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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Travail, technologies et systèmes d’information > Réduction du temps de travail > Des logiciels pour gérer les 35 heures... | ||
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novembre 1999 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Les difficultés de transcription de l’accord des 35 heures en dispositif juridique en font oublier une autre de taille, qui risque d’occasionner des surcoûts importants : les systèmes d’information de la fonction ressources humaines (SIRH) en place ne sont, en général, pas assez sophistiqués pour absorber la couche supplémentaire de compteurs de temps individuels, de simulation et de planification des ressources générée. Autant les partenaires sociaux s’accordent à mettre au point l’accord idéal, autant fort peu prévoient pratiquement sa transposition informatique. Et leur imagination en termes de durée hebdomadaire ou mensuelle, de calcul de récupération, de cumuls compensateurs, voire de paiement des heures supplémentaire est inépuisable : il suffit de lire le texte des accords déjà signés. En étudiant 80 accords déjà signés, la SSII ADP-GSI a identifié quatorze formules d’organisation du temps de travail, depuis la plus simple (journée fixe de sept heures) jusqu’aux plus élaborées, avec une répartition sur plusieurs années. Bien des points restent flous, car cette question d’intendance n’a été traitée ni par la loi, ni par les accords de branche, ni par les accords d’entreprise. Les couts de mise en œuvre varient essentiellement en fonction du nombre de personnes concernées. Pour une entreprise d’environ 1 000 personnes, le budget sera compris entre 1 million et 3 millions de francs en moyenne, mais les plus grands projets actuels atteignent 100 millions de francs. Comme pour les progiciels de gestion intéégrée, pour 1 franc investi en logiciel, il faudra investir en moyenne 3 francs de services - essentiellement de l’intégration et de la conduite du changement. Les éditeurs d’outils d’organisation des temps se disent prêts pour les 35 heures. L’échéance des 35 heures étant purement française, plusieurs éditeurs de progiciels intégrés internationaux comme SAP ou PeopleSoft ont donné la priorité à d’autres échéances tout en continuant à faire confiance pour la paie à leurs partenaires français. Les logiciels de planification et de simulation seront mis à profit en phase de négociation.
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