’action gouvernemental. Objectif : faire du pays le leader européen de la société de l’information. "L’Allemagne doit s’assurer une position dominante en Europe dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Pour réaliser cet objectif, le programme d’action du gouvernement fédéral fixe tout un ensemble d’actions et d’orientations ; tous les groupes sociaux sont invités à participer à l’avènement de la société de l’information. Le gouvernement fédéral débloquera 3 milliards de marks jusqu’en 2005". Objectifs
Les ministères fédéraux de l’Économie et de la Technologie, et de l’Éducation et de la Recherche sont invités à rendre compte début 2002 en conseil des ministres de l’état d’avancement du programme d’action. 10 novembre 1998 : déclaration gouvernementale du 10 novembre 1998 Le chancelier fédéral M. Gerhard Schröder qualifie de cruciale pour l’avenir la participation active des citoyens à la société de l’information. Le secteur de l’information et de la communication représente un potentiel de 350 000 nouveaux emplois d’avenir.
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